Articles

Vous êtes ici › ArticlesConcerts › Hellfest 2014 par Stéphane

Ce document est lié :
 - aux groupes / artistes Tsjuder, In Solitude, Supuration, Deströyer 666, Temple Of Baal, Gehenna, Slayer, Mercyless, Necroblood, Shining (sue), Deep Purple, Enslaved, Unleashed, Behemoth, Iron Maiden, Impaled Nazarene, Rob Zombie, Incantation, Carcass, Crowbar, Emperor, Impiety
 - aux documents Hellfest 2015,

Hellfest 2014 par Stéphane

par Stéphane › mercredi 2 juillet 2014

Comme chaque année, la grande messe noire du metal se tient à Clisson, et cette cuvée du Hellfest 2014 avait une saveur toute particulière à mes yeux. A l'affiche, un groupe me fait de l'oeil, un groupe que je n'ai encore jamais vu et qui fait partie de mes quatre références absolues, Emperor. J'étais pressé, je n'ai pas été déçu. Revue de détail.

Avant de parler des groupes, j'ai envie de d'évoquer les conditions assez particulières dans lesquelles le Hellfest s'est déroulé cette année. A savoir que la chaleur était vraiment intense et le soleil de plomb. De 27° le vendredi, nous sommes même montés à 30° le dimanche et ce ne sont pas les quelques gouttes tombées dans la matinée du dernier jour qui auront amélioré nos conditions de vie sur le site. La chaleur, les organisateurs n'y pouvaient rien, en revanche, j'aurai aimé voir le site des concerts être arrosé pour coller cette poussière au sol. Trois jours à se moucher sans arrêt, à éternuer plus que de raison et à sentir les yeux piquer, ça rend la vie pénible. Avec 150 000 personnes annoncées sur les 3 jours, on a aussi eu droit à un site qui était surpeuplé. Du monde absolument partout, une foule qui ne s'arrête jamais de se déplacer avec autant de mecs sympas avec qui échanger que de gros lourds qui se croient à un enterrement de vie de garçon. Je vais vous avouer que dès les premières minutes dans le TGV depuis la gare Montparnasse j'aurais été très rapidement gavé de cette populace au comportement digne des racailles qui se pensent absolument tout permis. Oui, oui messieurs, je parle bien de vous, metalleux ou pas, la racaille n'a pas de frontière musicale, ni l'absence de respect des autres. Le festival devient gros, vraiment, avec tous les inconvénients que cela peut comporter, autant en être prévenu. Evidemment, cela reste une heureuse réussite pour les organisateurs et pour notre musique en général qui se voit offrir un porte-drapeau dont on peut être fier, c'est juste que pour ma part j'ai largement déchanté et que je n'étais pas malheureux de rentrer chez moi lundi. Pour le reste rien à redire. L'organisation est de plus en plus carrée et c'est dans la masse de petits détails dissimulés ici et là qu'on s'aperçoit du soin pris pour essayer de nous rendre l'expérience la plus agréable possible. Les décors notamment se sont multipliés, et c'est une des choses les plus frappantes lorsqu'on arrive avec cette réplique du quartier de Camden entre autres. Et puis évidement il y a l'affiche, avec une liste impressionnante de 170 groupes parmi lesquels des géants qui ont forcément marqué un moment de notre parcours musical. Et cette affiche, à elle seule, efface tout ce qui peut avoir été perçu négativement. Alors on y va pour le résumé des groupes que j'ai pu voir cette année.

Vendredi, poussière, foule, Maiden.

Tout commence par les potes de Necroblood. L'honneur leur revient de lancer le festival, et comme chaque année le premier groupe à jouer commence face à un public famélique. On n'est pas plus nombreux que dans le Klub, mais au moins on peut profiter à fond de ce qu'ils ont à nous donner. Pour eux aussi on sent que le réveil est un peu dur, surtout pour un des guitaristes ! Mais qu'importe, cela ne les empêche pas d'envoyer du très lourd comme à chaque fois que je les ai vu avec un black extrêmement massif qui sent tantôt les groupes sud-américains, tantôt qui me rappelle Beherit. Une tartine de sang nécrosé en guise de petit déjeuner, ça se passe comme ça en ce vendredi matin.

N'étant réellement intéressé que par le show d'Impiety bien plus tard, j'en profite pour faire un tour détaillé du site, mais fini tout de même par passer jeter un oeil sur The Order of Apolyon. Je savais que leur musique n'était pas vraiment de mon goût, néanmoins sur scène ça prend une tournure plus intéressante. Il y a de l'énergie et de la présence, c'est parfaitement en place, ce qui m'aura finalement fait un peu mieux entrer dedans que sur album. Sans être totalement conquis, leur prestation m'aura au moins fait passer un bon moment.

Par la suite pour Impiety j'ai évidemment eu moins de surprise. De la bestialité en veux-tu en voilà, malheureusement desservie par un son assez approximatif. Il est d'ailleurs à noter que globalement le son du fest aura été bon partout, particulièrement impeccable sur les deux mainstages, mais que la Temple aura connu un certain nombre de ratés avec le duo basse / grosse caisse souvent ultra dominateur. Malgré tout, Impiety aura su convaincre le public qui les a reçu avec vigueur.

Gehenna aura également souffert d'un son approximatif, tout autant que du décalage entre la froideur de leur musique et la chaleur étouffante du moment. Voir ce genre de groupe en plein jour est toujours un peu spécial et empêche de s'imprégner totalement de l'atmosphère. Un problème largement moins significatif pour Loudblast qui a enchaîné juste derrière sur l'Altar avec un public cette fois-ci totalement acquis à sa cause. Je me suis posé la question du positionnement aussi tôt dans la journée pour un groupe français aussi culte, ils auraient sans doute mérité un peu mieux. Début du set orienté sur des titres récents, par contre que du old school sur les 20 dernières minutes où j'aurai donc été plus réceptif.

On retombe à nouveau dans les problèmes de son pour Destroyer666 et Impaled Nazarene. Deux groupes extrêmement énergiques qui méritent un son à la hauteur pour profiter pleinement de leur set. Destroyer, que je n'avais pas vu depuis plusieurs années, aura néanmoins assuré un show solide avec ce mélange si australien de black et de thrash dont ils ont le secret, me rappelant pas mal de bons souvenirs. Impaled aura en revanche joué plusieurs titres trop récents pour moi et il n'y a bien que dès qu'on tapait dans un répertoire plus ancien que je me sentais revivre. Franchement déçu malgré la vigueur d'un Mika Lutinen toujours aussi déjanté et chaotique.

Je ne me serai attardé que très brièvement sur Rob Zombie, le bougre ayant eu l'idée de jouer dès le départ le titre que j'avais envie d'entendre. Néanmoins, sur le peu que j'ai regardé, je peux dire qu'il aura fermé le clapet de ceux qui s'étaient plaints de sa prestation au Hellfest il y a quelques années. La voix était bonne, le bonhomme semblait content d'être là et de jouer face à une foule compacte et échangeait souvent avec le public. Un bon moment de festoche en gros.

Mais le gros morceau de la journée, c'était évidement Iron Maiden. Et c'est une foule impressionnante qui se masse devant la mainstage 1 pour regarder les anglais, qui auront à coeur pendant plus de deux heures de nous envoyer leurs titres les plus cultes. De "Two minutes to midnight" à "Iron Maiden" en passant par "Run to the hills" ou "The number of the beast", on aura donc eu droit à tout ou presque. Malgré les années qui s'empilent, l'énergie et le plaisir de jouer sont toujours là, et le public semble toujours aussi accroc. Une véritable communion ! Dickinson aura même accompli le voeu d'un certain nombre d'amateurs de football présents ce soir-là, puisque dans le même temps que leur concert la France affrontait la suisse, le frontman nous informant de l'évolution du score. En un mot comme en cent, Maiden met tout le monde d'accord.

Slayer qui passe ensuite m'aura déjà beaucoup moins convaincu, mais je crois être l'un des seuls. Le remplaçant de Hanneman fait clairement le boulot, mais ce sont les deux membres historiques restants que j'ai trouvé un ton en dessous de ce qu'ils sont capables de donner habituellement. Tom Araya en tête. Pour lui les années passent et font de plus en plus mal. Cela fait déjà longtemps que nous n'avons plus les envolées vocales de sa prime jeunesse, mais maintenant le côté ventru peu mobile devient même frappant. Une bonne partie de l'énergie passait auparavant par lui, du coup j'ai personnellement ressenti un Slayer un peu mou. Il faut malgré tout savoir apprécier les bonnes choses, puisque la set-list fut impeccable et qu'entendre de tels titres s'enchaîner est un petit moment de plaisir. Il n'empêche, je suis resté sur ma faim.

Pour finir la journée, un petit détour par Enslaved. J'ai beaucoup de mal avec la musique qu'ils proposent aujourd'hui, du coup quand tout leur set est orienté là-dessus, je ne parviens pas à accrocher. Seule satisfaction, le morceau pour cloturer était "All Fadr Odinn", titre issu de "Vikingligr Veldi", où je me retrouve enfin. Hormis le choix de la set-list, je dois reconnaitre que les mecs sont vraiment en place et qu'ils ont su trouver un public fidèle dans leur nouveau style. Maintenant rentrons, dormons.

Samedi, poussière, sur-population, Aerosmith

Après une première journée bien intense, on attaque un samedi qui promettait de l'être tout autant, avec une fréquentation qui m'est apparue être le pic de ces trois jours. Véritable découverte, Nefarium a ouvert la journée sur la temple, et même constat que pour Necroblood la veille, il y avait vraiment peu de monde en début de set. Dommage, car le public aurait pu découvrir un groupe intéressant, jouant un black certes assez traditionnel, mais néanmoins performant sur scène et efficace. Pas de fioriture, ça envoi sèchement les riffs avec vigueur, c'est bien tout ce qu'on leur demande aussi tôt dans la matinée.

Par la suite, je n'ai prêté qu'une oreille peu attentive à Mercyless, qui aurait pourtant mérité que je sois bien plus à l'écoute. Entre deux discussions, j'ai perçu un death véritablement efficace, racé et percutant qui mériterait que je creuse un peu plus la question. Pour Temple of Baal j'ai en revanche été concentré, et les Parisiens ont su nous offrir un show dont ils ont le secret, compact et efficace. Des débuts plus orienté black/thrash jusqu'aux titres plus récents clairement plus death metal, on a eu droit à l'étendue intégrale de leur savoir-faire. Quand en plus le charisme est de mise, on ne peut rien demander de plus. Ha si, peut-être un son plus au point, car malheureusement basse et grosse caisse l'emportaient une nouvelle fois sur le reste.

Par la suite, j'ai tenté de suivre Supuration et Trollfest, mais dans un cas comme dans l'autre il y avait trop de monde. Pour Trollfest ça en était véritablement impressionnant. Je ne pensais pas que ce groupe attirerait tant de monde à lui, la tente Temple / Altar n'était pourtant pas assez grande et le public débordait largement à l'extérieur, c'est dire! Quoiqu'il en soit et une nouvelle fois de loin, il m'a semblé percevoir un bon set de la part des deux groupes, même si j'avoue avoir été un peu rebuté par le côté ultra festif de Trollfest.

Pour Incantation, il était en revanche impossible que je manque quoique ce soit. D'ailleurs je ne pige pas pourquoi la tente Altar / Temple n'était pas non plus encore une fois pleine à craquer car pour le coup, un des derniers grands groupes de death véritablement intègre s'est produit sur scène. A la limite tant mieux, j'en aurai profité plus confortablement. On a là aussi retracé une bonne partie de la discographie du groupe, avec entre autres titres les énormes "The ibex moon" et "Impending diabolical conquest". Même si je préfèrerais toujours la voix d'un Craig Pillard, je ne peux pas nier que John McEntee fasse tout à fait l'affaire également. Je n'ai pas peur de dire que je place Incantation dans mon top 5 de ce festival. Haut la main.

Shining fera en revanche parti du top 5 des pires moments. J'attendais sans doute un peu trop de leur part, malgré tout c'est une vraie déception. Déjà parce que le groupe a joué entre 10 et 15 minutes de moins que prévu, mais en prime ne nous aura pas fait entendre certains de ses titres phares, se contentant souvent d'aller vers des morceaux plus récents avec lesquels j'ai du mal. Kvarforth était en prime à priori plutôt défoncé, et sa présence sur scène ne semblait pas du tout l'emballer. Vraiment dommage, car Shining m'avait habitué à beaucoup mieux.

Tsjuder c'est quasiment l'inverse. A savoir que j'avais laissé ce groupe sur le bas de la route, lassé par leur black ultra linéaire, mais voilà qu'au bas mot 10 ans après les avoir vu pour la dernière fois, j'ai l'occasion de les revoir. Et pour le coup, j'ai vraiment apprécié leur énergie sur scène, et ait été bien moins perturbé par la linéarité de leur musique que ce que je redoutais. Pourtant le groupe ne marque quasiment aucune pause entre les morceaux, mais ça renforçait justement l'aspect gros parpaing en pleine face, c'était vraiment idéal. Sans être totalement transcendant, je suis resté très agréablement surpris de leur performance.

La journée s'étirant, on se pose au loin pour boire quelques verres, tout en écoutant d'une oreille peu attentive Deep Purple égrainer quelques-uns de ses plus grands succès. N'ayant jamais fait très attention à ce groupe, c'est en les entendant sur scène qu'on se rend compte qu'en réalité on connait beaucoup plus de titres qu'on ne l'aurait pensé.

En revanche, pour Aerosmith il fallait absolument être attentif. La bande à Joe Perry et Steven Tyler m'est apparue très en forme malgré l'âge, même si le batteur nous a semblé un peu raide derrière ses fûts. Mais Aerosmith il faut bien l'avouer, c'est à peu de chose près tubes sur tubes. Du coup le public reprend les paroles avec le groupe, les gens se mettent à danser ensemble et un sentiment de bonheur envahit le festival l'espace de quelques heures. Légèreté de l'instant, même moi je me suis mis à danser. Je suis vraiment ravi de les avoir revu et encore une fois, cela restera parmi les meilleurs concerts du festival, il ne fallait surtout pas rater ça !

On termine difficilement la soirée, avec beaucoup de fatigue, sur Carcass. La journée a été particulièrement rude à cause de la poussière omniprésente et de la foule vraiment impressionnante de ce jour. Du coup alors que je partais avec une volonté de fer pour voir tout Carcass, me retrouver une fois de plus face à une tente Altar / Temple archicomble aura eu raison de mes forces. Trop, c'est trop, j'ai tenu 15/20 minutes avant de craquer et de filer hors du site me vider la tête. Gros regrets de n'avoir pas été en mesure de les voir intégralement, car le set était vraiment bien lancé avec un son tout simplement gigantesque et un public ultra réceptif.

Dimanche, mort au peuple, Emperor

Pour cette dernière journée, et pour être certain d'être à 100% de mes capacités pour LE groupe qui m'a fait venir au Hellfest, je me suis promis d'y aller tranquillement, surtout qu'on nous a annoncé la veille l'annulation d'Urfaust, seul groupe de la mi-journée qui m'intéressait sincèrement. Arrivée pour voir Azziard, j'observe la fin de leur set, efficace, mais avec une énergie limitée.

Depuis la zone VIP, assis dans un fauteuil confortable, je mate alors In Solitude puis Crowbar. Pas que je sois fan de l'un ou de l'autre, mais je refusais une nouvelle fois de me confronter à la foule. Car pour être tout à fait franc, le ras-le-bol de la sur-population la veille m'aura vraiment conduit à être sur les nerfs en ce dimanche, et à vraiment ressentir le besoin d'isolement. Néanmoins, de là où j'ai perçu ces deux groupes, j'ai légèrement fais retomber cette tension en appréciant sereinement leur show respectif. Le premier dans un style énergique, très rock dans l'attitude, le second beaucoup plus massif mais extrêmement efficace.

La vraie première surprise du jour aura été Dordeduh, entraîné par l'élan d'un groupe d'amis qui voulait les voir. Un black teinté de folk vraiment plaisant, même si je regrette sincèrement le fait que les instruments folks soient samplés. En dehors de ça, c'est dans le genre quelque chose de bien foutu et qui file la patate pour le reste de la journée, merci à eux.

Pour Unleashed, le moment a été amusant. J'aurai autant apprécié le sepctacle sur scène que dans le public avec un mec tellement raide qu'il ne se rendait même plus compte qu'un autre s'amusait de lui. Bref. Unleashed vous l'aurez compris, même si j'étais bien sous la tente, je n'aurai pas été attentif de bout en bout. J'ai néanmoins apprécié ce que j'ai écouté et je peux vous dire que ça envoyait le pâté dans le genre death old school. D'ailleurs face à la scène le pit semblait totalement déchainer, ce n'était pas un hasard.

Vous allez me dire que ça fait léger sur une journée entière, mais suite à Unleashed, je n'ai vraiment vu que deux concerts dans leur intégralité. D'abord Behemoth, tout simplement impressionnant le niveau de rouleau compresseur, avec un son ultra massif. Un pied quasi total pendant une heure, surtout que Nergal est enfin sorti de son trip "I survived" dans ses discours sur scène, ce qui n'est pas un mal. Franchement, ça a été l'un des tous meilleurs concerts de Behemoth auquel on a eu droit ce soir, et c'était juste ce qu'il me fallait avant d'affronter la raison de ma venue à ce Hellfest 2014, Emperor.

Pour finir je ne vais pas vous refaire tout l'historique, mais pour moi, Emperor est un des quatre groupes majeurs qui a marqué mon adolescence au milieu des années 90. "In the nightside eclipse" est sans trop de doute l'album que j'ai le plus écouté et que j'écoute toujours le plus, un incontournable intemporel qui déclenche systématiquement en moi une charge émotionnelle gigantesque. Il me suffit de fermer les yeux pour que reviennent des milliers de souvenirs, bons ou mauvais, que je me plonge également dans un monde parallèle, enfoui très loin au fond de moi-même. Alors forcément, quand on nous annonce pour fêter les 20 ans de cet album qu'Emperor va se produire au Hellfest et ne jouer que cet album, je suis particulièrement enthousiaste. Et depuis des mois j'en parle autour de moi, je savais même avec quelle personne ce concert allait se passer, et rien n'allait me faire dévier de cette route. Nous voilà donc tous les deux, partageant les mêmes sentiments pour "In the nightside eclipse", face à Emperor, prêts à communier, à entrer en transe. Dès les premières notes de l'intro, frissons. Le soleil ne me brûlait plus la peau, c'est le froid scandinave qui soufflait tout le long de mon échine. Avec "Into the infinity of thoughts" tout était là, j'étais dans mon élément avec le jour qui déclinait petit à petit, nous plongeant dans la pénombre. Sur scène tout est parfaitement en place, tout est absolument limpide, avec entre autre un Faust impressionnant. En d'autres temps, Trym jouait de la batterie pour Emperor, Faust lui, fait du black metal. Un monde d'écart. Le son s'améliore très rapidement après un début où le clavier était un peu en retrait, finalement tout les éléments finissent par parfaitement s'emboîter. Les frissons sont toujours là, ils resteront jusqu'au bout, titre après titre. "In the nightside eclispe" est bel et bien joué en entier, dans l'ordre, s'il vous plait. Je parlais de charge émotionnelle un peu plus haut, cette fois encore elle est énorme, indescriptible car sans doute aussi trop personnelle. "Inno a Satana" résonne, les yeux tournés vers le ciel je m'attends à ce qu'ils repartent vers des titres plus récents pour leur rappel, tu parles... "this is from our first demo". Ils m'achèvent donc. "Ancient Queen" et "Wrath of the tyrant", ce n'est plus un concert, c'est le récital de mon adolescence, c'est la musique qui m'a toujours le plus pris au tripes avec Mayhem, Burzum et Darkthrone. Alors comme eux en début de concert, je prie maintenant "may this moment under the moon be eternal, may the eternity open in darkness". Instants à jamais gravés dans ma mémoire, partagés avec une personne de valeur, que voulez-vous que je demande de plus ? LE concert du festival. Et bien plus.

Après Emperor j'erre sur le site, encore sous le choc. Je ne veux plus rien voir d'autre pour rester sur ce dernier moment-là et ne plus subir quoique ce soit que je regretterais. Rideau sur le Hellfest

2014.

Top 5 du Hellfest 2014 :

EMPEROR
Aerosmith
Iron Maiden
Incantation
Behemoth

Mots clés : emperor, black, death, thrash, heavy, glam, rock, metal, norvège, france, clisson, hellfest, 2014, mainstage, altar, temple, valley, warzone, aerosmith, iron, maiden, deep, purple et sabbath

Dernière mise à jour du document : mercredi 2 juillet 2014

Si vous étiez membre, vous pourriez réagir à cet article sur notre forum : devenez membre