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Neil Young › Everybody Knows This Is Nowhere

cd | 7 titres | 40:29 min

  • 1 Cinnamon girl [2:58]
  • 2 Everybody knows this is nowhere [2:26]
  • 3 Round and round (it won't be long) [5:49]
  • 4 Down by the river [9:13]
  • 5 Losing end (when you're on) [4:03]
  • 6 Running dry (requiem for the Rockets) [5:30]
  • 7 Cowgirl in the sand [10:30]

enregistrement

Wally Heider Recording, Hollywood, Etats-Unis, janvier et mars 1969.

line up

Neil Young (guitare, voix), Danny Whitten (guitare), Billy Talbot (basse), Ralph Molina (batterie). Robin Lane (voix sur "Round and round"), Bobby Notkoff (violon sur "Running dry").

chronique

Crade, suintant, produit avec les pieds : du rock construit sur des structures de chansons folk avec trois accords et des choeurs pour le refrain, des grattes acides qui martèlent quelques notes dans des solos très longs perforant l'oreille, pas techniques pour deux sous ; la batterie qui ne vous servira absolument aucun break dévastateur, juste un rythme simpliste et inamovible, et entre ces deux interminables coulées de boue que sont "Down by the river" et "Cowgirl in the sand", un "Requiem for the Rockets" (ancien nom du groupe de Ralph Molina, Billy Talbot et Danny Whitten), aux échos embrumés portés par un violon country mélancolique à souhait. Pure et dure, lancinante, torride... Telle fut la première renconte entre Neil Young et le groupe de rock garage qui allait devenir son backing band à la vie à la mort, le "Crazy Horse", bande de bouseux hirsutes et malpolis qui ré-inventent en compagnie du singer/songwriter guitariste la quintessence de l'art du rock, du vrai, à l'image de ce "Cinnamon girl" ouvrant les hostilités, véritable déluge de crasse qui n'offre aucune échappatoire. Pour Neil Young, l'affaire est importante : après un premier album globalement folk, il a fait le choix de rebrancher les guitares : il oscillera ensuite sans cesse entre deux extrêmes, dans le but toujours identique de mieux faire ressortir l'essence de son art : sentiments dévastés et mal d'un pays de libertés qui n'existera nulle part ailleurs que dans ses chansons. En même temps, avec ce disque sorti en mai 1969, il ouvre une nouvelle brèche dans un rock qui se rêve de plus en plus en "grande" musique. Mais la grande musique vient des tripes, et le gaillard l'a bien compris ; d'autres s'en souviendront.

note       Publiée le samedi 4 février 2006

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DukeOfPrunes › samedi 26 mai 2018 - 15:21  message privé !
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Ouah j'ai réussi à placer quatre adverbes de quatre syllabes voire plus dans un commentaire de deux lignes. On dirait du De Gaulle sur la fin...

Note donnée au disque :       
DukeOfPrunes › samedi 26 mai 2018 - 15:19  message privé !
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Neil Young fait partie de ces mecs qui ont un jeu de guitare reconnaissables immédiatement. C'est estampillé. Et effectivement, boumbastik, cet album est certainement le meilleur moyen de s'en rendre compte :) Après 75, il y a aussi de beaux disques évidemment, mais prends le temps de les déguster ! ça passe tout seul...

Note donnée au disque :       
nicliot › vendredi 25 mai 2018 - 21:46  message privé !

17,8/20

boumbastik › vendredi 25 mai 2018 - 20:14  message privé !

Le Fillmore je l'ai commandé hier soir à 21h37 pour 6,98 balles neuf (et c'est pas du tennis). Ainsi que le sus-chroniqué, ainsi qu'une tripotée d'autres parmi les premiers jusqu'à Zuma. Je suis à 2 doigts de m'auto-tatouer "For ever Young" sur mon poitrail. Et c'est pas du Alphaville.

Rastignac › vendredi 25 mai 2018 - 00:59  message privé !
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Le live au Fillmore East sortisdes archives il y a quelques années correspond à cette époque, et tel le récent live du "Tonight's the night", ça mousse bien voire parfois presque mieux. Que des perles sur cet album, un de mes préférés, je dirais dans mon top 3 de son énorme discographie. Top 5 ? Top 1 ?