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Judas Priest › Stained class

cd • 9 titres

  • 1Exciter
  • 2White heat, red hot
  • 3Better by you, better than me [reprise de Spooky Tooth]
  • 4Stained class
  • 5Invader
  • 6Saints in hell
  • 7Savage
  • 8Beyond the realms of death
  • 9Heroes end

line up

Rob Halford (chant), Glenn Tipton (guitares), K.K. Downing (guitares), Ian Hill (basse), Les Binks (batterie)

remarques

chronique

Styles
metal
heavy metal
Styles personnels
heavy metal mélancolique

Ca se précise... Voilà, en 1978, Judas Priest arrive progressivement avec l'artillerie lourde. C'est encore un peu faiblard niveau son de guitares, mais les compos sont déjà plus incisives. Même si "Sin after sin" s'avère être doux et limite mou du genou, on avait senti que le groupe voulait partir vers une pente plus agressive, plus brutal que le rock qu'ils avaient joué jusqu'à présent. Et là, je pense qu'avec l'arrivée de leur quatrième batteur, Les Binks, en autant d'albums, ils sont arrivés au niveau supérieur d'agressivité et de vitesse. Ca se ressent directement avec un "Exciter" tranchant, épique, intense, qui fera les beaux jours des débuts de concert du groupe. La double grosse caisse se fait plus présente (bien que la production ne l'avantage guère) mais surtout, au niveau des riffs, ça se fait plus incisif, ils sortent du contexte rock et déviennent "metal" avec une embryon de thrash (sans le son ni la production bien sûr, mais au niveau du riffing, c'est clairement ça). Rob Halford ne se contente plus de chanter gentiment, il se lâche totalement. Il ne fait pas que monter dans les aigus, tout son chant est agressif et vindicatif. On peut dire que c'est à partir de ce "Stained class" que Judas Priest entre dans une nouvelle phase de sa carrière. Cependant, tout n'est pas encore parfait. L'inspiration ne tient pas jusqu'au bout de l'album et la deuxième face est plus pauvre, créativement parlant, que la première (qui possède avec "Exciter", "Stained class" et la reprise "Better by you, better than me" de très bons atouts). Oui, mais voilà, même si "Saints in hell", "Savage" et surtout "Heroes end" sont un niveau en dessous, il y a là, LE morceau de l'album. "Beyond the realms of death", qui vaudra beaucoup d'ennuis à la formation, est un de ces morceaux piliers dans une carrière, au même titre que "Victin of changes" ou plus tard "Painkiller", incontournables et surtout exceptionnels. Ce morceau représente totalement ce qu'est Judas Priest dans les années 70. Ca commence comme une ballade mélancolique douce et ça se termine en cauchemard lourd et sombre avec un Rob Halford au sommet et un duo de 6-cordistes parfait. Les enchainements rapides et calmes avec la guitares sèche donnent toute sa dimension au morceau. Alors même si l'album se révèle au final un peu inégal, il représente un véritable tournant dans la carrière du quintette de Birmingham (un nouveau !) avec un style plus dur, une imagerie plus moderne et futuriste qu'on retrouvera par la suite dans chacun des albums du groupe (visez la pochette "métallique"). Mieux qu'un album de transition, les débuts d'un nouveau Judas Priest.

note       Publiée le samedi 23 février 2008

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Rikkit Envoyez un message privé àRikkit

Ce skeud pétard… ça te fait prendre conscience qu’en 78, tt était déjà là en fait.

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Raven Envoyez un message privé àRaven
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Et pis cette pochette quoi, merde... Quelle Classe ! Les mecs ont craqué, à l'époque il devait être impossible de pas acheter direct le 33 tours.

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Raven Envoyez un message privé àRaven
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Ouais le son est ass-ez naze sur celui-ci, raplapla, comparé à leur période "riffs chromés"... Pas bien grave, suffit de monter le volume et hop! solutionné.

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dimegoat Envoyez un message privé àdimegoat

Les albums sont tellement différents qu'il y a moyen de trouver son bonheur sur une de leurs périodes. Le son un peu pourri de leurs albums 70s ne me dérange pas trop mais sur celui-là c'est tout de même un peu problématique parce que ça ne colle pas aux riffs qui sont de plus en plus agressifs (Exciter, déjà). Je me demande bien comment ils ont réussi à sortir des guitares avec aussi peu de grain quand tu entends ce que certains pondaient presque 10 ans en arrière (In Rock, au hasard).

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nicola Envoyez un message privé ànicola

Vous m’intriguez parce que j’ai jamais été intéressé par le peu que j’ai pu écouter de Judas Prost.