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Neil Young › Weld

16 titres - 115:54 min

  • 1/ Hey hey, my my (into the black) - 2/ Crime in the city - 3/ Blowin' in the wind - 4/ Welfare mothers - 5/ Love to burn - 6/ Cinnamon girl - 7/ Mansion on the hill - 8/ F*!#in' up - 9/ Cortez the killer - 10/ Powderfinger - 11/ Love and only love - 12/ Rockin' in the free world - 13/ Like a hurricane - 14/ Farmer John - 15/ Tonight's the night - 16/ Roll another number (for the road)

enregistrement

en tournée lors du Ragged glory/Smell the horse Tour, Etats-Unis, 1991

line up

Ralph Molina (batterie, voix), Poncho Sampedro (guitare, claviers, voix), Billy Talbot (basse, voix), Neil Young (voix, guitare)

remarques

chronique

Styles
rock

Tuerie ! J'emploie rarement ce genre de vocabulaire, mais là, c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit pour décrire ce double CD live gargantuesque, qui résume parfaitement la carrière électrique de Neil Young en retrouvant une intensité, une rage, un jusqu'au-boutisme jamais atteints depuis le glorieux "Rust never sleeps", l'impressionnant tombeau punk de 1979 (ainsi que le "Live rust" qui va avec, et auquel ce "Weld" ressemble un peu trop, c'est son seul défaut). Pourtant, nous sommes en 1991, le Loner a atteint l'âge honorable de 46 ans - mais la flamme est toujours là, comme retrouvée après une décennie à vide, intacte. Always Young... Bien sûr, il n'y a rien de nouveau sous le soleil, mais c'est comme ça depuis le début... une éternité digne du panthéon. On comprend mieux en écoutant ce disque pourquoi Neil Young fut révéré par le mouvement grunge : il brûle sa guitare par les deux bouts, il ne se soucie pas d'un quelconque esthétisme ou d'une quelconque idéologie ; il joue simplement, avec le vieux Crazy Horse, jamais fourbu, comme si sa vie en dépendait ; et voilà qui n'est pas donné à tout le monde. Le répertoire abordé, magnifié par des dégueulis de guitare interminables et en perpétuel bout de course, est impérial : on retrouve les meilleurs moments électriques de "Rust never sleeps", mais aussi "Cortez the killer", apogée de l'album "Zuma", "Tonight's the night", "Cinnamon girl" (le manifeste garage de "Everybody knows..."), "Rockin' in the free world" (autre pied ultime, ici débarrassé de son fard hard rock FM pour sonner enfin crade), quelques bonnes louches du dernier album en date, "Ragged glory" (les moments les plus épiques), et surtout une version de 14 minutes de "Like a hurricane", dantesque (entendez : sombre et sublime) et se terminant en apocalypse. Argh ! Un sacré best-of. Ce disque est l'épreuve de vérité : aimez-vous le rock, le seul, l'unique ? L'engagement est toujours là, lui aussi. Ce live, enregistré pendant la première Guerre du Golfe, montre un Neil Young pas trop jouasse, qui fait pleuvoir les scuds et les exocets, et qui fait résonner les sirènes de guerre et vrombir les mitraillettes, notamment sur une reprise tétanisante du "Blowin' in the wind" de Bob Dylan. Ces "Welfare mothers", débordant de rage et de violence, tout comme "F*!#in' up", et pas mal d'autres... Epuisant mais orgasmique.

note       Publiée le mardi 14 février 2006

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notes

Note moyenne        11 votes

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born to gulo › mardi 2 juin 2020 - 19:44  message privé !

Je suis pas d'accord ; je trouve que pour ce disque, c'est vraiment le max, j'y mettrais pas plus.

taliesin › mardi 2 juin 2020 - 17:59  message privé !

6 boules, c'est le minimum...

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Raven › vendredi 29 mai 2020 - 23:05  message privé !
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Ouais. Et "Like a Hurricane" n'a jamais aussi bien porté son titre. À elle seule, elle vaut Arc. (+ ce final "waaah il fait l'orage avec sa guitare le monsieur, t'as vu ça Papa ?!")

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boumbastik › vendredi 29 mai 2020 - 21:23  message privé !

Cortez est un chez d'oeuvre, surtout cette version. Sur Zuma, elle est grande. Celle de Weld est transcendante. On parlait de bonne soupe l'autre jour. Là elle fait office d'entrée-plat-fromage-dessert.

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Rastignac › vendredi 29 mai 2020 - 18:31  message privé !
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Celui-ci fut le premier et pendant longtemps le seul que je pouvais écouter, pompé sur cassette. J'avais enregistré que Weld parce que Arc me cassait trop la tête. Mais oui, Cortez bordel, ben... was the killeuw. Je redécouvrirai cette chanson sur Zuma des dizaines d'années plus tard...