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Terry Riley › Persian surgery dervishes

  • 1973 - Shanti, 129806715 2 (2 cd)

4 titres - 90:30 min

  • 1/ Performance One, 1 (20:45)
  • 2/ Performance One, 2 (22:00)
  • 3/ Performance Two, 1 (25:00)
  • 4/ Performance Two, 2 (22:45)

enregistrement

Disque 1 : Los Angeles, USA, 18 avril 1971 Disque 2 : Paris, France, 24 mai 1972

line up

Terry Riley (orgue électrique, effets)

chronique

Styles
ovni inclassable
Styles personnels
musique microtonale > minimalisme

Allons y gaiement ; Terry Riley est le père des musiques électroniques. Ou du moins des musiques répétitives (sur lesquelles toute une frange de la musique électronique a jeté son dévolu). A la suite de, ou en parallèle à, ses expérimentations, on a pu découvrir La Monte Young, Annette Peacock, Steve Reich, Charlemagne Palestine, Philip Glass ou encore John Adams. Sans parler des répercussions colossales de son approche dans la musique pop. Pour tout dire, cet extraordinaire double album paru en 1973 est un témoignage splendide mettant habilement en lumière toute la part d'improvisation importante qui habite sa musique. Deux performances en concert, deux rituels pourrait-on presque dire, deux variations d'un même thème, en deux parties, en deux points géographiques différents, et pourtant un monde de nuances s'érige entre les deux, en dépit d'une approche que l'on pourrait croire, à force, redondante. La musique se déploie comme une spirale ; ronde, infinie. Elle tourne, et tourne sur elle même. Elle nous emporte dans sa transe, dans sa danse extatique. Et nos têtes de bourdonner au rythme de ce balancier organique. Elle a ce pouvoir hypnotique indéfinissable hérité du tournoiement des derviches de la Perse antique ; une rotation frénétique qui permet d'accéder à un niveau de conscience supérieur, d'atteindre l'extase transcendantale ! L'économie de moyens utilisés et la puissance qui s'en dégage rendent cet album d'autant plus précieux. Un album magnifique pour quiconque considère qu'écouter de la musique rejoint l'esprit d'une réelle et profonde communion. Entrer dans cet univers, c'est pénétrer dans l'oeil du cyclone. On sait comment y entrer, mais on n'est jamais sûr de pouvoir en revenir... Splendide.

note       Publiée le jeudi 1 août 2002

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empreznor › dimanche 5 mai 2019 - 14:25  message privé !

Ca aussi ça vaut plusieurs joints.

Alfred le Pingouin › lundi 3 septembre 2012 - 22:48  message privé !

dans le cas de Schulze, et de beaucoup de Krauteux (je viens de l'inventer celui-là je suis content!), j'ai lu une thèse qui disait clairement que ceux-ci s'inspiraient moins directement des musiques expérimentales que de Pink Foyd, Soft Machine, Zappa qui servaient de "relais". Et autre chose, Glass, Riley, Reich disent tous que le premier à faire du répétitif c'était La Monte Young, tout le monde a l'air d'accord là-dessus. Ce serait le "Trio for Strings" qu'il a fait qui l'a fait connaitre, il est d'ailleurs assez trash.

Note donnée au disque :       
Charles Pasqua › dimanche 10 janvier 2010 - 18:36  message privé !

c'est sur, les grands symphonistes européens aussi Beethoven, Bruckner et Malher mais il faudrait voir quelle audience avait Riley à l'époque je ne suis pas sur qu'il soit beaucoup écouté par les européens

les séquenceurs c'est obligatoire quand tu es tout seul à jouer

Hackett › dimanche 10 janvier 2010 - 18:00  message privé !

Il me semble que lorsqu'on interroge Klaus Schulze sur ses influences, il cite plus Pink Floyd...

Même pas sur qu'il avait déjà écouté Terry Riley avant de pondre ses oeuvres. Mon idée serait qu'il a élaboré son style planant et minimaliste en s'adaptant à ces machines qu'étaient le synthétiseur. Finalement qu'est ce qui est repetitif dans la musique de Schulze ? Ce sont les sequences. Et il a peut être eu l'idée d'integrer des sequences à sa musique (ce qui n'était pas le cas sur ses premiers albums), lorsque qu'il a eu des synthés équipés de sequenceur justement...

Je pense pas qu'il a ecouté Terry Riley et s'est dit "tiens je vais utiliser les sequenceurs des synthés pour faire une musique minimaliste de ce genre".

Enfin, c'est mon idée, après peut être que je me trompe.

Il en parle dans cet interview (http://www.klaus-schulze.com/interv/in9704.htm), il est agacé qu'à chaque fois on lui dise qu'il a été influencé par Stockhausen ou autre Riley. Lui ce qu'il écoutait c'était Jimi Hendrix et Pink Floyd.

"Je n'ai rien à voir avec cage ou Riley. Ni avec leur musique, ni avec leurs théories et philosophies (s'ils en ont ...).Je n'ai rien contre, mais ce n'est tout simplement pas mon monde. Quand j'ai commencé à faire ma musique, et même avant, j'écoutais Jimi Hendrix et Pink Floyd mais pas les noms que vous mentionnez."
Charles Pasqua › dimanche 10 janvier 2010 - 17:44  message privé !

il y a surement de ça et du Saucerful of secrets de Pink Floyd aussi mais inscrit dans une culture allemande (et européenne aussi) assez prononcée, personne ne vient de nulle part