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John Coltrane › A Love Supreme

  • 1965 • Impulse! IMP 11552 • 1 CD digipack

cd • 4 titres • 33:04 min

  • 1Part I : Acknowledgement7:47
  • 2Part II : Resolution7:25
  • 3Part III : Pursuance10:44
  • 4Part IV : Psalm7:08

enregistrement

Rudy Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 9 décembre 1964

line up

John Coltrane (saxophone ténor), Jimmy Garrison (contrebasse), Elvin Jones (batterie), Mccoy Tyner (piano)

remarques

chronique

Styles
jazz
jazz modal
Styles personnels
jazz modal > freeform

Le disque jazz le plus célèbre de tous les temps n'est pas un album, mais un temple. Et dans ce temple résonnent encore les échos d'une prière qui a fait tourner la tête de nombreux pêcheurs et qui continue encore de nos jours à convertir un grand nombre de brebis galeuses. En grand sage, John Coltrane ne s'est jamais laissé dépasser par les événements. Souvenez-vous du sombre "Crescent". Le cri était déjà là mais la chair humaine se sentait peut-être encore trop faible que pour copuler avec l'éther. Mais pouvait-il seulement se douter que ce disque de rien allait bientôt devenir une Bible que tout un chacun serait à même de pouvoir en tourner les pages avec la plus grande des fébrilités ? L'art de Coltrane se révèle ici par sa désarmante simplicité ; techniquement toujours sur la brèche, bien décidé à tirer le meilleur parti de cette extension de lui-même qu'il tient à bout de bras, la musique de cet homme simple qui revient de nulle part s'extirpe d'un brouillard tenace érigé par quatre simples notes et devient, comme par enchantement, sous les assauts appliqués et répétés d'un groupe qui ne parle que d'une seule voix, un parterre de possibilités quasi illimitées qui va pousser la complexité harmonique dans ses derniers retranchements. Mais John Coltrane n'est pas seulement le gardien de ce temple. Il en est aussi le souffle. Avec de telles perspectives, il explose l'échelle de l'expressivité et ce sont alors Parker, Coleman et Rollins qui ne font plus qu'un, la rencontre du bop, du free et du modal dans une musique qui part du sol et qui vous tire vers le haut, inexorablement. "A Love Supreme" ne consolide pas les différences, elle les synthétise. "A Love Supreme" explose aussi l'assertion de Gary Giddins selon laquelle le jazz serait, par essence, le lieu d'un conflit permanent entre un désir de liberté jamais inassouvi et un constant besoin de discipline. "Une seule pensée peut générer des millions de vibrations et elles vont toutes à Dieu. Aucun chemin n'est facile mais tous mènent à Dieu." Amen.

note       Publiée le vendredi 25 novembre 2005

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Note moyenne        54 votes

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Sigur_Langföl › mardi 25 août 2015 - 02:16  message privé !

Je m'inclue dans ce pronom indéterminé. Comme ça il le sera un peu moins.

Note donnée au disque :       
Dioneo › lundi 24 août 2015 - 23:32  message privé !
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On est pour !

Rastignac › lundi 24 août 2015 - 22:55  message privé !
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Je vais devenir lyrique, attention.

Note donnée au disque :       
dariev stands › lundi 24 août 2015 - 21:55  message privé !
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Les gens, c'est moi qui ait fait le ménage (sélectif, oui, je deviens un peu lubique - ça se dit ? - en grandissant) dans les comms. Le débat était sympa mais ça faisait beaucoup de pages pour en arriver à la conclusion que "les gouzélécouleuvres toussa" quand même un peu, au final. Par cohérence, j'ai du supprimer cette jolie phrase de rastignac, que je recopie ici : " ce disque, c'est un conte pour dormir et rêver le soir". Copyright Rastignac, Amen. n'hésitez pas à ouvrir un topic dans le forum voir la crypte pour y recauser boursouflures et autres élitismes. Je prie pour ton âme Walter Smoke (non sans blague, moi aussi j'aimais pas tant que ça Coltrane au début. Ni Kashmir, enfin pas trop. Mais j'aurai pas qualifié ça de boursouflé bizarrement.). Ce commentaire s'auto détruira un de ces 4, Rastignac, tu es invité à faire une double chro de A Love Supreme, oui mossieur, carrément, allez.

taliesin › lundi 24 août 2015 - 20:05  message privé !

Tiens, suite à cette discussion, je réalise que je n'avais pas encore déposé mon offrande de boules ;-) Bon pour moi évidemment top niveau... Maintenant, admettons que ce type de production, c'est un peu comme, allez, j'ai envie de dire la noise, on n'y entre pas facilement et je peux comprendre que cela en répugne certains...

Note donnée au disque :