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Jean-Michel Jarre › Zoolook

7 titres - 37:18 min

  • 1 Ethnicolor (11:40)
  • 2 Diva (7:35)
  • 3 Zoolook (3:42)
  • 4 Wooloomooloo (3:18)
  • 5 Zoolookologie (3:50)
  • 6 Blah-Blah Cafe (3:20)
  • 7 Ethnicolor II (3:53)

line up

Laurie Anderson (voix), Adrian Belew (guitares), Marcus Miller (basse), Jean Michel Jarre (Korg KR 55, Fairlight CMI, MDB polysequencer, ARP 2600, EMS Synthi AKS, EMS Synthi VCS3,Moog Taurus Pedal Synthesizer, Oberheim OB-X, EMS Vocoder 1000, Korg VC-10), Yogi Horton (percussions), Fredrick Rousseau (claviers)

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique expérimentale

Avec Zoolook, Jean Michel Jarre transcendait le merveilleux monde de la MÉ, pour faire la démonstration que son potentiel exponentiel était toujours à l’état foétal. Plus qu’avant-gardiste, l’utilisation des échantillonnages dépassait l’originalité pour faire plus à l’ébahissement général. Même son père, célère compositeur de musique de film aux odeurs classiques, en fut sidéré. Afin de réalisé sa fresque sonore expérimentale, Jarre multiplia les collages de différentes voix humaines, enregistrées au travers ses nombreux voyages au quatre coins de la planète. Et, pour humaniser cette musique, Jarre s’entoure d’un band et casse sa coquille pour faire émerger une nouvelle folie musicale qui l’entraînera dans des grands concerts à grandes échelles où des millions de yeux, d’oreilles seront à jamais marqués par ce bizarroïde Français. Les premières notes d’Ethnicolor me porte aux nues. Des sons de mammouth se promènent parmi des voix difformes d’un dialecte synthétique, auxquels la superbe voix de Laurie Anderson apaise l’inquiétude. Flottant et moulant, le premier mouvement circule parmi ses effets vocaux ainsi que des percussions éparses et des ondes synthétiques sinueuses qui arquent l’atmosphère de stries sonores multicolores. La basse ronfle et crescende sur des voix hoquetantes, des strates synthétiques menaçantes et des effets bourdonnants. Et la batterie casse le rythme avec force sur un tempo saccadé, nerveux et nourrie par une basse infâme. Pris dans un tourbillon, ces éléments sont aspirés et recraché avec un rythme fougueux aux effets sonores et vocaux incontestablement délirants qu’une immense strate englobe avec harmonie. Un chef d’œuvre. Point d’autres à rajouter. Ethnicolor vaut le prix de la discographie de Jarre. Diva, sorti des sessions de Musique pour Supermarché, tout comme Blah Blah Café d’ailleurs, débute sur une intro atmosphérique. Un lent passage où les effets vocaux, mélangées aux exclamations enfantines de Laurie Anderson, sont d’un charme intriguant. Un léger tempo, saccadé par les coups de basse, s’installe. Un tempo simplet mais animé d’un jeu de voix et de percussions qui maintiennent un intérêt croissant. Un titre pour une Diva avant-gardiste, qui sied parfaitement à Laurie Anderson. Zooloook est infernal. Un titre bouillant qui respire la vie, la transe. Un titre, à saveur techno progressive, qui sera remixé sans limite. La section rythmique est hallucinante, et jouer à plein volume fait décaper la peinture des murs. Zoolookologie est de même acabit. Plus claire, et les voix plus présentes, c’est l’élément commercial de cet opus. À noter le superbe jeu percussions/basse. Blah-Blah Café est un autre titre entraînant avec de grosses notes grasses, croisant les effluves d’un sax enrhumé et d’un synthé débonnaire. Les arrangements et échantillonnages sont géniaux, tant qu’on ne sait même pas si ce ne serait pas les synthés qui parlent. Wooloomooloo, et Ethnicolor II sont de courtes pièces où les atmosphères croisent des ambiances bigarrées par les effets vocaux et les échantillonnages déments. Zoolook est un chef d’œuvre d’audace. Après 3 albums aux déviances atmosphériques entraînantes et mélodieuses, Jean Michel Jarre tire le cordon et innove un nouveau genre, et des suites en mouillera, car c’est une naissance d’un techno plus intelligent et plus progressif qui s’annonce…quelques années plus tard. C’est évident que les fans de la première heure furent déçus. Moi-même j’ai flippé d’étonnement quand j’ai entendu les rythmes dansants de Diva, 2ième partie, Zoolook, Zoolookologie et Blah Blah Café. Mais, Jarre n’est pas un nul. Les effets sonores sont si craints d’ingéniosité et si performants sur un système hi-fi que l’écoute en était une obligation. Et la dépendance s’ensuivit. Un coup de génie, point à la ligne.

note       Publiée le samedi 21 octobre 2006

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Aladdin_Sane › mercredi 29 juillet 2015 - 09:53  message privé !

J'ai découvert cet album il y a quelques jours et j'ai surtout été marqué par "Ethnicolor". Le morceau prend du temps à décoller mais la fin est superbe. Il faut que je réécoute bien la suite mais à priori, cet album va tourner longtemps dans ma platine...

zugal21 › dimanche 2 mars 2014 - 20:45  message privé !

Ma porte d'entrée au travail de Laurie Anderson, qu'on ne voit pas trop par ici

Note donnée au disque :       
sebcircus › lundi 30 juillet 2012 - 11:48  message privé !

Les seuls enregistrements intéressants de Jean Michel Jarre sont à mon avis ceux enregistrés avant Oxygene, on peut les trouver sur le Cd Essentials & Rarities.

Note donnée au disque :       
bloodyhours › dimanche 17 janvier 2010 - 01:22  message privé !

On doit pas avoir les mêmes ascenseurs...

Note donnée au disque :       
M-Atom › jeudi 7 janvier 2010 - 10:20  message privé !

a peut pres le seul album de jarre a ne pas être de la musique d'ascenseur...