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Deep Purple › Perfect strangers

cd • 9 titres • 44:11 min

  • 1Knocking at your back door07:04
  • 2Under the gun04:38
  • 3Nobody's home03:59
  • 4Mean streak04:21
  • 5Perfect strangers05:28
  • 6A gypsy's kiss05:12
  • 7Wasted sunsets03:55
  • 8Hungry daze04:58
  • 9Not responsible04:36 [non disponible sur la version vinyle d'origine]

informations

Enregistré du 10 juillet au 26 août 1984 au studio Horizons

line up

Ritchie Blackmore (guitares), Ian Gillan (chant), Roger Glover (basse), Jon Lord (claviers), Ian Paice (batterie)

chronique

  • mk. ii le retour

Alors jeune adolescent, quand j'ai découvert Black Sabbath et Deep Purple, j'ai volontairement occulté leurs reformations respectives du milieu des années 80, post-"Born again" pour Black Sabbath et post-"Come taste the band" pour Deep Purple. Les critiques des journalistes n'étaient pas spécialement attirantes et je n'avais pas envie, à l'époque, de "salir" la réputation de leurs glorieuses années 70 (on est souvent un peu con quand on est jeune). Et les lives des années 90 comportant des morceaux récents n'aidaient pas non plus à sauter le pas ! Avec le temps, la curiosité m'a fait céder et je me suis intéressé à ces périodes de leurs carrières, mais il m'a bien fallu 25 bonnes années pour m'y mettre. Et me voici donc à vous parler de cet album de la reformation de Deep Purple, ce "Perfect strangers". À la différence de Black Sabbath, le Deep Purple de 1984 est celui de 1972, le Mk. 2 de "In rock" et "Machine head" à savoir Ritchie Blackmore, Ian Gillan, Ian Paice, Jon Lord et Roger Glover ! Là, ça a carrément plus de gueule que le pseudo Black Sabbath de Tony Iommi et ses musiciens interchangeables ! Arrêtons là les comparaisons de bas étages et intéressons nous au groupe qui nous occupe ce soir, à savoir Deep Purple. Nous sommes en 1984 et les membres du groupe sont disséminés entre le Rainbow de Ritchie Blackmore, le Whitesnake de David Coverdale, le Gary Moore Band et... Black Sabbath ! Le succès de chacune dans leurs différentes formations n'étant pas si présent que cela, les voilà qui se rabibochent et officialisent leur reformation. 6 mois plus tard déboulait déjà dans les bacs le fruit de ce retour ! Et force est de constater que le résultat est particulièrement bon ! A ma (grande) surprise, ce "Perfect strangers" est vraiment un excellent retour aux affaires. Bien évidemment, cela ne remplacera jamais le début des années 70, mais on est loin d'un plantage monumental (suivez mon regard...). Bien sûr, le son est plus moderne, moins analogique, mais déjà, on évite le son de claviers horrible à la Uriah Heep (on a quand même un break hasardeux à ce niveau sur "Hungry daze"...). Et puis quand même, le morceau "Perfect strangers" est un monument et rivalise avec les hits des années 70 (et déjà lorsque je découvrais dans les années 90 les lives récents du groupe, j'avais bien remarqué que ce titre surnageait au-dessus des autres titres des années 80-90). D'ailleurs, il faut le dire, mais clairement ici, ce qui fait la réussite du disque, c'est l'inspiration. Les morceaux sont bons, vraiment accrocheurs et bien écrits. En fait, j'aime vraiment beaucoup cet album, mais il y a toujours eu un truc imperceptible qui m'a gêné. Le disque manque d'agressivité. On a l'impression d'avoir un groupe le cul entre deux chaises et c'est le constat qui va vite dominer dans la suite de leur carrière. Les musiciens sont techniquement super bons, mais cela manque de pêche et de l'urgence des années 70, de ce qui faisait que Deep Purple était le groupe le plus agressif 15 ans plus tôt. Et là, ils l'ont totalement perdue, et hélas, de manière irrémédiable. Ce "Perfect strangers" qui ne propose que de bons, voire très bons morceaux sonne parfois comme du Dire Straits sous stéroïdes. En fait, l'album est un poil trop soft pour du pur hard rock (malgré un "Not responsible" bien méchant, proche du titre le plus agressif d'Aerosmith, "Nobody's fault") et il est trop rugueux pour du classic rock. "A gypsy's kiss" est pourtant un excellent morceau bien rapide, "Knocking at your back door" est ambitieux du haut de ses sept minutes pour ouvrir l'album et propose de superbes parties avant de louper le coche avec un refrain trop FM. "Under the gun" ou "Mean streak" sont de bons titres percutants là où "Wasted sunsets" est un slow à la Rainbow qui défonce 90% de ce que Blackmore a fait avec son groupe dans les années 80, mais on reste très loin d'un "Still loving you" de Scorpions, sorti la même année. Voilà, en découvrant ce disque sur le tard et connaissant la réputation de Deep Purple ces 30 dernières années, je suis agréablement surpris par ce "Perfect strangers" qui montre un groupe qui va de l'avant avec une inspiration retrouvée (je le trouve tellement plus convainquant que le précédent album studio de 1975, "Come taste the band") et surtout un groupe qui a bien assimilé le son des années 80. Et pour le coup, ce n'était vraiment pas gagné ! Et même s'il possède quelques défauts mineurs, il reste un disque solide de Deep Purple qui honore son passé. Je ne dirai pas cela de tout ce qu'ils sortiront par la suite...

note       Publiée le lundi 31 juillet 2023

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Note moyenne        11 votes

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Chris Envoyez un message privé àChris
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C'est vrai que 'Son of Alerik' sur la réédition clôture vraiment super bien l'album.

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zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Ayant bien ressassé tout ce que me fit cet album à sa sortie, ayant bien réécouté ces derniers jours, je me confirme toute la classe de ce disque, et je te me le remonte à 5 boules. Alea jacta est.

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Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Sacré retour aux affaires ! Un album efficace de bout en bout, et mention spéciale pour les 2 morceaux qui ouvrent les faces du vinyl ainsi qu'un très réussi Hungry Daze. J'ai profité de la chro pour découvrir les deux pistes exclusives au CD, moins fan, surtout concernant le rajout de 99.

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GrahamBondSwing Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Comme Nicko, je ne me suis jamais plus intéressé que ça à la carrière de Deep Purple après la seconde partie des seventies. Je suis assez d'accord avec la chronique, mais concernant la production je pense qu'il y a eu une volonté de rester le plus fidèle possible au son typique du groupe avec l'orgue de John Lord qui n'a pas changé d'un yota etc. C'est à la fois une preuve de résistance (pas étonnant de la part d'un Blackmore qui s'est montré toujours peu attiré par la modernité) et en même temps assez décevant de la part d'un groupe qui représentait quelquechose de si important dans ses premières années d'activité.

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SEN Envoyez un message privé àSEN

C'est ta chronique qui m'a fait me replonger dedans ^^

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