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Hawkwind › Live chronicles

cd • 24 titres • 76:10 min

  • 1Song of the swords03:13
  • 2Dragons and fables03:11
  • 3Narration00:47
  • 4The sea king03:47
  • 5Angels of death04:43
  • 6Shade gate03:54
  • 7Rocky paths02:51
  • 8Narration - Elric The Enchanter (Part 1)00:37
  • 9The pulsing cavern02:32
  • 10Master of the universe03:57
  • 11Dreaming city04:18
  • 12Choose your masques04:55
  • 13Fight sequence03:21
  • 14Needle gun04:10
  • 15Zarozinia04:15
  • 16Lords of chaos01:00
  • 17The dark lords01:36
  • 18Wizards of Pan Tang01:46
  • 19Moonglum04:44
  • 20Elric The Enchanter (Part 2)02:33
  • 21Conjuration of Magnu01:48
  • 22Magnu03:16
  • 23Dust of time02:29
  • 24Horn of fate06:27 ["Horn of destiny"]

enregistrement

Enregistré à l'Hammersmith Odeon le 4 décembre 1985

line up

Dave Brock (chant, guitares, claviers), Huw Lloyd-Langton (guitares, chant), Alan Davey (basse, chant), Danny Thompson Jr. (batterie), Harvey Bainbridge (claviers, chant)

Musiciens additionnels : Michael Moorcock (narration), Kris Tait (chant)

remarques

chronique

Styles
rock
hard rock
Styles personnels
space rock 80's

Les années 80 peuvent s'avérer très compliquées pour les groupes ayant explosé pendant la décennie précédente. Et même si Hawkwind réussit brillamment à garder un haut niveau artistique sans trop se fourvoyer, le groupe de Dave Brock a des difficultés à garder un line-up intact. Cependant, après quelques mois compliqués, il sort un album très original et ambitieux, conceptuel, "The chronicle of the black sword". Et pour marquer le coup, l'année suivante sort le troisième album live de la formation, ce "Live chronicles", sous la forme d'un double album, enregistré en fin d'année 1985 et qui est principalement tourné sur ce dernier disque en date (incluant même de nombreux inédits de ces sessions), avec même en guest Michael Moorcock sur scène, l'écrivain responsable du concept de l'album. Autant sur album que sur scène, Hawkwind est totalement tourné vers les années 80 et ses sonorités plus futuristes et mécaniques. La première partie du live est presqu'intégralement composée de morceaux issus du dernier album, dans des versions plus pêchues et froides, donnant vraiment une saveur new-wave tellement caractéristique de cette période, on a d'ailleurs presque l'impression par moment que le groupe joue avec une batterie électronique. Sur le début du concert, l'aspect space rock est mis de côté, sauf sur quelques intros et instrumentaux, tel "Shade gate", mais l'ambiance est plus mécanique et énergique, à la limite d'un hard rock froid et épuré. Le propos est même bien moins porté sur le claviers (ne vous inquiétez pas, les nappes de claviers sont tout de même bien présentes, mais moins mises en avant... pour l'instant) mais plutôt sur la guitare, d'où cet aspect hard rock, mais dont le son manque de profondeur et d'amplitude. Les quelques intermèdes et parties instrumentales accentuent l'aspect conceptuel du concert, donnant vraiment l'impression qu'au lieu de bêtement enchaîner des morceaux de leurs 15 années de carrières, le groupe suit le récit d'une histoire. Cette première partie de live passe super bien, pêchue, énergique, on sent que le groupe n'est pas là pour amuser la galerie. On remarque très vite que les morceaux bien rock du dernier album en date sont particulièrement bien taillés pour les concerts. On assiste ensuite à un bon moment de flottement quand on entame la deuxième partie du concert, bien moins intense avec nombre de digressions diverses un peu lourdes, notamment le duo "Choose your masques"-"Fight sequence" particulièrement chiant ! J'imagine bien que sur ces parties-là devait se déroulé un spectacle sur scène avec danseurs et performers, mais quand on a que l'aspect sonore, le rendu n'est pas forcément bon. Les nappes de claviers reprennent le devant de la scène et le rendu n'est pas aussi bon que sur les morceaux plus speed et basés sur les riffs de guitares. L'album devient plus soft et surtout plus décousu avec beaucoup plus de parties ambient, contrastant avec le début du concert. Et je trouve que c'est bien moins percutant. L'ambiance est totalement différente et il manque de morceaux plus percutants qui auraient donné plus de rythme à l'ensemble. Heureusement, des morceaux comme "Moonglum" ou "Magnu", plus énergiques, remontent l'intensité de cette deuxième partie de concert. Au milieu de tout cela, quelques morceaux plus anciens réussissent à se frayer un chemin sur la set-list, dans des versions forcément plus mécaniques et froides, mais dont le rendu n'est vraiment pas mauvais du tout, à ce titre, "Master of the universe" est bien plus agressive que l'originale. En fait, sur ce live, j'aime particulièrement les titres bien enlevés qui vont bien avec ces ambiances froides et mécaniques des années 80. Les morceaux plus ambient m'ont semblé bien moins adaptés, en tout cas, je préfère largement les atmosphères space rock des années 70 dans ce genre d'exercices que l'ambiance new-wave. Au final, on a quand même un live intéressant, certes inégal mais reprenant presqu'entièrement un concert complet du groupe. Cela nous donne une idée assez précise du rythme et du déroulé d'un concert de cette tournée, et même s'il n'est pas aussi bon que les précédents albums live du groupe, il s'écoute avec plaisir.

note       Publiée le dimanche 12 septembre 2021

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