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John Coltrane › Live at Birdland

  • 1963 - Impulse!, IMP 11982 (1 cd digipack)

5 titres - 36:15 min

  • 1/ Afro Blue (8:07)
  • 2/ I Want to Talk About You (8:11)
  • 3/ The Promise (8:06)
  • 4/ Alabama (5:10)
  • 5/ Your Lady (6:41)

enregistrement

Birdland, New York City, USA, 6 mars 1963 et Rudy Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 18 novembre 1963

line up

John Coltrane (saxophones soprano et ténor), Jimmy Garrison (contrebasse), Elvin Jones (batterie), Mccoy Tyner (piano)

chronique

Styles
jazz
jazz modal
Styles personnels
jazz modal > freeform

Similaire dans son agencement à "Impressions", "Live at Birdland" propose trois titres en concert et deux inédits studios. Ça commence par les habituels standards, la plage dédiée au soprano ("The Promise") et les deux courts inédits réglementaires issus des sessions studios. Rarement cité parmi les meilleurs publications du saxophoniste, ce "Live at Birdland" souffre, comme beaucoup d'autres, du poids historique dont s'est chargé "A Love Supreme". Et il est préjudiciable de penser qu'un disque, un seul, aussi emblématique soit-il, puisse suffire à définir la musique d'un artiste. On n'écoute pas le jazz comme on écoute de la musique rock ; il n'y a aucune raison ni de se livrer au jeu des sept différences ni d'aller chercher la faille qui donnerait l'avantage à l'un ou l'autre disque. Tout est question d'engagement. Et ici plus qu'ailleurs. À ce stade, on peut entendre très nettement que Coltrane a sauté une étape ; pour s'attaquer aux standards, désormais il se passera de gants. "Afro Blue" s'apparente à une longue séance de torture dont la sournoiserie extrême finit par devenir intolérable auprès du bourreau lui-même. Même chose pour "I Want to Talk About You" où, en bout de course, Coltrane ne juge déjà même plus nécessaire d'être accompagné par le reste de son groupe... Dolphy, le free, toutes ces choses qui circulent dans les airs ont fini par avoir raison de Coltrane qui veut pouvoir voguer librement d'un genre à l'autre sans se soucier des latitudes. La musique de Coltrane est belle mais de ces beautés trop irréelles qui engendrent la violence. Pour conclure, des deux inédits studio, "Your Lady", dédié à celle qui s'appelle encore Alice McLeod, et "Alabama", c'est ce dernier qui paraît le plus singulier ; en effet, le mémorable arrêt qui intervient à la troisième minute pour reprendre le thème principal presque aussitôt est en réalité le résultat d'un mixage malheureux où les deux prises du même titre ont été enchaînées par inadvertance. Les erreurs ont souvent été à l'origine de grands bouleversements...

note       Publiée le vendredi 25 novembre 2005

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SEN › jeudi 28 juin 2018 - 21:05  message privé !

ah merde j'ai pré-co la version simple moi ! Mais putain c'est totalement stupide ces sorties en double versions !

Klarinetthor › jeudi 28 juin 2018 - 16:02  message privé !

j'ai une bonne impression (ahem) après une écoute (de la version longue, attention, il y a une version courte 1 CD). Ces Untitled, certaines Impressions, One up one down. A l'inverse Villa et le Slow blues m'ont paru moins intéressantes.

Note donnée au disque :       
bubble › mercredi 27 juin 2018 - 21:59  message privé !

https://www.fip.fr/actualites/l-album-perdu-de-john-coltrane-32940

Klarinetthor › dimanche 12 novembre 2017 - 20:56  message privé !

Un indispensable de cette période. ça joue très juste, et rarement hors des clous malgré les moments d'expérimentations bien précis et poussés (le solo de Saint Coltrane seul sur I want to talk about you). Afro blue se pose là, est moins développée qu'Olé ou My favorite things, mais n'en est que plus efficace. Elvin Jones est incroyable sur Your Lady. Meme si c'est encore et toujours Van gelder à la baguette (aux boutons, pardon), on n'a pas ce coté chamber jazz de certains Blue Note et toujours une belle chaleur sonore. Enfin Alabama... Un des titres les plus connus de Coltrane mais aussi des plus discrètement placés sur sa discographie. Je crois tout à fait à l'histoire de l'erreur au montage, à propos du thème qui revient brusquement, trop vite. Quand on est devant la partition, qu'on enchaine la pièce il y a vraiment quelque chose de bizarre, une rupture incroyable. J'aimerais penser que quelqu'un écrit de la musique aussi belle en ce moment en relation au 13 novembre 2015.

Note donnée au disque :       
darkmagus › vendredi 22 mars 2013 - 14:57  message privé !

Alabama, le « strange fruit » de Coltrane, hallucinant de désespoir.

Note donnée au disque :