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Neil Young › Time fades away

8 titres - 34:33 min

  • 1/ Time fades away (5:36)
  • 2/ Journey through the past (3:19)
  • 3/ Yonder stands the sinner (3:17)
  • 4/ L.A. (3:11)
  • 5/ Love in mind (2:02)
  • 6/ Don't be denied (5:16)
  • 7/ The bridge (3:05)
  • 8/ Last dance (8:47)

enregistrement

en tournée aux Etats-Unis, de janvier à avril 1973

line up

Neil Young (voix, guitare, piano, harmonica), Ben Keith (guitare, voix), Johnny Barbata (batterie), Tim Drummond (basse), Jack Nitzsche (piano, voix), David Crosby, Graham Nash (guitares, voix).

chronique

A peine terminé l'enregistrement de son classique "Harvest", Neil Young part en tournée accompagné par les Stray Gators, avec le grand Jack Nitzsche au piano, histoire de chasser les idées noires qui l'oppressent de plus en plus (et qui trouveront leur expression très intériorisée sur "Tonight's the night"). Les Stray Gators ayant été le backing band du singer/songerwriter sur le célèbre album sus-nommé, le public pouvait raisonnablement s'attendre à s'en voir offrir une bonne partie sur scène. Eh bien, raté. Aucun titre de "Harvest" à se mettre sous la dent dans ce live. La plupart du matériel est d'ailleurs totalement inédit (à quelques exceptions près, comme "Journey through the past", chanson composée pour une musique de film quelque temps plus tôt), ce qui rend cet enregistrement d'autant plus précieux. La captation sonore est lointaine, assez mauvaise, mais je dirais que cela renforce l'impact immédiat de cette musique : de la douceur et du caractère mélancolique de Harvest, il ne reste pas grand-chose. Même le départ country du premier titre, avec piano, guitare slide et harmonica, prend au tripes : voix à la limite de la cassure, tempo très vif, son crade... il semble que le groupe soit sur le point de se jeter dans le vide. On sent bien l'atmosphère explosive qui régnait, paraît-il, entre Neil Young et le reste du groupe sur des rocks parfois teintés de folk, mais balancés avec un mépris rageur (et pour tout dire profondément jouissif) : "Yonder stands the sinner", "L.A.", "Don't be denied". "Time fades away" contient aussi, entre deux accès de rage brute, son lot de ballades sacrées : "Journey thru the past" qui porte en elle les réminiscences d'"After the gold rush" (le morceau), "Love in mind", "The bridge" la sublime... et toujours l'accompagnement au piano. Mais c'est l'épique "The last dance" qui conclut l'affaire, sombre, plaintif, colérique, obsédant... Les spectateurs qui étaient venus pour entendre "Heart of gold" ont dû s'en souvenir longtemps. Un live excellent et surprenant qu'il est urgent de redécouvrir, après une longue occultation pour cause de maison de disques rétive.

note       Publiée le samedi 4 février 2006

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Rastignac › dimanche 10 novembre 2019 - 09:29  message privé !
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Quand il pousse sa voix jusqu'à la casser comme un punk, c'est beau comme un fond de bouteille (dans lequel il semble ne pas avoir trouvé quelque bonheur à l'époque).

Norris › samedi 5 février 2011 - 14:46  message privé !

Totalement d'accord avec la chronique. Probablement un des albums de Neil Young a l'ambiance la plus crue, sale et sombre( c'est sans doute du en partie à la production). Si vous n'aimez pas Tonight's the night, n'éssayez pas celui-la.

Note donnée au disque :