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Neil Young › Prairie wind

10 titres - 53:05 min

  • 1/ The painter
  • 2/ No wonder
  • 3/ Fallin' off the face of the earth
  • 4/ Far from home
  • 5/ It's a dream
  • 6/ Prairie wind
  • 7/ Here for you
  • 8/ This old guitar
  • 9/ He was the king
  • 10/ When God made me

enregistrement

Master-Link, Nashville, Etats-Unis, 2005.

line up

Wayne Jackson (cuivres), Neil Young (guitares acoustique et électrique, harmonica), Ben Keith (dobro, pedal steel et slide guitare), Spooner Oldham (piano, orgue Hammond B3 et piano électrique Wurlitzer), Rick Rosas (basse), Karl Himmel, Chad Cromwell (batterie et percussion), Grant Boatwright (guitare acoustique), Clinton Gregory (violon), Wayne Jackson, Thomas McGinley (cuivres), Emmylou Harris, Pegi Young, Diana Dewitt, Anthony Crawford, Gary Pigg, Curtis Wright, Grant Boatwright (voix), Chuck Cochran, Pamela Sixfin, Connie Ellisor, Alan Umstead, David Davidson, Mary Kathryn Vanosdale, David Angell, Gary Vanosdale, Jim Grosjean, Kris Wilkinson, Carole Rabinowitz, Bob Mason, Carl Gorodetzky, Everhard Ramon (cordes). Fisk University Jubilee Choir : Paul Kwami (direction), Brandon Colvin, Hayley Reed, Kawana Nicole Williams, Jeremy Kelsey, Aorian Chism, Christan Riley, Terrance Pogue, Wesley Trigg (choeurs).

chronique

Styles
folk

Une nouvelle fois ressuscité d'entre les morts, après avoir subi une sérieuse opération du cerveau, le Loner nous revient en 2005 pour son nouvel album, celui de ses 60 ans. Contrairement aux pathétiques Rolling Stones, on n'a pas envie qu'il s'arrête, même si l'on sait qu'il ne pourra plus nous sortir un disque dont la furie égalerait celle de "Weld" ; même si l'on peut penser que "Sleeps with angels" fut en quelque sorte son chef-d'oeuvre testamentaire, et qu'on ne croit plus qu'il retrouvera le son boisé inimitable de "After the gold rush" ou la contemplative mélancolie d'"On the beach". Pourquoi faire, donc, ce "Prairie wind", disque de folk statique et baigné de lumière qui ajoute un nouveau chapitre à la saga dont les précedents développements se nommaient "Harvest moon" et "Silver & gold" ? "Prairie wind" fait certes montre d'un petit charme supplémentaire, mais il s'agit d'une justification insuffisante. En réalité, Neil Young ne PEUT pas s'arrêter. Il restera l'éternel et farouche compagnon de route, le dernier frère d'armes, jusqu'à son ultime souffle. Faut-il voir un double-sens ironique derrière le titre de la chanson qui clôt magnifiquement ce recueil, "When God made me" ? Avant d'être définitivement rappelé par le créateur, le Loner vendra encore chèrement sa peau. Pour cette dernière chronique, un hommage à titre anthume ? Enivrement provoqué par les grands espaces ; nostalgie d'une liberté et d'une innocence perdues ; guérison de la tourmente de l'âme et des blessures du coeur : telle se manifeste la musique du chantre possédé et héraut des mythes du rock ; du voyageur incertain, fossoyeur optimiste, précurseur malgré lui, qui s'est perdu entre tous les courants sans jamais se noyer, ralliant toujours à sa cause de nouveaux adeptes. Il n'est pas trop tard pour en faire partie.

note       Publiée le samedi 4 mars 2006

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boumbastik › mardi 10 mai 2011 - 18:56  message privé !

d'ac avec Le Gloth, Le Noise est très bon : des mélodies superbes, une voix d'une douceur infinie et l'Ouest immense....

The Gloth › lundi 13 décembre 2010 - 09:22  message privé !

Le nouvel album "Le Noise" est excellent, ni batterie ni basse, Neil young tout seul avec sa gratte électrique, sa voix et pas mal d'échos, et des textes introspectifs.

The Gloth › vendredi 2 juillet 2010 - 10:23  message privé !

Faut que j'écoute celui-ci, j'ai beaucoup aimé "Silver & Gold".

ellington › mardi 22 juin 2010 - 23:04  message privé !

En fin de soirée , un Neil Young est un bonheur accessible , facile à mériter . Les morceaux moyens passent sans problème . Je sais qu'un disque du Loner , même baclé , contient deux ou trois perles . Je les attends , tranquille .

Note donnée au disque :       
The Gloth › lundi 21 juin 2010 - 14:01  message privé !

"Living with War" il est pas terrible finalement, et "Fork in the Road" encore moins.