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Coltrane (john) / Cherry (don) › The avant-garde

5 titres - 36:15 min

  • 1/ Cherryco (6:47)
  • 2/ Focus on Sanity (12:15)
  • 3/ The Blessing (7:53)
  • 4/ The Invisible (4:15)
  • 5/ Bemsha Swing (5:05)

enregistrement

Atlantic Studios, New York City, USA, 28 juin et 8 juillet 1960

line up

Ed Blackwell (batterie), Don Cherry (trompette), John Coltrane (saxophones soprano et ténor), Charlie Haden (contrebasse)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop > free jazz

Peut-être qu'en fin de compte le seul intérêt véritable de cette rencontre improbable est il pour l'amateur d'entendre John Coltrane se frotter à quelques compositions signées Ornette Coleman. Programme on ne peut plus alléchant. Ainsi, "Focus on Sanity", "The Blessing" et "The Invisible" permettent très clairement de mesurer la différence qui sépare le théoricien du musicien en terme de possibilité technique. Fatalement, Coltrane va plus loin car, non seulement, il en est capable mais c'est surtout là sa motivation première. Sa quête de dépassement de soi ne donne pourtant pas les résultats explosifs escomptés, malgré encore de très belles interventions au soprano, d'autant plus qu'il se retrouve ici secondé par un backing band (Ed Blackwell et Charlie Haden) en toute logique plus fidèle au maître qu'aux exécutants eux-mêmes... Mais peut-être est-ce là aussi une occasion pour Don Cherry de briller un peu plus, relevant le défi de se mesurer à un souffleur étalon à qui il ne risque pas de faire de l'ombre cette fois-ci. Et en effet, Don Cherry se montre en toute grande forme. En toute honnêteté, parce qu'il est dans son élément, face à un matériel qu'il connaît du bout des doigts, ce disque devrait être attribué à lui seul. "The Avant-Garde", album au titre finalement assez trompeur, ne sortira pourtant qu'en 1966, autrement dit six ans après le déroulement des sessions d'origine, en 1960, à une époque où Don Cherry et John Coltrane étaient encore sous contrats chez Atlantic. Faut-il y voir un avoeu à peine camouflé de la maison de disque quand à la qualité toute relative de cette collaboration unique ? Seule la notoriété acquise par la suite par les deux hommes a vraisemblablement justifié la commercialisation de cet enregistrement. Forcément décevant à cause de l'affiche mais pas totalement dépourvu d'intérêt pour autant.

note       Publiée le vendredi 25 novembre 2005

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Coltranophile › vendredi 6 février 2009 - 15:36  message privé !

Tiens, bien avant les sessions "Love Call/New York Is Now", on avait déjà le concept en inversé, soit cette fois-ci Coltrane avec la bande à Ornette. Et bizarrement (ou peut-être pas bizarrement du tout, finalement), le résultat est un peu du même genre à cela près qu'il s'en dégage un petit plus en terme d'intensité sans que la musique ne s'épanouisse réellement. Comme quoi, sans alchimie, il ne sert à rien de faire jouer ensemble de grands musiciens. On pourrait même aller jusqu'à penser que c'est une certaine alchimie qui fait naître les grands musiciens.