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Adrian Belew › Lone Rhino

  • 2003 - Island, UICY-9237 (1 cd)

cd | 11 titres

  • 1 Big Electric Cat [4:53]
  • 2 The Momur [3:44]
  • 3 Stop It [2:51]
  • 4 The Man in the Moon [3:50]
  • 5 Naive Guitar [4:03]
  • 6 Hot Sun [1:30]
  • 7 The Lone Rhinoceros [4:02]
  • 8 Swingline [3:28]
  • 9 Adidas in Heat [2:47]
  • 10 Animal Grace [4:02]
  • 11 The Final Rhino [1:23]

enregistrement

Compass Point Studios, Nassau, Bahamas, août - septembre 1981

line up

Adrian Belew (guitare, effets, batterie, percussions, chant), Christy Bley (piano, choeurs), William Janssen (saxophone alto et baryton, choeurs), J.Clifton Mayhugh (basse, choeurs), Audie Belew (piano)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
pop
Styles personnels
new wave fusion

Paradoxalement, avoir joué pour Frank Zappa, David Bowie, les Talking Heads et King Crimson n'aura pas aidé Adrian Belew à obtenir une couverture médiatique plus conséquente. Relégué semble-t-il pour l'éternité au second plan, le guitariste est un peu victime de sa versatilité débridée. Si tout le monde s'accorde à reconnaître aujourd'hui les qualités indiscutables du musicien, allant traîner sa patte du côté de Trent Reznor (Nine Inch Nails) ou même dernièrement Steven Wilson (Porcupine Tree), sa discographie, elle, est à l'image de l'artiste lui-même ; partagée entre grands moments et perte relative de concentration, limitant notre perception générale à celle d'un rapide portrait ayant les traits d'un élève pour le moins dissipé. Quand paraît "Lone Rhino" en 1982, le King Crimson disciplinaire vient juste de fouler le sol d'une décennie musicale ingrate. Cela ne gêne pas notre Adrian Belew qui s'en accommode par ailleurs fort bien, peut-être même mieux que la prestigieuse formation qui l'emploie. Son premier effort solo, comme tout premier disque en somme, nous plonge dans l'univers personnel et protéiforme de Belew. Bien entendu, les plus récompensés seront les Crimheads qui auront l'occasion ici de prendre toute la mesure de l'influence considérable du guitariste sur leurs dernières innovations rythmiques en date ("The Momur") mais plus encore leurs riches textures dont il est l'incontestable champion ("Hot Sun"). Il y en a partout, de ces effets, Belew faisant littéralement sortir de sa six cordes tout un bestiaire imaginaire. Des plages plus atmosphériques ("Naive Guitar", "The Final Rhino") viennent contrebalancer l'assise pop revendiquée sur l'ensemble des titres. On se souvient - ou plutôt s'emploie-t-il à nous rappeler - qu'il a joué pour Bowie ("Animal Grace"), pour les Heads ("Big Electric Cat", "Stop It"), pour KC bien sûr ("The Man in the Moon"), et même pour Zappa (les très jazzy-dingo "Swingline" et "Adidas in Heat"). Ce n'est pas nécessairement les artistes précités qu'il évoque au travers de ces titres, mais plutôt ce que son passage chez eux leur a apporté, en toute modestie. "Lone Rhino" est un album pop comme je les aime ; aventureux, accessible tout en affirmant sa forte personnalité.

note       Publiée le lundi 16 mai 2005

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Aladdin_Sane › vendredi 19 février 2016 - 17:02  message privé !

Totalement d'accord avec la chronique, un album pop aventureux et accessible et, je rajouterais, doté d'une certaine classe.