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John Coltrane › Olé

cd • 3 titres • 36:48 min

  • 1Olé18:14
  • 2Dahomey Dance10:55
  • 3Aisha7:39

informations

Atlantic Recording Studios, New York, USA, 25 novembre 1960

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

line up

John Coltrane (saxophones ténor et soprano), Steve Davis (contrebasse), Eric Dolphy (sous le nom de George Lane) (flûte, saxophone alto)), Freddie Hubbard (trompette), Elvin Jones (batterie), McCoy Tyner (piano), Reggie Workman (contrebasse)

chronique

jazz / jazz modal / hard bop > jazz modal

Dernier disque pour Atlantic, "Olé" représente beaucoup de choses. Les sessions d'enregistrement de l'imposant "Africa/Brass" qui apparaîtra sur Impulse! la même année se préparent déjà, avec une formation élargie, quand Coltrane décide de jeter ses dernières forces dans l'enregistrement du présent disque. Sauf comparaison outrancière, on pourrait dire de ce "Olé" qu'il est à Coltrane ce que "Sketches of Spain" fut à Miles Davis. Un album au lyrisme à fleur de peau, renforcé par une foule d'invités qui en fait le frère siamois d'"Africa/Brass". Outre les membres réguliers du quartette, on trouve George Lane à la flûte, Freddie Hubbard, décidément dans tous les bons coups, à la trompette, Reginald Workman, essentiel, qui vient doubler les lignes de contrebasse de Steve Davis à l'archet, et surtout le fabuleux Éric Dolphy au saxophone alto, bien que non crédité sur le pressage d'origine. "Olé", la plage titre, fait partie de ces voyages mélancoliques et douloureux qui empruntent leurs structures à une certaine forme de jazz modal d'inspiration orientale. "Dahomey Dance" et "Aisha" ne faiblissent pas et portent en eux les mêmes splendides symptômes. Les textures sont démultipliées, les rythmiques dépassent le cadre du hard bop pour afficher une complexité nouvelle. Le jazz avance, progresse. Et Coltrane s'en fait le porte drapeau. On sent qu'avec ce nouveau disque, le quartette de Coltrane a franchi très clairement un nouveau palier, qu'il va s'employer à extrapoler sur Impulse! pour déboucher sur le fabuleux "A Love Supreme". Mais chaque chose en son temps. Pour l'heure, j'invite ceux qui l'ignorent à savourer ce disque à la petite cuillère.

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le jeudi 1 août 2002

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Note moyenne        51 votes

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Désolé pour la pique (sans malice, aucune). Je sais que l’on considère souvent « A Love Supreme » (et Crescent dans une certaine mesure) comme pilier du Spiritual-Jazz. Outre le fait que j’ai toujours eu un doute sur le style lui-même comme étant si affirmé (Ptah The El-Daoud étant peut-être un des exemples « brut »), c’est justement à la période Olé/Africa Brass allant jusqu’au live au Village que Coltrane colle, par moments, le plus à cette définition. Que l’on puisse souvent trouver une dimension spirituelle à son jeu ne l’a pas souvent limité au style en soi.

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Indusfreak Envoyez un message privé àIndusfreak

Oups, c'était les années 60, je me donnerai dix coups de fouet ! p.s. je croyais que Coltrane adoucissait les mœurs... ça doit être l'effet "free" qui fait serrer les dents. Ca m'a fait cet effet-là aussi quand j'en écoutais de trop, c'est pour ça que j'en écoute moins, du coup !

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jacques d. Envoyez un message privé àjacques d.

the Father, the Son... and the Holy Ghost, celui-ci expliquant ceux-là à moins que ce ne soit l'inverse, allez savoir avec cette Great Black Music fortement teintée de the Magic of Ju-Ju ! Faisons tourner les tables en 33 tours.

Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
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ON laisse les gens commenter sans se prendre des vannes agressives, merci.

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

C’est vraiment de l’ordre du « spiritual », les disques des années 70 d’un mec mort en 1967.

Message édité le 31-03-2026 à 13:23 par Coltranophile

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