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John Coltrane › Interstellar space
informations
Rudy Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 22 février 1967.
La réédition cd comporte deux titres bonus : "Leo" (10:56) et "Jupiter Variation" (6:43) portant la durée totale du disque à 54:06.
line up
Rashied Ali (batterie), John Coltrane (saxophone ténor, clochettes)
chronique
Même depuis les étoiles John Coltrane aura réussi à nous offrir encore un ultime chef-d'œuvre. Reconnu par le plus grand nombre comme un des disques jazz les plus influents de ces trente dernières années, le dernier peut-être à avoir précipité le free dans une forme de post modernité, il aura pourtant fallu de nombreuses autres années avant que le label Impulse! ne se risque à en diffuser la bonne parole de par le monde. Le temps peut-être pour les auditeurs de se familiariser avec un langage débarrassé de tout apparat. En un sens, heureusement que le "For Alto" de Anthony Braxton a déblayé le terrain, arrivant à point nommé pour faire sauter les dernières barrières d'une grille mentale collective trop restrictive dans ses choix. Comptant parmi une des sessions les plus tardives données par John Coltrane, cette unique date de 1967 ne recevra les honneurs d'une publication officielle que sept années plus tard ! Album déroutant que ce "Interstellar Space" et pourtant si fascinant, avec sa mythologie intergalactique qui ferait presque rentrer en collision les mondes colorés de Holst et Sun Ra. Avec aussi l'austérité de son décor pourtant tapissé de poussières d'étoiles nécessitant tout de même un gros effort de la part de l'auditeur afin d'être collectée. Loin de moi l'idée de vouloir dénigrer le travail et le style inégalable de Elvin Jones mais, on s'en souvient, en dépit d'un presque prémonitoire "Vigil" en duo, et du reste plutôt réussi, apparu sur des disques comme "Kulu Sé Mama" et "Transition", "Interstellar Space" n'aurait jamais pu voir le jour si Coltrane n'avait pas été dégoter ce diable de Rashied Ali. Selon les propres termes du saxophoniste, Ali n'est pas polyrythmique comme son prédécesseur, mais multidirectionnel. Si le pouls bat toujours, et plus intensément que jamais, c'est l'absence de swing évident qui permet à Coltrane de faire sauter le dernier verrou et, dans une dernière explosion où le don de soi prend des proportions sacrificielles, atteint le firmament pour, cette fois, ne plus jamais le quitter.
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commentaires
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- Tamerlan › Envoyez un message privé àTamerlan
Le chroniqueur omet une chose : il restait bien encore un dernier verrou à faire sauter, celui de la pulsation elle-même. Je suis quasiment sûr que Coltrane aurait fini par jouer seul et enregistrer son "for alto" à lui (qui serait devenu "for ténor and soprano"), devançant donc Braxton.
Message édité le 05-06-2024 à 23:51 par Tamerlan
- Dioneo › Envoyez un message privé àDioneo

La Horde dit : NON.
- nicola › Envoyez un message privé ànicola

Fa.
- fonfongre › Envoyez un message privé àfonfongre
Kronh, une note ?
- Klarinetthor › Envoyez un message privé àKlarinetthor

Les notes, c'est principalement pour rassurer les parents.
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