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The Cure › Wild mood swings

cd • 14 titres

  • 1Want
  • 2Club America
  • 3This is a lie
  • 4The 13th
  • 5Strange attraction
  • 6Mint car
  • 7Jupiter crash
  • 8Round & round & round
  • 9Gone !
  • 10Numb
  • 11Retun
  • 12Trap
  • 13Treasure
  • 14Bare

enregistrement

St Catherine's Court, Avon, Haremere Hall, Sussex, Angleterre

line up

Perry Bamonte (guitare, basse 6 cordes), Jason Cooper (batterie, percussions), Sue Dench (alto), Simon Gallup (basse), Sid Gauld (trompette), Will Gregory (saxophone), Roger O'donnell (clavier), Audrey Riley (violoncelle), Steve Sidwell (trompette), Robert Smith (chant, guitare, basse 6 cordes), Chris Tombling (violon), Léo Payné (violon), Richard Edwards (trombone), John Barcley (trompette), Jesus Alemany (trompette), Steve Dawson (trompette)

remarques

chronique

Styles
pop

Eh bien oui, j'ai fini par l'acheter, ce fichu 'Wild Mood Swings' ! Je me suis dit qu'il était peut-être temps de lui redonner sa chance après toutes ces années; ça avait fonctionné avec 'Wish' après tout... Résultat des courses, je ne change pas d'avis, c'est vraiment le pire album des Cure. Le premier point qui le rend indigeste est son abus de cuivres, qu'il s'agisse des trompettes mexicaines de 'The 13th', du jazz commercial de 'Gone!', sans oublier la pop insipide de 'Return'. C'est léger, creux, inconsistant... Au moins, 'The 13th' malgré un départ atroce (on songe à 'Guantanamera', vous vous rendez compte ?) évolue-t-il vers quelque chose de décalé sur le refrain; c'est pas le paradis mais après quelques écoutes, on parvient même à y prendre un certain plaisir kitsch. Le second point est la voix de Robert Smith, souvent aiguë, et donc insupportable sur plusieurs chansons ('Round & round & round', 'Trap', 'Strange attraction'). Dernier élément enfin, c'est un disque bien léger, sautillant, que nous livrent ici les Anglais, très pop mais pas dans le bon sens du terme. Nous sommes loin des belles mélodies de 'Kiss me kiss me kiss me' dont 'Wild mood swings' semble la compilation des chutes ratées, la plupart des compositions suscitent surtout l'ennui et on remercie la touche 'next' sur la platine cd. Nous voilà donc partis pour un 2 afin de sanctionner cette bouse fadasse... En fait, je n'ai pas tout dit encore car il faut compter avec le superbe 'This is a lie', le morceau le plus triste de l'album, sorte de valse cabaret mélancolique sur lit de violons. De mon point de vue, il vaudrait à lui seul l'achat du disque et tranche totalement avec l'ambiance générale, rappelant fort à propos que Robert Smith et ses gars ont quand même du génie. Ne soyons pas vaches, 'Want', bien qu'assez banal dégage ce charme langoureux typique de l'époque 'Wish', pareil avec la pièce de clôture, 'Bare', m'évoquant curieusement des échos de Pink Floyd. Bien sûr, on prêtera une oreille discrète à 'Club America', 'Numb' finira pas trouver grâce de par ses vapeurs cotonneuses mais doit-on en être réduit à donner un coup de pouce à un groupe ayant pondu tant de disques géniaux ? On cherche ce qui peut être sauvé parce que toute de même, ce sont les Cure... Eh bien non, les Cure ont tenté, les Cure ont perdu ; ils ont voulu se faire plaisir ? Super ; ça ne me plaît pas à moi et je me montrerai impitoyable bien que sans 'This is a lie' (quel bel air!), le vote eût été plus facile. Qui aime bien, châtie bien. 2,5/6

note       Publiée le dimanche 21 février 2010

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notes

Note moyenne        19 votes

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SEN › vendredi 11 septembre 2020 - 19:19  message privé !

Bon tout fan de cure c'est qu'il faut se méfier avec les annonces de Robert Smith mais voilà la dernière en date Twillight : “L'idée cette année était de terminer l'album que nous avons commencé à enregistrer l'année dernière, de terminer mon album solo et de finir de numériser des décennies d'archives dans le but de faire ce film sur l'histoire du groupe avec Tim Pope”. Il a également expliqué que le tube de Gorillaz avait été mis en boîte à la période durant laquelle il finissait un morceau avec son groupe long de “10 minutes de malheur et de morosité intense”.

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Richard › vendredi 11 septembre 2020 - 05:36  message privé !

On se contentera (façon de parler) du dernier morceau de Gorillaz sur lequel Smith vient pousser la chansonnette...

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Twilight › jeudi 10 septembre 2020 - 23:46  message privé !
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hihihihihihi, ça fait trente ans qu'il annonce son album solo. On va pouvoir prendre les paris, sortira-t-il un jour ?

GrahamBondSwing › jeudi 10 septembre 2020 - 22:44  message privé !

C'est une idée étrange de vouloir se réécouter toute la discographie d'un groupe, si on y réfléchit bien... Donc voilà, quand je me suis dit il y a 2 semaines que j'allais réécouter tous les albums de Cure (on va dire "Studio" dans un premier temps), je le savais très bien qu'à un moment, il faudrait faire play sur l'album Jaune, c'est pas une surprise non plus... Ce Wild Mood Swings, plusieurs jours qu'il est au frais, pas débouché, les excuses manquent pas bien sûr, mais onvapasmentir y avait pas comme une envie folle, bref mes oreilles étaient toutes molles. Et aujourd'hui Robert nous annonce un nouvel album (pour bientôt ?) et un disque... solo ! Quel ingrat je suis, alors, pour faire pénitence, j'ai écouté en premier, oh non pas les meilleurs morceaux (bien trop facile) mais les plus fades, les moins marquants. Et franchement, il y a pire dans la vie. Et puis ensuite, c'est quand même très rigolo d'entendre The Cure jouer El Mariachi (the 13th), ils le font avec coeur, sincérité et talent comme tout ce qu'ils font.

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Richard › dimanche 30 octobre 2016 - 06:53  message privé !

Fat Bob ne voulait plus être enfermé dans cette caricature de mal être et de spleen adolescent. Il voulait des ambiances mexicaines, des oiseaux qui chantent, un soleil rayonnant...L'intention était présente, le résultat fut bancal. Les couleurs estivales n'étaient pas pour The Cure cette fois ci encore.

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