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Hawkwind › In Search of Space

cd • 6 titres • 42:32 min

  • 1You Shouldn't Do That15:41
  • 2You Know You're Only Dreaming6:37
  • 3Master Of The Universe6:17
  • 4We Took The Wrong Step Years Ago4:50
  • 5Adjust Me5:46
  • 6Children Of The Sun3:21

enregistrement

Olympic Studios, Londres, Angleterre, 1971

line up

Dave Anderson (basse, guitares), Dave Brock (chant, guitares, générateur audio), Del Dettmar (synthétiseur), Dik Mik (générateur audio), Terry Ollis (batterie, percussions), Nik Turner (saxophone alto, flûte, générateur audio, chant)

remarques

La réédition EMI de 1996 comprend trois titres bonus : "Seven By Seven" (5:24), "Silver Machine" (4:40) et "Born To Go" (5:04) portant la durée totale du disque à 57:40

chronique

Styles
rock
Styles personnels
space rock

"In Search of Space" est la plate-forme dont Hawkwind avait besoin pour bâtir sa légende. Son trip space rock, c'est ici qu'il l'assied pour de bon ; contrairement à l'idée communément admise, il n'aura donc pas fallu attendre l'arrivée de Lemmy Kilmister et Simon King (qui débarqueront sur "Doremi Fasol Latido", leur album suivant) pour voir s'opérer le changement. Un changement tout en douceur tout de même puisque Hawkwind, en assumant les directions prises sur leur album précédent, extrapole la tendance jam hallucinée propulsée par une rythmique aux guitares saillantes, hard sans jamais chercher à en faire leur cheval de bataille. À cette transfiguration concrète vient s'ajouter une puissante imagerie (les pochettes), un nombre incalculable de concerts où le groupe se fait un nom grâce à un light show adapté, à moins que ce ne soit grâce à la fameuse Stacia, danseuse et égérie du groupe, dont les formes ondulantes et généreuses devaient sans doute attirer un large public... Et enfin, la participation active de fortes personnalités telles que Robert Calvert (rien à voir avec le saxophoniste de Catapilla), puis plus tard Michael Moorcock (auteur sf et créateur du personnage de "Elric Le Nécromancien"), qui, à l'instar d'un Pete Sinfield pour King Crimson, vont développer pour le compte de Hawkwind tout un concept littéraire, des notes de pochettes aux textes des chansons. Pour celles et ceux qui ne saisissent toujours pas la différence qui sépare les groupes psychédéliques des groupes affiliés au progressif, l'écoute de "In Search of Space" s'impose ; excepté "We Took The Wrong Step Years Ago", façon Nick Drake sous acide, les plages s'articulent souvent autour du développement d'une seule idée, d'un seul riff, que l'on s'efforce de tenir jusqu'à en perdre haleine, sans que cela s'emballe outre mesure, même si la rythmique peut accélérer la cadence pour renforcer l'idée de transe. En un mot comme en cent : c'est un trip... Ça monte, ça monte, mais sans doute pas assez haut encore.

note       Publiée le jeudi 5 juillet 2007

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notes

Note moyenne        16 votes

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zugal21 › jeudi 9 juillet 2020 - 21:50 Envoyez un message privé àzugal21

Il y a de grands moments , notamment dans les montées en puissance ; et il y a des moments gentiment chiants .

Note donnée au disque :       
magnu › mercredi 13 mai 2020 - 20:52 Envoyez un message privé àmagnu

Les Sex Pistols reprennaient "Silver Machine" je crois bien.

Note donnée au disque :       
Dioneo › mercredi 13 mai 2020 - 20:08 Envoyez un message privé àDioneo
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@(N°6) : "C'est pas étonnant que finalement les punks aimaient bien Hawkwind (ou je me mets le doigt dans l'oeil ?)"... Peut-être aussi pour des raisons de circuits, d'éthique/politique etc. ... Hawkwind, il me semble qu'ils jouaient beaucoup en squat, aussi en soutiens de grèves (comme feront Test Dept plus tard), et qu'ils tenaient - hors-scènes aussi, je veux dire - un discours et une conduite frontalement anarchistes (au sens libertaires), indépendamment du délires espace/SF (et encore, pas besoin de creuser des masses pour se rendre compte que leur SF à eux, ça tient souvent de "l'anticipation" volontiers dystopique, hein, sous le côté - bien réel aussi - grosse charge de buvards...).

Mais ouais aussi, indéniablement : les punks ont aimé sans doute ça, aussi et peut-être en premier pour la lourdeur, l'obstination, le côté enclume de la chose. (Et comme dit Twilight : Lydon, oui... Lui ça s'entend carrément, quant tu enchaînes du P.I.L. avec Hassan I sabbah, d'eux, qui vient d'une partie de leur disco où c'était pourtant moins walkyries du cosmos - à savoir le Quark, strangeness and charm de 1977... Ah tiens, 1977, l'Angleterre... Ouais ?)

SEN › mercredi 13 mai 2020 - 18:45 Envoyez un message privé àSEN

Je me souviens de Robert Plant qui racontait qu'ils écoutaient Hawkwind dans les loges pendant les concerts de Led Zeppelin ! Finalement faut croire que les premiers albums ont touchés pas mal de monde !

Note donnée au disque :       
Raven › mercredi 13 mai 2020 - 17:02 Envoyez un message privé àRaven
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"Motörhead, you can call me Motörhead, alright !"