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Neil Young › Roxy Tonight's The Night Live

  • 2018 - Reprise, 9362-49079-7 (2 vinyle)

lp | 14 titres | 35:17 min

  • 1 Intro [0:51]
  • 2 Tonight's The Night [6:48]
  • 3 Roll Out The Barrel [0:52]
  • 4 Mellow My Mind [3:11]
  • 5 World On A String [2:43]
  • 6 Band Intro [1:23]
  • 7 Speakin' Out [6:37]
  • 8 Candy Bar Rap [0:31]
  • 9 Albuquerque [3:51]
  • 10 Perry Como Rap [0:17]
  • 11 New Mama [2:29]
  • 12 David Geffen Rap [0:35]
  • 13 Roll Another Number (For The Road) [4:40]
  • 14 Candy Bar 2 Rap [0:28]

lp | 4 titres | 17:50 min

  • 1 Tired Eyes [7:02]
  • 2 Tonight's The Night - Part II [6:38]
  • 3 Walk On [3:38]
  • 4 Outro [0:31]

enregistrement

Enregistré au ROXY de Los Angeles, CA, du 20 au 22 septembre 1973.

line up

Neil Young (voix, guitare, piano, harmonica), Ben Keith (guitares, voix), Billy Talbot (basse), Nils Lofgren (piano, voix, guitare), Ralph Molina (batterie, voix)

remarques

Le second disque n'est pressé que d'un côté.

chronique

Styles
blues
country
folk
rock
Styles personnels
blues rock nocturne

Le dernier album live sorti par Neil Young, on en parle ? Non, parce que ces dernières années c’est vrai, on a légèrement pris l’habitude d’avoir notre dose de loner vintage en intraveineuse, régulièrement, tranquillement, et on a pris le pli, voire perdu un peu de l’émerveillement solaire des premières sorties NYA – ces fameuses archives dont on attend depuis douze ans le second volume… à croire qu’il faut faire vieillir ces bandes comme un bon whisky ? Et puis l’autre soir, à la veille du Disquaire Day, le Canadien s’est fendu d’un e-mail très direct, annonçant comme si de rien n’était la sortie d’une version live de Tonight’s the Night au Roxy, club qui venait alors juste d’ouvrir, en 1973 (c’est-à-dire, en gros, au "surlendemain" des overdoses mortelles Danny Whitten et du roadie Bruce Berry). Une série de chansons écrites sur la route de Santa Monica, avec un côté californien crépusculaire ; tequila, lunettes noires et blouse blanche pour un blues blanc. En 2018, l’écoute de cet album-et-demi (sur lequel on trouve, cherry on the cake, une version de "Walk On", l’opener du fantastique On the Beach) est d’une telle qualité qu’elle ferait presque réévaluer le disque original sorti en 1975. Rien que ça ? Clairement, ce volume-compilation de fin septembre 73 a valeur d’un grand millésime. La même voix éraillée, l’ambiance sombre et chaude d’un post-mortem à L.A., les larmes perlant aux bords des yeux ; l’instru folk-rock en gamme pentatonique à moitié respectée, des finales blues rock auxquelles les musiciens ne prêtent guère attention ; tout ça, dans l’atmosphère électrique d’un enregistrement public. Avec, déjà, une sorte de maîtrise dans la nonchalance, acquise en l’espace d’un mois à peine. On fait rouler. C’est là que Neil Young est le plus génial : quand il ouvre les portes de ses démons, qu’il nous laisse entrer dans son intimité, quand on participe à l’introspection, à son besoin cathartique. Ses élans guitaristiques n’ont pas de calcul : c’est franc, ça touche l’âme, immédiatement. On peut gloser, et tenter de déterminer si la version Roxy est meilleure que l’originale. Disons que c’est une question de timing : Tonight’s the Night aurait pu saborder la carrière de Neil Young, tant il était tragique. Le live au Roxy est encore plus ébréché, poudreux, recouvert d’une couche supplémentaire de poussière noire, si bien qu’en soufflant dessus, aujourd’hui, comme on redécouvre un vieux flacon précieux, ses contours bruts et brillants ont une aspérité qui donnerait presque du baume au cœur. Essentiel.

note       Publiée le mardi 24 avril 2018

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DukeOfPrunes › vendredi 18 mai 2018 - 12:23  message privé !
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Cool ! On est d'accord. Même quand on n'aime pas trop les disques live (on peut ne jurer que par le studio bien sûr), il faut avouer que Tonight's the Night est un cas particulier. La version Roxy pousse plus loin sur les rotules.

Note donnée au disque :       
Rastignac › samedi 12 mai 2018 - 10:52  message privé !
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Reçu ! Ecouté ! C'est la version encore plus cramée que la version studio qui est déjà bien cramée. Donc forcément, c'est encore meilleur.

J'ai le souvenir de son autobiographie, parlant de ce moment où il trainait en Floride. Je me demande encore comment les mecs arrivaient à jouer aussi bien en étant aussi défaits.

merci pour le fusil... › mercredi 25 avril 2018 - 17:36  message privé !

Concernant le blues, j'ai simplement démontré que c'était une musique métissée, je n'ai jamais nié son origine "noire". Ici, c'est l'expression "blues blanc" qui a fait tache, surtout pour qu'au final l'auteur t'explique qu'il voulait décrire un mélange de folk et de country et que donc ça n'a plus grand chose à voir avec le blues... Aucune sensibilité (vu les petites réactions acerbes et épidermiques, c'est l'hôpital qui se fout de la charité) ou trollage, je constate juste que pour certains, en 2018, il est ok de désigner un genre musical par la couleur du gars qui chante.

Rikkit › mercredi 25 avril 2018 - 17:17  message privé !

Je vois surtout là une volonté farouche d’antiracisme, alors qu’il ńy a absolument rien de raciste à considérer le blues comme une musique noir. Elle l’est objectivement si on la place dans son contexte. Et quant à « Punk Noir », ouais pour les Bad Brains, vu que de la même manière le punk est une musique de blanc à l’origine.

dimegoat › mercredi 25 avril 2018 - 16:23  message privé !

Il y a sûrement des racines africaines aussi, sans doute, ah aha! Et de toute façon, le meilleur bluesman d'après-guerre, Jimi Hendrix, était noir-blanc-cherokee.