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Melechesh › Emissaries

10 titres - 55:43 min

  • 1/ Rebirth of the nemesis
  • enuma elish rewritten
  • 2/ Laders to sumeria
  • 3/ Deluge of delusional dreams
  • act 1
  • east tempest from the east
  • act 2
  • enlil's raetaliation
  • 4/ Touching the spheres of sephiroth
  • 5/ Gyroscope
  • 6/ Double helixed sceptre
  • 7/ The scribes of kur
  • 8/ Leper jerusalem
  • 9/ Sand grain universe
  • 10/ Emissaries and the mysterium magnum.

enregistrement

Produit par Ashmedi et Melechesh. Enregistré aux studios Woodhouse, Hagen, Allemagne (06/01/2006 - 03/02/206) par Dennis Koehne. Mixé par Dennis Koehne et Ashmedi aux Flying Pig studios, Schwerte, Allemagne.

line up

Ashmedi (guitares, voix principale), Moloch (guitares); Al'Hazred (basse); Xul (batterie) - chants par Ashmedi, Moloch, Al'Hazred et Matthias Heine, percussion et douze cordes par Ashmedi, Buzuk moyen oriental par Moloch, Surbahar sur "scribes..." par Remco Helbers, Nay sur "scribes...".

Musiciens additionnels : Proscriptor (voix [4])

chronique

Styles
metal extrême
black metal
thrash metal
Styles personnels
mesopotamian metal

De "Sphynx II", ce 4ème album des fabuleux Melechesh s'extrait peu à peu, à mesure des écoutes et de l'abandon, pour s'imposer comme, à mon humble avis, un des albums les plus aboutis et percutants de l'histoire du metal; rarement but aussi clairement défini, n'aura été aussi pleinement atteint. Jusqu'ici il y avait deux camps : ceux qui regrettent l'orientalisme un peu plus prononcé de "Djinn", et ceux qui ont mesuré l'accroissement phénoménal de puissance acquis sur "Sphynx" et n'arrivent donc pas à le considérer autrement que comme le chef d'oeuvre du groupe. Je n'ai pas non plus trouvé (je n'ai certes pas énormément cherché) de chronique d'"Emissaries" le définissant comme fondamentalement autre chose qu'un "Sphynx II". Certains le disent un peu plus soft, d'autres pointent avec justesse la qualité accrue du son en regrettant néanmoins, avec encore plus de justesse, le son si mat et authentique de la batterie de Proscriptor, ici plus "brillante" et sèche. Plus soft... non, décidément, je ne trouve pas. Plus contrasté, plus aéré, plus heavy, oui, ce disque renoue aussi plus fréquemment avec le black metal et sa fureur, et on ne peut pas dire que ces 55 minutes de toute puissance metal soient plus "soft", non, que le simplement compact "Sphynx". Mais il n'y a pas que le détail du son et la richesse accrue des gestions dynamiques qui ont bougé; il y a aussi le spectre mélodique et harmonique, qui s'est enfin réouvert. Dans les leads, dans les soli, dans les ralentissements et breaks aux harmonies pesantes comme de gigantesques temples de pierres, Melechesh met plus de couleurs, plus de parfums, plus de richesses, plus d'ampleur. C'est beau et trippant, c'est aussi incroyablement puissant et jouissif. Ceux qui m'ont fait l'honneur de cliquer sur la page "Sphynx" ont vu que je m'étalais en longueur dans mon évocation de la musique du groupe. J'aimerais, dans une certaine mesure, éviter cet écueil ici. Mais la musique de ce groupe extraordinaire est si efficace, si cohérente, et en même temps si particulière... tout cela est si alchimique. Ce n'est pas du black/thrash un peu teinté d'influences orientales, ce n'est pas non plus du black/thrash innondé d'influences orientales, ce n'est toujours pas du metal folklorique, c'est... bah du Mesopotamian Metal. Ce n'est pas une superposition de metal et de moyen orient, ce n'est pas un mélange : c'est une véritable fusion. Ashmedi le sait : l'application des rythmiques orientales au thrash est bien plus qu'un "coup", un "effet" : dès qu'on écoute Melechesh ça s'impose comme incontestable : c'est une réinvention. Et puisque je ne veux pas m'attarder, je m'empresse d'aborder le sujet central de toute chronique : qu'est-ce qu'on ressent à l'écoute de ce disque? A quoi ça ressemble? ... et bien c'est exactement à la hauteur de ses promesses : c'est un album de metal plutôt extrême qui donc défouraille grave, dont l'impact thrash est phénoménal et désormais sublimement réenrichi de black mais aussi de heavy, et qui se pose également comme un voyage absolument fabuleux dans la Mésopotamie antique et mythologique. C'est non seulement d'une puissance et d'une efficacité hors du commun, d'une richesse parfaite, mais c'est aussi merveilleusement trippant. Tu vas te retrouver au beau milieu du désert en pleine nuit, invoquer des dieux que tu ne connais pas, errer entre les colonnes énormes d'un temple creusé dans la montagne et chanter comme un bourrin avec ces choeurs graves qui en appellent à Tiamat, et tout cela en serrant les poings à t'en péter les phalanges dans un headbang incoercible. C'est un disque totalement génial.

note       Publiée le vendredi 30 janvier 2009

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boumbastik › jeudi 27 octobre 2016 - 17:02  message privé !

Très bonne came, d'une précision micro-chirurgicale. Me fait parfois penser à Coroner dont la musique est également imprégnée d'orientalisme, surtout sur No More Color et Mental Vortex (Die by my Hand, Mistress of Deception et Divine Step pour ne citer qu'eux). Il fallait que cela fût dit.

saïmone › jeudi 31 mars 2016 - 18:18  message privé !
avatar

tu vas pouvoir tester Maat et sombrer définitivement ! (si tu trouves Nile porc, sache qu'on navigue - aucune idée si ça te parle - en terre Vader, mais de façon mésopotamienne. je ferais une comparaison kamikaze, mais non)

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Wotzenknecht › jeudi 31 mars 2016 - 13:22  message privé !

Je continue mon monologue : autant Melechesh en live c'était déjà le panard, mais alors Nile ! Enorme surprise pour moi, même si je n'écouterais pas vraiment ca à la maison. Du porc distingué, taillé pour le dancefloor. Bref, ravi de ma soirée.

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Wotzenknecht › samedi 26 mars 2016 - 19:24  message privé !

En live mercredi avec Nile ! Hâte de voir ce que ca vaut sur scène, surtout que ces deux bouzins ont un univers assez proche.

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Wotzenknecht › mardi 12 janvier 2016 - 17:36  message privé !

Ces derniers temps c'est 2-3 fois d'affilée par jour, celui-ci. Je fais péter le torrent de boules.

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