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Hellfest 2014 par Nicko

par Nicko › lundi 30 juin 2014


Style(s) : metal / metal extrême / rock / rock alternatif / heavy metal / metal alternatif / neo metal / black metal / dark metal / death metal / doom metal / grindcore / thrash metal / hard rock / psychédélique / stoner / grunge

Comme chaque année, le 3ème week-end de juin est synonyme de Pays de la Loire, Clisson et Hellfest ! En effet, le petit monde du metal s'y retrouve pour 3 jours de pure folie intense. "Petit monde", enfin, c'est façon de parler parce que cette année, le festival a fait très très fort... Revenons en cette fin d'année 2013 quand les 4/5ème de l'affiche ont été dévoilés avec des pointures impressionnantes dans quasiment tous les genres metal. Généralement, le festival arrivait à rassembler 2-3 gros poissons et quelques autres groupes majeurs. Là, pour le coup, l'affiche était faramineuse dès le début. Visez un peu : Iron Maiden, Aerosmith, Black Sabbath, Deep Purple, Slayer, Emperor, Soundgarden, Sepultura ou Status Quo, et là, je ne parle que des Mainstages... Je pense n'avoir jamais vu une affiche aussi impressionnante que celle-là ! Le sentiment est d'ailleurs particulier chaque jour de se dire qu'en fin de journée, on assistera au concert d'une (voire deux) véritable légende du genre. Mon inquiétude à ce moment-là se situait surtout au niveau des capacités d'accueil sachant qu'avec une telle affiche (et cela n'a pas loupé), le festival allait être ultra-complet. D'ailleurs, il l'était 5 mois à l'avance ! Eh oui, le festival aura fait un carton total avec plus de 50.000 personnes en moyenne chaque jour !!

Hellfest

Clisson Rock City !

Cette année, je suis arrivé sur place en fin d'après-midi, le jeudi, veille du premier jour. Après une attente assez longue à la gare de Clisson pour accéder à une navette, j'arrive enfin sur le site du festival. Déjà, on remarque d'entrée de superbes sculptures (une guitare au milieu d'un rond-point, le logo du festival en fer forgé avec l'inscription "Clisson Rock City" à ses pieds ! Bref, le décors est planté. Après récupération du pass, j'arrive dans le Hell City Square, sorte de Camden avec boutiques aux façades typiques du quartier londonien. Les installations sont très soignées avec un véritable carrefour asphalté. L'un des changements les plus surprenants concerne l'accès au camping. Pour des questions de sécurité, une passerelle géante au-dessus de la route à été réalisée avec des escaliers impressionnants. J'ose espérer pour les festivaliers allant au camping qu'un accès plus simple était possible pour transporter les matériels les plus encombrants. Ensuite, je m'imaginais les festivaliers les plus imbibés devant franchir cet obstacle en fin de chacune des journées de festival... Concernant le camping, bien que je n'y ai pas séjourné cette année, j'ai pu remarquer un effort réel au niveau de la sécurisation du site avec des contrôles d'accès et des barrières moins franchissables que les années précédentes.

A la vue de ces installations et de l'aménagement complet du site, je me suis dit que le Hellfest avait passé l'étape supérieure avec des infrastructures bien plus professionnelles, des décors toujours plus impressionnants et de grande qualité. Il est rare de voir autant d'efforts mis sur ces points dans un festival. Le résultat est vraiment très positif. On est vraiment immergé dans une ambiance metal. Le festival peut maintenant débuter !

50.000 metalleux vous saluent !

Le décors est planté, je reviens le lendemain pour le début des hostilités... Et le lendemain, ce que je vois en premier, c'est cette marée humaine qui attend aux portes du festival. Alors je ne sais pas si l'ouverture s'est faite un peu en retard, mais l'attente pour simplement entrer dans l'enceinte du festival aura durée pour certains plus d'une heure !! Bref, quand je vous parlais du monde... Et ce n'est que le début...

Je réussis tout de même à arriver à la moitié de la performance du premier groupe que je voulais voir sur ce festival, les parisiens de Necroblood. A 10h30, commencer la journée avec du gros black/death metal ultra primaire et bestial n'est pas ce dont j'ai l'habitude, et même si cela n'a duré que 15 minutes (à cause de mon retard), j'ai pu remarquer deux choses, déjà le son est très bon, bien gras et profond, et deuxièmement, les français assurent. Il n'y a pas à dire, mais les compositions sont inspirées, variées (malgré le style si brut et primitif) et les variations de tempos sont judicieuses. Le chant est ultra-guttural au possible, ça tape vite et fort, et une nouvelle fois, je suis vraiment rentré dedans direct. Je n'ai pas eu besoin de round d'observation (en même temps, avec 15 minutes, valait mieux pas !). J'étais même assez frustré d'avoir loupé le début ! Necroblood, voilà un groupe à surveiller de près pour tout fan de Revenge, Blasphemy ou Archgoat.

Après ce début en trombe, je peux maintenant faire la visite du site et découvrir les nouveautés/évolutions/changements depuis la précédente édition. Plusieurs choses à dire, l'espace bouffe a pris la place de l'Extreme Market qui se situe maintenant hors de l'enceinte même du festival et des concerts, mais du côté du Hell City Square. Cet espace restauration est bien plus spacieux que le précédent (d'autres stands de bouffe sont aussi présents en face des Mainstage), avec plus de bancs et de tables pour s'installer. Ensuite, un effort certain a été réalisé pour fluidifier les accès aux différentes scènes. Surtout, l'espace des Mainstage a été grandement amélioré avec au moins un tiers d'espace supplémentaires et l'installation d'un écran vidéo supplémentaire en plein milieu de l'espace pour permettre aux personnes les plus éloignées de voir quelque chose. La sono a aussi été améliorée avec plus de speakers et aussi le fait que tous soient utilisées lors de la performance d'un groupe sur une Mainstage. Donc si on est face à la N°2 et qu'un groupe joue sur la N°1, on a quand même directement le son de la performance du groupe. Ce détail est très loin d'être négligeable. On le verra par la suite... Entre l'espace des Mainstage et de la Warzone (dont l'accès a été agrandi) se situe la fameuse grande roue (qui a fait pas mal coulé d'encre récemment). Je n'ai pas trouvé cela si "fête foraine" que cela. Je ne l'ai pas testée, mais à la vue des photos prises de là-haut, je trouve que c'est un ajout fun et assez sympa.

Je retourne aux choses sérieuses avec Impiety. Oui, ce début de festival est des plus furieux pour moi ! Parce que les singapouriens jouent un black/thrash metal ultra-brutal et bourrin. Le trio est impressionnant. Le son est cependant un peu moins bon et précis que pour Necroblood, n'empêche, la bande à Shyaithan balance la purée pendant 40 minutes avec un "Dominator" et un "Anal Madonna" d'une furie hallucinante !! Le groupe a autant joué de titres récents et que de vieilleries des années 90. Le set fut totalement maîtrisé et puissant et s'est terminé sur un "Torment in fire" manquant un peu de groove mais qui fait toujours plaisir à entendre ! J'aurais juste préféré un son un peu moins brouillon.

J'enchaine sur la Mainstage N°1, déjà bien fournie, pour la performance des bien nommés Satan. Je ne connaissais pas du tout et j'y suis allé par curiosité après qu'on m'en ai fait éloge à plusieurs reprises. Satan, c'est un vieux groupe des années 70-80 de NWOBHM. Etant fan de vieilleries, je me suis dit que ça pourrait me plaire. Le groupe a toujours évolué dans l'ombre d'Iron Maiden et on comprend pourquoi ! Le style est très (trop) classique, proche des deux premiers albums de la bande à Steve Harris, avec un petit côté thrashisant. Il faut aussi noter que le chant de Brian Ross est assez mauvais. Rien ne m'a vraiment conquis dans leur performance et cela ne m'a pas donné envie de découvrir plus en profondeur ce groupe.

Je m'octroie une petite pause avant de revenir vers les scènes extrêmes en plein milieu d'après-midi pour la performance des australiens de Deströyer 666. Autant sur album, je n'ai jamais été convaincu, autant sur scène, ce sont des vrais machines de guerre. Leur black/thrash est super intense et totalement propice au headbanging. Le style est évidemment bien énergique et ne laisse que peu de répis à l'auditeur. Le concert a été limpide, noir, démoniaque, brutal et fidèle à l'image que j'ai de ce groupe en concert.

Ca enchaine sur l'Altar, en face, avec les hollandais de Hail of Bullets. Martin van Drunnen et ses acolytes sont en forme. Je pense qu'il s'agira pour moi de la première véritable claque de ce festival. Leur death metal old-school militaire m'a vraiment scotché. Je ne suis pourtant pas super fan de ce style, vous me connaissez, mais là, j'accroche vraiment bien. Tous les albums du groupe sont bien représentés, et même si les derniers méfaits sont un peu moins intenses que le premier, en concert, ça envoie du bois ! Le son est bien puissant et le set passe à la vitesse de l'éclair. Bien évidemment, on aura droit à l'énorme "Ordered eastward", véritable hymne en puissance. Voilà en tout cas ce que j'appelle une très belle performance.

Ensuite, premier véritable dilème. Impaled Nazarene joue en même temps que Kadavar... Ayant vu les finlandais il y a 6 mois au Eindhoven Metal Meeting, je décide d'aller voir les allemands sous la Valley. Il s'agira au final de ma seule véritable incursion sur cette scène. L'année dernière, sa taille avait été agrandie tellement elle rencontrait de succès. Cette année, avec la même taille, j'ai eu du mal à me frailler un chemin à l'intérieur... J'ai donc assisté à leur performance d'assez loin. J'avais découvert leur musique à la fin de l'année dernière et il s'agissait d'une belle petite surprise, du bon vieux heavy/rock bien 70's avec tout pleins de feeling, ça ne pouvait que me plaire, un peu comme l'année dernière où j'avais pu voir sur cette même scène Witchcraft et Graveyard. Bon, là, j'ai trouvé le set pas mauvais, bien groovy, mais pas encore totalement maîtrisé. Ca a mis du temps à véritablement partir. J'accroche beaucoup plus sur le premier album que sur le second (bien qu'il soit pas mal non plus) et en live, c'est un peu le même constat. Aussi, j'ai trouvé que ça manquait de pèche pour un trio. J'ai passé un bon moment, mais je dois avouer être resté un peu sur ma faim...

J’enchaîne ensuite directement sur la Mainstage N°1 pour découvrir Rob Zombie. Je n'ai jamais été grand fan, mais j'ai décidé de voir ce que ça donnait en live. Alors déjà, ce qui est marrant, c'est qu'il joue avec une partie du groupe de Marilyn Manson d'il y a quelques années ! On retrouve donc Ginger Fish à la batterie et John 5 à la guitare ! Je ne connais pas grand chose de sa musique, mais Rob possède un réel charisme sur scène et il propose un show de qualité avec une bonne mise en scène et une vraie énergie. Son style de shock-rock/indus horrifique, à mi-chemin entre Alice Cooper et... Marilyn Manson, est vraiment intéressant et je pense que les fans ont vraiment apprécié. Après un petit "More human than human" de son ancien groupe White Zombie, je décide d'aller me reposer avant d'affronter la suite de la journée.

J'entends de très loin Sepultura avec notamment un "Roots bloody roots" repris en coeur par tout le monde et qui fait toujours plaisir à entendre !

Iron Maiden

Je reviens pour la première tête d'affiche du festival, les légendes d'Iron Maiden qui ont décidé de jouer plus tôt que prévu à l'origine, à 21h, en plein jour... et pendant le match de coupe du monde de l'équipe de France contre la Suisse. Cette petite digression aura son petit effet plus tard. Déjà, le premier challenge, c'est d'essayer de s'approcher... Épreuve quasiment impossible. Je réussis à être face à la scène, mais loin, très loin. Et suivant la configuration du site, je ne vois pas la scène. Heureusement qu'il y a un nouvel écran géant, mais c'est un peu frustrant de devoir apprécier un concert à l'aide d'un écran géant. Le site est absolument blindé ! Mais vraiment !! Ensuite, l'attente, relativement longue, peut-être le moment du festival où il y a eu le plus de retard, 10 minutes... (Ça va, on a connu pire...) Puis, ça commence, avec un fond sonore le fameux "Doctor, doctor" d'UFO... en entier ! S'ensuit une "petite" seconde intro avec vidéo de banquise, puis... l'intro de "Moonchild" avant qu'enfin ça ne parte réellement !! Ouf ! Bon, après ça, c'est quand même le pied ! Iron Maiden en live, c'est du bonheur. La performance sera très classique, donc on ne peut qu'apprécier ! Un peu comme à Bercy il y a un an, la tournée Maiden England, c'est top ! Que de vieux morceaux, un petit "Revelations" à la place du "Afraid to shoot strangers", un "Seventh son of a seventh son" excellent et puis quelques intermèdes pour... donner le score de France-Suisse (3-0, puis 5-0 - le concert s'étant fini avant la fin du match terminé 5-2...) dans un français... propre à Dickinson ! Bref, tout pour se mettre une fois de plus le public dans la poche. Et niveau public, c'était juste impressionnant. Je dirais même que pour moi qui ai connu le festival avant, c'était trop ! On est entré dans une nouvelle dimension du festival où il faut vraiment se placer pour le groupe précédent pour avoir une chance de voir quelque chose pour le groupe qu'on veut voir. C'est un peu frustrant.

Donc, en suivant cette logique, j'ai assisté à la fin du concert d'Iron Maiden depuis la fosse de la Mainstage N°2, donc de côté (et là, on dit merci aux organisateurs d'avoir prévu de mettre le son de la Mainstage N°1 sur la sono de Mainstage N°2 aussi - j'ai un souvenir affreux de Mötley Crüe il y a quelques années où je me situais devant l'autre Mainstage et où j'entendais un maelström immonde...) pour assister à la performance de Slayer qui doit enchaîner. Et là, on voit débarquer le gang des 4 barbus !! C'est saisissant de voir Tom Araya avec sa grosse barbe grise lui donnant l'air d'un vieux papy avec ses potes à la pilosité bien avancée ! Après, quand ça envoie la purée, tout le monde se tait ! Ça commence avec un "Hell awaits" enchaîné à "The antichrist" (oui, oui, comme sur le live monstrueux "Decade of aggression" !!!). Voilà, le ton est donné, même un Slayer sans Hanneman ni Lombardo et avec Bostaph (comme souvent pas toujours carré mais par contre ultra-énergique), ça fait le job ! La set-list laisse rêveur comme souvent, "Captor of sin", "Seasons in the abyss", "Black magic" entre autres. Alors oui, Araya ne pousse plus du tout comme avant, ça manque un peu de pèche par rapport aux années 90, mais ne faisons pas la fine bouche, un concert de Slayer, c'est la tuerie de base ! Et ce soir-là n'a pas fait défaut ! Notons au passage un joli backdrop détournant le logo de Heineken en hommage à Jeff Hanneman pendant "Angel of death" ! Aussi, une chose dont je n'ai pas encore parlé aussi, c'était la poussière. Le temps étant beau (voire même très beau) et sec, en plein pit, les nuages de poussière étaient légion. Et pendant "War ensemble", c'était vraiment trop, ça en devenait irrespirable. J'aurais juste une petite suggestion pour l'avenir. Lorsque la météo prévoit ce temps, il faudrait peut-être penser à mouiller le terrain (sans pour autant le noyer !) le matin pour que le sol soit moins sensible à ce genre de désagréments. En attendant cela, le meilleur remède reste encore le masque...

Après cet enchaînement plutôt intense, pour finir la soirée, je vais voir rapidement Enslaved pour lequel je ne comprends toujours pas l'engouement. J'ai trouvé ça plat et avec un chant criard abusif et ne correspondant selon moi pas du tout au style joué. Bref, je n'aime pas !

Je retourne vers les Mainstage pour voir Death Angel terminer la journée. Alors je ne sais pas si c'est l'accumulation de groupes vus aujourd'hui ou la fatigue mais je n'ai pas accroché à leur performance. Autant j'avais adoré leur performance lors du Eindhoven Metal Meeting autant là, j'ai trouvé que c'était fade, sans intensité et surtout sans puissance. Mark Osegueda a eu beau haranguer le public, la sauce n'a pas trop pris. Je suis resté 4-5 morceaux puis ça m'a gavé et je suis sorti du fest en me disant que j'avais déjà assisté à de belles performances sur ce premier jour. Peut-être que la suite du show fut meilleure, mais je ne me sentais pas de rester 40 minutes de plus.

Samedi soir : les légendes du vieux rock

Le lendemain, suivant le planning, le premier groupe qui m'intéresse est programmé à 11h40. Je peux presque m'octroyer une petite grasse mat'... Il s'agit des français de Temple Of Baal. Si vous vous souvenez de mon report du Speyer Grey Mass en mars dernier, j'avais vraiment adoré leur performance, avec une puissance et une énergie impressionnantes. Là, pour le Hellfest, j'ai été un peu moins soufflé par leur performance, le son était aussi moins incisif et puissant. Mais n'empêche, Temple Of Baal reste une valeur sûre sur scène. Le groupe a puisé dans tout son répertoire avec notamment un excellent "Slaves to the beast". Le quatuor montre toute sa maîtrise sur scène et le rendu est impeccable. Il manquait la petite pointe de folie et d'énergie qui selon moi aurait permis au tout de décoller. Bon après, faut avouer, le matin au réveil, c'est pas super évident d'être à bloc et d'être transporté alors que le groupe n'a que 30 petites minutes pour faire ses preuves. Une bonne performance convaincante ceci dit.

Ensuite, juste par curiosité, je vais jeter un coup d’œil aux Mainstages où un groupe de reprises est programmé, les américaines de Lez Zeppelin. Comme leur nom l'indique, il s'agit d'un groupe de reprises de Led Zeppelin. A défaut d'avoir l'original, prenons une copie. Bon, honnêtement, je ne suis pas super emballé par ce concept dans le cadre d'un festival où il y aurait pu y avoir un autre groupe à la place proposant leurs propres compositions. Après, le rendu était assez moyen. Ça a commencé avec un "Immigrant song" complètement metal et ayant perdu l'aspect rock énergique d'origine. Il s'agissait d'une version lourde, bien heavy, mais manquant cruellement d'énergie. Ça a enchaîné avec "The ocean", un poil meilleur, mais sans atteindre des sommets. Et c'est là qu'on se rend compte que reprendre du Led Zep' n'est pas si évident que cela... Je me suis un peu éloigné à ce moment-là. Par la suite, j'ai entendu quelques bribes de "Dazed and confused" et ça m'a conforté dans l'idée d'aller voir ailleurs. Ca manquait totalement d'énergie. Dommage.

La suite de mon programme m'a amené à voir Buckcherry que je ne connaissais pas. Il n'y a rien de révolutionnaire dans leur musique, il s'agit de dignes héritiers du glam-rock 80's américains style Guns N' Roses ou Skid Row, mais dans un style délibérément plus moderne. C'est là où se situe la réussite de la formation, faire du neuf avec du vieux, mais avec une production, un style et un visuel actuel, moderne. Sans aller jusqu'à dire que j'ai adoré leur set, j'ai été positivement surpris. Un bon show des américains.

Sans transition, je retourne sous la chaleur accablante de la tente des scènes extrême pour assister à la prestation des vétérans américains d'Incantation. Pas de surprises ici, la bande à John McEntee assure avec une puissance impressionnante. On a l'impression de passer sous un rouleau compresseur avec une rythmique pachydermique, un Kyle Severn impérial derrière ses fûts. Le groupe possède une aisance et une maîtrise à faire pâlir les apprentis musiciens death-metalleux. John a peut-être un peu perdu de profondeur dans son chant, mais le résultat est tout de même ultra-convaincant. Le dernier album (acquis pendant ce Hellfest) m'a l'air extrêmement prometteur...

Après cette performance, je me repose un moment parce que la fin de journée s'annonce épique avec un programme annonçant près de 8h30 de concerts non-stop...

Ce marathon de deuxième partie de samedi débute avec les suédois de Shining un peu avant 18h. J'avais assisté à leur performance du Blastfest en février dernier où Kvarforth ne jouait qu'à provoquer le public. Eh bien, bis repetita ici au Hellfest ! Oh qu'il est dur le passage de la trentaine et l'arrivée dans le monde des adultes pour Kvarforth... Ce concert fut pour moi une honte du début à la fin. Je vais commencer par les, ou plutôt LE bon côté de ce live : les musiciens qui assurent un max. D'ailleurs heureusement qu'ils sont là pour que le rendu général tienne la route. Kvarforth, de son côté, est arrivé avec sa bouteille de Jack. Il ne faisait que déambuler sur scène, bourré et buvant régulièrement des gorgés de sa bouteille, nous tournant le dos 75% du temps, nous insultant pendant les 25 restant. Son "chant" était tout simplement horrible, pas du tout maîtrisé et massacrant chaque titre. Il est sorti de scène pour revenir nous insulter à nouveau et repartir, toujours avec son petit sourire arrogant et gamin. Et enfin, le groupe a quitté la scène après à peine 40 minutes de show, 15 minutes avant la fin théorique de la prestation. Bref, LA déception du festival, un nouveau scandale de la part du suédois.

Changement de décors et d'ambiance pour la suite de la journée avec, sur les Mainstages, les anglais de Status Quo. Du haut de leurs 52 années de carrière (comme les Rolling Stones !), le quintette mené par Francis Rossi possède une classe incroyable. Le contraste avec la performance précédente est saisissant ! Je ne connais pas grand chose de Status Quo, mais il s'agit de l'un de mes tout premiers contacts musicaux il y a près de 30 ans quand ils avaient sorti le fameux "In the army now". J'avais donc envie de les voir sur scène. Et même si je ne suis pas super fan de leur style, un peu trop boogie rock pour moi, j'ai vraiment trouvé que sur scène, ça vaut le coup et comme je vous le disais, quelle classe. On voyait qu'ils étaient contents d'être là. Bien évidemment, leur hit dont je parlais plus haut, "In the army now", a été repris en chœur par tous les spectateurs. Et même s'il s'agissait d'un des groupes les plus soft de la programmation, j'ai vraiment trouvé leur présence judicieuse sur l'affiche et la qualité de leur prestation a fini de convaincre les plus sceptiques !

Sans transition, je retourne sous la tente de la Temple pour la prestation du trio norvégien de Tsjuder ! Une nouvelle fois, gros changement d'ambiance avec du black metal ultra-satanique et démoniaque. Tsjuder, pour moi, c'est la quintessence du black norvégien actuel (avec Taake). Ca tape vite et fort avec un batteur très convaincant n'hésitant pas à proposer des breaks originaux. "Kill for Satan" a été l'un des nombreux moments mémorables de ce set. La maîtrise est complète et le rendu ultra-malsain. Leur musique est noire, agressive et brutale avec une atmosphère de mort. Ça respire le souffre et le résultat est totalement impressionnant. Et dire que la performance au Throne Fest était encore plus forte. La reprise de Bathory, "Sacrifice", a fini de nous achever ! Une grosse performance de la part des norvégiens !

Sur l'Altar, ce sont les américains de Brutal Truth d'investir la scène. Leur présence est un petit événement car le bassiste, Dan Lilker, a annoncé en début d'année son intention d'arrêter sa carrière et de ne plus tourner à travers le monde à partir de son cinquantième anniversaire en fin d'année. Il s'agit donc de l'une des dernières prestation de Brutal Truth, qui cessera toute activité passé les 50 ans de Lilker, en Europe. Je ne suis pas super fan du groupe, le grind/death n'étant pas ce que je préfère, mais Brutal Truth reste une référence à voir sur scène. C'est la deuxième fois que je les voyais au Hellfest et là, j'ai trouvé le son un poil trop brouillon pour totalement accrocher à leur style. Côté énergie et brutalité, ils n'ont plus grand chose à prouver et il faut bien avouer qu'ils savent y faire. Ceci dit, je ne suis pas entièrement entré dans leur set à cause de ce son approximatif (de là où je me situais en tout cas !).

Je décide ensuite de ma rapprocher des Mainstage où Deep Purple doit jouer sur la Mainstage N°2. En attendant, j'assiste à la fin de la prestation de Soulfly avec un deuxième "Roots bloody roots" en deux jours après celui de Sepultura la veille !

Etant donné que je veux absolument voir par la suite la performance d'Aerosmith qui enchainera sur la N°1. Je décide de me placer devant cette dernière et d'assister à la performance des anglais de côté. Il s'agit de la troisième fois que j'assiste à un concert de Deep Purple et c'est peut-être la meilleure des 3 ! Je n'ai jamais été trop fan de leurs performances scéniques, mais celle-là était pas mal ! Le style est beaucoup plus tranquille que par le passé. On sent que le groupe joue en mode pépère. Les compos jouées sont celles qui ont le plus de feeling (donc pas de brûlots tels "Speed king", "Fireball" ou "Highway star"). On a donc droit à du "Strange kind of woman", un "Lazy" vraiment très sympa et un "Hush" dansant et allongé avec un petit solo de basse de Roger Glover bien cool.

Aerosmith

Alors que la nuit vient à peine de faire son apparition, nous attendons tous la venue du quintette de Boston. Comme je me suis placé à la fin de Soulfly devant la Mainstage N°1, je réussis à voir la scène. D'ailleurs, à cette occasion, une avancée de la scène a été réalisée pour que le groupe puisse venir en plein milieu de la fosse ! Après un rapide clip, passé sur l'imposant écran géant du fond de la scène, c'est sur "Back in the saddle" (comme à Paris 20 ans plus tôt !) que le groupe monte sur scène. Ca enchaine assez vite sur la reprise "Train kept a-rollin'" avant un "Eat the rich" bien énergique. Premier constat, le groupe joue bien, de manière énergique mais l'osmose avec le public n'est pas encore là. On sent Steven tyler assez distant. Et limite, l'ambiance était assez froide lorsque le groupe interprète "Oh yeah", extrait de leur dernier album, "Music from another dimension". C'est avec "Livin' on the edge", lors duquel Steven Tyler fait chanter leurs potes de Boston, Nuno Bettencourt et Gary Cherone d'Extreme (et qui ont joué sur cette même scène plus tôt dans la journée) et qui se trouvaient sur le côté de la scène ! Là, on sent que le concert commence réellement. Joe Perry y va de son petit morceau à lui, sur lequel il pousse la chansonnette, "Freedom fighter". C'est à partir de là que le concert devient vraiment excellent ! Le temps de souhaiter un joyeux anniversaire au batteur Joey Kramer (64 ans) et la deuxième partie du show balance les hits sans arrêt ! Là, on sent le groupe vraiment à fond, Steven Tyler a toujours un chant puissant et clair, même s'il monte moins qu'avant. Le groupe ressort quelques vieilleries comme "Rats in the cellar" ou "No more no more". La petite reprise des Beatles "Come together" est chantée par tout le monde dans le public. Le reste du concert est parfait avec notamment un "Dream on" au piano avant un final excellent sur "Sweet emotion". Franchement, je ne m'attendais pas à une telle performance et une telle pèche de la part des musiciens. On a vraiment senti Steven Tyler content d'être là et qui n'hésita pas à remercier les organisateurs et à les féliciter pour les qualités d'accueil. Et oui, Aerosmith au Hellfest, c'est fait ! Un très grand moment !

Enfin, pour finir cette journée haute en émotion, je me dirige vers la scène de l'Altar pour assister, du fin fond de la tente à la performance de Carcass. Et là, quelle claque monumentale ! Je ne suis pas le fan ultime de la formation britannique, mais putain, quelle intensité ! Je suis resté bluffé par la précision et l'énergie déployée. Le groupe est ultra-carré et l'intensité n'a pas failli du début à la fin. "Incarnated solvent abuse" ou "Corporal jigsore quandary" de "Necroticism: Descanting the insalubrious" restent des moments exceptionnels de ce Hellfest ! Je suis sorti sur le cul de cette performance. Chapeau bas Messieurs !

Voilà, il est 2h du matin bien passé quand je peux retourner à mon hôtel ! Cette journée du samedi a été particulièrement impressionnante ! Et malgré la chaleur du jour et la marche accumulée, j'ai hâte de revenir le lendemain matin. Surtout que le début de la journée est particulièrement attrayante !

Réveil psychédélique avant la fin impériale !

La fatigue se fait clairement sentir lors du réveil pour cette dernière journée de fest. La chaleur y est pour quelque chose. La dernière journée s'annonce cependant plus calme avec un programme moins chargé... sauf pour le matin ! En effet, en ce début de dernière journée, l'ambiance est au psychédélisme et aux ambiances 60's et 70's. Et qu'il est dur d'être à l'heure à 10h30 pour assister à la prestation des suédois de Year Of The Goat sur la Mainstage N°2. J'arrive à peu près au milieu de leur set. Je réussis à voir 2-3 morceaux. La performance est classique, avec une très bonne ambiance rappelant le bon vieux rock 70's occulte avec des compositions variées et recherchées. Je suis un peu frustré de ne pouvoir les voir que quelques minutes, mais je suis satisfait de les voir réussir une belle performance.

Ça enchaîne directement sur l'autre Mainstage avec Blues Pills, groupe psychédélique mélangeant Janis Joplin (avec notamment un chant féminin très puissant) et Led Zeppelin, le tout baignant dans un flower power très cool. Ceci dit, la puissance et l'énergie sont présents. C'est presque étonnant de voir un tel groupe au Hellfest et pourtant, à 11h du matin, c'est si rafraîchissant ! Blues Pills représente l'une de mes révélations de ces derniers mois et j'attends leur premier album avec impatience et là, sur scène, leur performance a été vraiment très intense et prenante. "Devil man" est un tube en puissance. Le groupe a une réelle personnalité avec notamment une chanteuse, Elin Larsson, possédant une voix puissante et claire, limite soul, s'insérant parfaitement aux sonorités du groupe. Vraiment une performance incroyable ! Un groupe que je ne peux que vous conseiller.

Je reste au niveau des Mainstage pour assister à la performance de Scorpion child, pour continuer dans le revival 70's. Les américains, que j'avais découvert en concert avec Orchid et... Blues Pills, jouent dans un style moins personnel, très influencé par les Black Crowes et Led Zeppelin (surtout au niveau du chanteur). Ca passe très bien en concert, c'est très sympa, mais je n'accroche pas spécialement à leur composition. C'est un peu comme si le style général était bien, mais qu'on ne retenait au final pas grand chose. Le genre de groupe qui permet de passer un bon moment sur scène, mais sans plus. Il leur manque une réelle identité et surtout des compositions plus tranchantes.

La petite matinée 70's se termine et je ne peux que remercier les organisateurs de nous avoir programmé ces groupes même si le style est un peu éloigné su metal traditionnel !

J'ai juste le temps de prendre quelques forces que j'ai déjà un premier dilemme à gérer ! Zodiac, autre formation très 70's de blues rock, doit jouer sur la Valley en même temps qu'In Solitude sur la Mainstage. Etant fan ultime des suédois, ce sont ces derniers que je vais voir sur scène, mais j'avoue être déçu de n'avoir pu assister au set des allemands. Ceci dit, je ne regrette pas d'avoir fait ce choix tant la bande des frères Åhman a réalisé une performance époustouflante ! Le groupe s'est focalisé sur leur dernier album, plus froid, moins metal et plus années 80. Je suis conquis d'avance ! Enfin, je réussis à les voir sans qu'ils aient de problèmes techniques. La performance est très bonne avec des musiciens très convaincants sur scène, possédant un charisme impressionnant. Vraiment une performance admirable. Autant dire que ce début de journée fut extrêmement chargé, ce qui ne fut pas le cas de la suite.

Etonnament, la suite de l'affiche ne m'inspirait pas plus que cela. Ajouté à la fatigue accumulée ainsi qu'aux températures vraiment élevées, sans oublier le soleil particulièrement fort ce jour-là, je préférais rester tranquille et chercher les quelques parcelles d'ombre dans l'espace arboré.

Comme Urfaust a annulé au dernier moment, je me dirige en milieu d'après-midi vers les Mainstage pour découvrir la fin du set des sud-africains de Seether. Je ne connaissais pas du tout. Et avec eux, c'est pas trop difficile à cerner. Il s'agit tout simplement d'un groupe de grunge classique, très porté sur la scène de Seattle avec un petit côté plus moderne. Ca joue bien, mais ça ne casse pas des briques non plus.

En fait, si je suis là, c'est pour assister, de loin, à la performance des brésiliens d'Angra. Alors, ça doit bien faire 10 ans que je ne suis plus du tout le groupe, mais en souvenirs de mon adolescence, je me décide à voir ce que le groupe a à proposer en 2014. Ce qui me surprend déjà, c'est de voir Fabio Lione, de Rhapsody Of Fire, au chant ! Et le bougre se débrouille plutôt bien ! Ensuite, deuxième surprise, le groupe entame avec "Angels cry" de leur premier album, du même nom ! Ca fait plaisir de passer ce petit moment nostalgique et se rappeler aux bons vieux souvenirs. Même si je n'écoute plus trop ce style, c'est toujours sympa d'assister à une belle performance de "Lisbon" (je suis un fan complet de l'album "Fireworks"), avec aussi un petit "Nothing to say" (même si je l'ai trouvé un peu brouillon) ou un "Carry on", manquant hélas de pèche. Je ne vais pas dire que je vais retourner écouter leur discographie, mais ce petit show était très sympa.

J'essaye ensuite tant bien que mal de trouver un peu d'ombre, je me décide alors à me réfugier sous une tente. La Valley étant par définition toujours blindée, j'essaye de rentrer dans la tente des scènes extrême, au moment où Equilibrium joue. Alors, je ne connais pas du tout ce groupe, mais qu'est-ce que c'était chiant !! Equilibrium, c'est du Finntroll en peut-être un peu plus pêchu mais surtout avec ce côté pagan metal que j'ai trouvé assez horripilant ! Là, je me suis senti vieux quand j'ai vu tous ces jeunots reprendre leurs titres en chœur !!

En remplacement de Megadeth, ce sont les vétérans de la scène thrash US de Dark Angel qui s'y collent sur la Mainstage N°1. Il s'agit apparemment d'un événement vu que le groupe a splitté depuis un certain temps et qu'ils ne se reforment que pour quelques dates éparses. Je découvre à ce moment-là leur musique. J'ai trouvé leur performance particulièrement chiante. La plupart du temps, on navigue dans un up-tempo qui tape sur les nerfs. Ça manque clairement de groove et d'accroche. On a l'impression que le but du groupe est d'agresser avec une batterie très mise en avant, mais que derrière, musicalement, il n'y a rien, c'est vide. Alors bon, il s'agit d'un avis brut de décoffrage, sans connaître le groupe, mais c'est en tout cas l'impression que cela m'a donné. Cependant, il faut aussi reconnaître une communication et une attitude exemplaire du chanteur, qui a l'air particulièrement cool.

En fait, si j'ai assisté à la performance de Dark Angel, c'est pour bien me placer pour Behemoth. Je ne suis pas particulièrement fan du groupe, mais je sais que leur show est assez imposant, avec son et lumière incluant des décors de scène bien travaillés. Et effectivement, niveau show, les polonais savent faire ! Sculptures en fer forgé, fumigènes, feu, accoutrements, capes et maquillages des musiciens, tout est fait pour donner un show impressionnant. Et force est de constater que ça rend particulièrement bien. Curieusement, je n'avais jamais eu l'occasion de me pencher sur leur musique. Je les ai découvert en février dernier à Paris et je pense que je vais remédier prochainement à ce manque. Il n'y a pas à dire, mais la performance fut super-convaincante. Peut-être ma plus grande découverte du festival ! Leur black/death est super inspiré avec une puissance de feu et des compositions travaillées et variées. Bravo à eux !

Après cela, je me prépare à l'une des prestation les plus attendues de ce Hellfest. Alors que la nuit pointe le bout de son nez, les norvégiens d'Emperor investissent la Mainstage N°2. Oui, Emperor, groupe emblématique du black metal, mené par Ihsahn, est présent en cette année 2014 pour jouer en intégralité leur premier album, "In the nightside eclipse", sorti 20 ans plus tôt. Cet album est un pur chef d'oeuvre du genre ! Je me souviendrai toute ma vie de la première fois où j'ai écouté ce disque au printemps 1997. Alors réussir enfin à assister à un concert de ce groupe légendaire (le mot n'est pas galvaudé ici) qui doit nous jouer cet album en entier, cela fait partie de la short-list des choses à réaliser avant de mourir. Et petit cerise sur le gâteau, aux fûts, on a ni plus ni moins que Faust, batteur d'origine sur l'album ! On pourrait presque regretter que Tchort, bassiste sur "In the nightside eclipse" et pourtant présent au Hellfest, n'ai pas rejoint le groupe. Eh bien, quelle performance !! Ce fut magique du début à la fin. "Into the infinity of thoughts", c'est tellement un morceau exceptionnel. Voir ça de mes propres yeux en concert ! Tout simplement géant !! Et cela n'a fait qu’enchaîner avec toujours autant de bonheur jusqu'au final "Inno a satana". Le tout est passé à une telle vitesse ! J'ai vraiment trouvé ça super court !! Niveau son, on peut simplement noter un clavier un peu en retrait, mais pour le reste, du bonheur total. Même le chant d'Ihsahn est très bien passé. En guise de rappel, on a eu droit à deux morceaux issus des démos du groupe en mode bien underground, tout d'abord avec le méconnu "Ancient queen" puis avec le fameux "Wrath of the tyrant" !

Black Sabbath

Après ça, on pourrait presque dormir tranquille, sauf que sur l'autre Mainstage se prépare un autre grand moment du festival, les inventeurs du heavy metal tout simplement, à savoir Black Sabbath ! Annoncés pour l'édition 2012, le groupe avait dû annuler pour cause de problèmes de santé de son guitariste Tony Iommi. Cette année, et après avoir sorti l'année passé un nouvel album, "13", les voilà enfin en terre clissonnaise ! Pour le coup, après presque 3 journées complètes de concert, je décide de faire le concert en mode tranquille, de loin. Et juste avant qu'ils n'entrent sur scène, je me dis que quand même, cette année, en 3 jours on aura vu un nombre insensé de groupes d'envergure. Merde quand même, tous les jours, en fin de journées, c'était Iron Maiden, Aerosmith ou Black Sabbath (et je ne parle que des têtes d'affiche des Mainstage !!). J'ai grandi avec ces 3 groupes qui font partie des pierres angulaires du hard rock/heavy metal. C'est la base de tout ce qu'on écoute, le pourquoi du comment qu'un festival comme le Hellfest existe maintenant ! Et on a ça en 3 jours consécutifs ! Sérieux, chapeau bas Messieurs-Dames de la programmation et de l'organisation. Et c'est sans compter les 170 autres groupes du fest ! Putain, j'en suis encore sur le cul ! Et c'est sur ces pensées personnelles que débute le set des britanniques avec un "War pigs" des familles ! Et là, on sait qu'on va avoir un concert exceptionnel ! Le son est d'une limpidité bluffante. C'est peut-être avec eux qu'on a eu le meilleur son. Du début à la fin, la performance a été nickel, même Ozzy a bien chanté ! J'ai pourtant bien fait gaffe à son chant, mais il n'y a rien à dire, c'était vraiment tip-top. Vous le savez, je suis fan de ce chanteur, même ces dernières années. J'ai du mal à comprendre les critiques incessantes sur ses capacités vocales (comme tout le monde, il a eu des soucis, comme ici même il y a 2 ans, mais dans l'ensemble, je trouve qu'il continue à bien chanter) et là, une nouvelle fois, j'assiste à une superbe performance de sa part ! Tommy Clufetos, le batteur de session, a fait un boulot exemplaire avec une force de frappe bien puissante et une performance en tout point admirable. Comme à Paris, on a eu droit à la seule petite faute de goût avec la présence d'"Age of reason" du dernier album au milieu d'une set-list faite de classiques indémodables. On pourrait juste reprocher un temps de jeu un peu court, à peine plus d'une heure et demi. Cependant, ne nous plaignons pas, le concert a été fabuleux, puissant, lourd et énergique avec que des tubes. Bref, le pied complet !

Bilan final de l'édition

C'est sur cette performance que mon festival se termine (après une tentative avortée d'aller voir Turbonegro, rebuté par le monde ahurissant devant la Warzone !!). Encore une fois, il faut bien reconnaître que ce festival est exceptionnel. Bien évidemment, on peut trouver à redire notamment au niveau du monde présent. C'est pour moi le point noir du festival. Cependant, on ne peut que saluer le travail d'accessibilité réalisé qui permet de canaliser ce flux de personnes. Des efforts ont aussi été réalisés au niveau des toilettes qui sont bien plus nombreuses et plus propres. Les points d'eau ont été plus nombreux mais restaient quand même très souvent pris d'assaut par de nombreux festivaliers à toute heure de la journée (notamment à cause des fortes chaleurs, surtout le dimanche !).

Tout de même, notons la réussite complète de ce festival qui a réussi à réunir sur 3 jours des groupes de niveaux exceptionnels. Au-delà même des trois têtes d'affiche dont j'ai parlé plus haut, Deep Purple fait aussi partie de ces groupes pionniers du genre, avec, dans une moindre mesure, Status Quo. Soundgarden, Emperor, Sepultura ou Slayer sont des groupes d'envergure internationale pas toujours faciles à dénicher. On a eu droit à tout cela et à tant d'autres groupes de qualité sur les 3 jours de ce festival. De mon côté, je garderai en tête les performances d'Emperor, Aerosmith, Carcass, Black Sabbath, In Solitude, Hail of Bullets, Iron Maiden, Behemoth et Blues Pills. En prenant un minimum de recul, on ne peut qu'être impressionné par une telle affiche, une telle qualité d'accueil et une telle organisation. Vivement le Hellfest 2015 !

Mots clés : Nicko, festival, Hellfest, rock, blues, hard rock, heavy metal, black metal, grind, death metal et doom et stoner

Dernière mise à jour du document : mardi 1 juillet 2014

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