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Deep Purple › The house of blue light

cd • 10 titres • 50:34 min

  • 1Bad attitude05:04
  • 2The unwritten law04:54
  • 3Call of the wild04:48
  • 4Mad dog04:35
  • 5Black & white04:39
  • 6Hard lovin' woman03:24
  • 7The Spanish archer05:31
  • 8Strangeways07:34
  • 9Mitzi Dupree05:05
  • 10Dead or alive05:00

informations

Enregistré au Playhouse d'avril à septembre 1986

line up

Ritchie Blackmore (guitares), Ian Gillan (chant, harmonica, percussions), Roger Glover (basse, synthés), Jon Lord (claviers, percussions), Ian Paice (batterie)

chronique

Après le succès de l'album du retour, "Perfect strangers", Deep Purple revient avec son successeur. Là, la différence, c'est qu'ils sont attendus au tournant ! Pour ce faire, ils vont prendre leur temps. "The house of blue light", ce nouvel album, va sortir au début de l'année 1987, soit près de deux et demi après "Perfect strangers", et chose remarquable, avec exactement le même line-up, celui du légendaire Mk.II ! Et maintenant, ils ne peuvent plus y échapper, ce coup-ci, on est bien dans le dur des années 80 avec une production typique et un son de claviers qui se rapproche des atrocités de l'époque. Malgré cela, il faut avouer qu'à nouveau, le groupe est inspiré. On a ici un bon album de hard rock années 80, plus agressif que "Perfect strangers", avec un son plus dur et presque naturel. Ian Gillan est particulièrement en forme avec un chant bien agressif. Mais vraiment, je m'étonne encore une fois à trouver les morceaux tranchants et entraînants. Franchement, il n'y a pas vraiment de morceaux mauvais, l'album reste homogène avec des titres courts et directs. Ritchie Blackmore se fait presque plus discret, avec des solos moins vivaces et démonstratifs. D'ailleurs, contrairement à "Perfect strangers", on ne ressent plus l'inspiration de Rainbow dans ce nouvel album où le guitariste semble un peu en retrait, malgré de bons riffs de guitares acérés. Deep Purple revient à une sorte de facilité sans morceaux alambiqués ou recherchés. Là, on garde une efficacité dans l'exécution et la composition. Et comme on a un groupe affûté et talentueux, ça passe comme une lettre à La Poste. Il reste quand même quelques moments gênants comme sur "Call of the wild" et son refrain trop rock FM avec son claviers sucré, parce que là, c'est vraiment pas possible ! Le claviers reste clairement le point négatif de ce disque, surtout en comparaison avec son prédécesseur. Là, le vieux son kitsch pointe le bout de son nez avec quelques nappes de claviers assez horribles il faut le signaler ! "Dead of alive", à l'inverse, est un titre super enlevé, rapide à souhait, loin d'une guimauve qu'on aurait pu appréhender. L'album s'écoute facilement et en fait, subrepticement, on remarque que Deep Purple se dirige doucement vers un format de hard rock un peu trop classique et formaté, perdant sa personnalité. Jusque là, tout va bien encore, mais avec le temps, en gardant ce style calibré qui, en fait, n'a jamais véritablement été leur marque de fabrique par le passé, on risque de se retrouver avec un groupe de hard rock lambda, le cas typique du vieux groupe sur le retour, revenant sans véritable originalité ni prise de risques. Deep Purple ne déçoit pas encore, mais on sent que le groupe se dirige bon an mal an vers une musique plus accessible, moins riche et finalement assez passe-partout. Et sur la longueur, le fossé avec le glorieux passé va se creuser irrémédiablement. On n'y est pas encore, maison s'y dirige à vitesse grand V. "The house of blue light" reste un bon album, de qualité, et c'est bien cela l'essentiel encore ici !

note       Publiée le samedi 5 août 2023

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    commentaires

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    torquemada Envoyez un message privé àtorquemada

    Et pourtant ils ont fait Bercy pour cet album (et même pour le suivant) !

    Note donnée au disque :       
    COLDSTAR Envoyez un message privé àCOLDSTAR

    Tout ça pour dire que ça a dû leur faire tout drôle à Deep Purple en 1987 de voir leurs ventes s'effriter... Précisément au moment où celles de Whitesnake explosaient après avoir longtemps végété!!!

    COLDSTAR Envoyez un message privé àCOLDSTAR

    Je n'ai jamais écouté ce disque, et pour cause: j'ai ignoré son existence pendant 35 ans. Je connaissais Perfect Strangers qui a un certain renom (comme disque de "la reformation"), j'avais vu passer la sortie de Purpendicular 10 ans plus tard, mais j'étais persuadé qu'il n'y avait rien entre les deux et que le groupe avait splitté après Perfect Strangers! Il faut dire que, bien aidé par la puissante publicité autour de la reformation, Perfect Strangers a eu des chiffres de vente plutôt voire très bons au niveau mondial. Par contre, pour ce House of Blue Light, cela n'a pas été la même histoire: de très bonnes performances sur les gros marchés historiques du groupe (Allemagne, Scandinavie) mais un score décevant aux USA et un effondrement, déjà, sur d'autres marchés, dont la France. C'est bien simple, chez nous ce disque est passé totalement inaperçu, et pour que leurs disques de cette période ne me soient jamais passé sous les yeux par la suite, il a fallu qu'ils soient largement absent ou au mieux très très peu valorisés dans les catalogues français du groupe, les sites de vente en ligne, ou les bacs de la FNAC! Mais bon, visiblement Nicko n'en a pas fini avec les chroniques, puisque je me suis mieux renseigné, et Deep Purple est bien un groupe toujours en activité, depuis Perfect Strangers sans discontinuer ;)

    Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

    Autant je reviens souvent avec plaisir sur Perfect Stangers, autant celui-ci c'est toujours à reculons. L'homogénéité sur l'album est toujours là, mais sacrément nivelée vers le bas. Aucun morceau mémorable, et effectivement un produit bien ancré dans sa décennie. Je ne suis pas encore allé plus loin dans la discographie du groupe d'ailleurs.

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    SEN Envoyez un message privé àSEN

    ça fait pas mal d'année que j'avais pas écouté cet album, je m'y suis replongé suite à la chronique de Perfect Stranger et j'y ai retrouvé quelques morceaux que j'avais complètement oubliés. Pas un chef d'œuvre, mais un plaisir coupable en ce qui me concerne.

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