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Deep Purple › S/t

cd | 8 titres | 44:36 min

  • 1 Chasing shadows [05:29]
  • 2 Blind [05:20]
  • 3 Lalena [reprise de Donovan] [03:00]
  • 4 Fault line [01:46]
  • 5 The painter [03:51]
  • 6 Why didn't Rosemary? [04:56]
  • 7 Bird has flown [05:29]
  • 8 April [12:10]

enregistrement

Recorded during January 1969 at De Lane Lea Studios in London. Engineered by Barry Ainsworth. Produced By Derek Lawrence

line up

Ritchie Blackmore (guitares), Rod Evans (chant), Jon Lord (orgue, backing vocals, arrangements de cordes et de cuivres), Ian Paice (batterie), Nick Simper (guitare basse, backing vocals), + section de cordes et de cuivres sur "April"

remarques

La réédition cd comporte les bonus suivants : # The bird has flown (Lord/Evans/Blackmore) 2.54 Alternate single version, # Emmaretta (Lord/Evans/Blackmore) 3.00 , # Emmaretta (live) 3.09, Lalena (live) (Leitch) 3.33 # The painter (live BBC) (Blackmore/Simper/Lord/Paice) 2.18 portant le nombre de titres à 13 et la durée de l'album à 59:33

chronique

Styles
rock
Styles personnels
psychédélique

Plus direct et concis que les précédents, cet éponyme voit le groupe de Ritchie Blackmore enfin se trouver une identité, après deux disques de tâtonnements parfois hasardeux.. On est parfois même proche de ce que sera le Deep Purple "Mark II" (le riff bien psyché de « Why Didn’t Rosemary ») ! La face A, bien plus concise et moins fouillis que celle de "Shades of " par exemple, est remplie de morceaux basiques et à la production parfaite, qui visent direct dans le mille. L’un des meilleurs d’entre eux, le très drôle « Emmaretta », sera le single et donc – ça devient une habitude – n’apparaît que dans les bonus. "Chasing Shadows" commence sur les chapeaux de roue sur un rythme tribal à la Bo Diddley, sans oublier les riffs Hendrixiens ("Stone Free"), qui sont toujours là, et ce dandy de Rod Evans qui nous raconte comment il chasse les ombres des nains sur les murs de sa chambre… Puis vient "Blind", composée par Jon Lord (plus Ray Manzarek et moins casse-couilles sur ce disque), à la rythmique imparablement exécutée, qui s'enchaîne a merveille avec "Lalena", seule reprise de l'album (de Donovan) - d'ailleurs interprétée avec talent - ce qui illustre bien la progression du groupe. "Deep Purple" est parfaitement cohérent, équilibré, presque pas pompeux, et révèle toute l'inventivité de Ian Paice derrière les fûts, quand il ne participe pas lui aussi à la composition. Idem pour Blackmore qui s'avère en pleine forme : il multiplie les effets surprenants, les solos efficaces (celui qui ouvre "Painter" n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, voire la fin de "Mobydick" du Zep), et se paie même un interlude passé à l'envers ("Faultline") dans la grande tradition psyché. La pochette, elle aussi, est dans la grande tradition psyché : une peinture de Jerome Bosch ! Ce qui ne devait pas être un fait rarissime à l'époque. On reste donc dans le médiéval, le joyeux bordel de la pochette de Book Of Talyesin étant restitué ici. J’ai presque envie de parler de baroque, surtout à cause de la piste finale, le chant du cygne de cette mouture du groupe : « April », chanson pop précédée de 8 minutes de section de cordes et de cuivres kitsch mais de toute beauté, 8 minutes composées et arrangées par un Jon Lord plus ambitieux ; qui annonce ici le projet suivant : enregistrer un album entier avec un orchestre… C’est à se demander si ne n’est pas lui qui est derrière les envolées d’orgue de la B.O. de Ghouls’n’Ghosts. Bref. Ce morceau de bravoure annonce donc la fin d’une période pour le groupe, la fin des coupes de cheveux en forme de cloches, des tenues 100% velours, des dégaines chamarrées à la Syd Barrett, et des cols de vampire pour Rod Evans qui jettent cette ambiance transylvanienne sur les photos. Et devinez de quoi parle ce morceau de clôture ? Du mauvais temps. Comme « One More Rainy Day » et « Blind »… Si vous voulez savoir la météo de l’année 68, il suffit d’écouter Deep Purple Mark I. Ceci dit, si je me suis beaucoup moqué d’eux au cours de ces 3 chroniques, force est d’admettre qu’au final, leur seul défaut réel est d’avoir sorti leurs disques dans l’Angleterre de la fin des 60’s.. Une période si démentielle musicalement qu’ils ne pouvaient en être que les seconds couteaux. Dommage, ils auraient pu devenir un genre de Queen (un Queen hétéro ?) s’ils avaient persévéré dans cette voie nouvellement trouvée. Ce n’est pourtant pas l’avis de Blackmore, qui dégagera sans ménagement Evans et Simper avant même la sortie (Juin 69 aux USA) de ce 3eme opus. Forcément un sosie de Jon Spencer et un autre de Joey Ramone dans le même groupe, ça pouvait plus durer. Une nouvelle ère allait pouvoir commencer… Evans rejoindrait plus tard les injustement méconnus Captain Beyond, et Blackmore allait sur le champ recruter un nouveau chanteur/hurleur en la personne de Ian Gillian, ainsi qu’un nouveau bassiste : Roger Glover alias la grenouille pour les intimes. La suite, vous la connaissez (phrase cliché inside).

note       Publiée le vendredi 8 décembre 2006

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Ramon › lundi 21 octobre 2013 - 11:53  message privé !

Rien que pour Lalena et Why didn't Rosemary...April ? Bird has flown ? Oui, aussi.

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NevrOp4th › mardi 2 novembre 2010 - 10:51  message privé !

@Dun : Enfaite le Best of compile l'album originale sortis + un deuxième disque compilant prise live et alternative. Sinon pour Rod Evans , je viens de me rendre compte qu'il fut aussi chanteur pour le Jeff Beck Group, ce type est vraiment étonnant.

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Twilight › samedi 30 octobre 2010 - 11:34  message privé !
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Bon disque, mon favori de cette première période de Deep Purple, j'aime le chant de Rod Evans et l'ambiance générale.

Dun23 › samedi 30 octobre 2010 - 11:14  message privé !

Fait mieux que le best of mon gars. Leur premier album est ni plus ni moins qu'un chef d'œuvre compact et homogène. Vais chercher ta recommandation, tiens.

NevrOp4th › vendredi 29 octobre 2010 - 13:25  message privé !

Je connais ;) Je possède un best of en MP3 est c'est vrai que c'est un super groupe, mais il y a tellement de groupe en hard seventies que pour tous vraiment les connaitres, il faudrait au moins 2 vies. Je conseille à tous les passionnés "l'Hard Rock Anthology 1968-1980" de Denis Meyer,ou il a fait un fabuleux travail de compilation discographique, paru à l'époque dans "Enfer magazine", ce qui en fait à l'heure d'aujourd'hui un beau collector pour celui qui à la chance de le trouver en originale.Cela dit trouvable facilement en PDF sur le net.

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