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Neil Young › Greendale

10 titres - 78:34 min

  • 1/ Falling from above
  • 2/ Double E
  • 3/ Devil's sidewalk
  • 4/ Leave the driving
  • 5/ Carmichael
  • 6/ Bandit
  • 7/ Grandpa's interview
  • 8/ Bringin' down dinner
  • 9/ Sun green
  • 10/ Be the rain

enregistrement

Plywood Analog, Woodside, Californie, Etats-Unis, du 11 juillet au 19 septembre 2002.

line up

Neil Young (guitare, orgue, harmonica, voix), Ralph Molina (batterie, voix), Billy Talbot (basse, voix). The Mountainettes : Pegi Young, Nancy Hall, Twink Brewer, Sue Hall (choeurs).

chronique

Greendale se présente sous la forme de ce qu'il est convenu d'appeler un concept-album. Eh oui, même Neil Young en est capable (d'ailleurs, la question serait plutôt de savoir ce dont il n'est PAS capable). En gros, il s'agit du récit, tout au long des dix titres étirés d'un disque très homogène (pour ne pas dire lassant), d'une saga familiale toute faulknerienne se déroulant dans une petite ville américaine, Greendale, avec son lot de rebondissements et de drames, puisque la famille en question se déchire autour d'un meurtre. A l'origine livré avec un DVD où le Loner déroulait son histoire à travers des anecdotes parlées entre deux chansons, Greendale doit pourtant s'apprécier aussi comme un disque de folk-rock poisseux, où les longues circonvolutions de la guitare électrique du seul Neil Young (Frank Sampedro, le secondant habituel au sein du Crazy Horse, n'était pas disponible) tracent des sentiers sinueux qui seront susceptibles de perdre l'auditeur. L'atmosphère est lourde - à l'image des péripéties et des lieux qui sont décrits, oppressants comme pourrait sans doute l'être une immersion dans le milieu d'une petite ville provinciale très fermée, où tout le monde se connaît et se regarde d'un oeil suspicieux - même si elle est parfois allégée par l'adjonction de choeurs, ou bien perforée par l'utilisation du haut-parleur à des moments-clés de l'histoire. Ce disque décolle réellement dans sa seconde moitié, avec la litanie de "Bandit", interrompue par un refrain plus lyrique, l'orgue retrouvé de "Bringin' down dinner", la tournure épique et grandiose prise par les événements au cours de deux très longs derniers titres... Sans parvenir systématiquement à atteindre son but, cet album constitue un excellent rétablissement après le navrant "Are you passionate ?" pour l'inusable Neil Young.

note       Publiée le samedi 4 mars 2006

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Chris › mardi 9 août 2016 - 20:57  message privé !
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La seconde partie du disque est effectivement nettement supérieure à la première. Pas si dégueulasse que ça finalement...

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torquemada › samedi 7 avril 2007 - 11:08  message privé !
J'accroche pas des masses.
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muffinman › dimanche 11 juin 2006 - 20:50  message privé !
Double E et Devil's Sidewalk s'écoutent plutôt bien. La vraie bonne chanson de l'album aux allures d'hymne écolo est Be the Rain. Autrement c'est un album largement surestimé si on se réfère à la plupart des critiques parues dans la presse au moment de sa parution en 2003.
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