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Merzbow › Pulse Demon

cd • 8 titres

  • 1Woodpecker No.16:42
  • 2Woodpecker No.23:37
  • 3Spiral Blast4:30
  • 4My Station Rock4:54
  • 5Ultra Marine Blues11:29
  • 6Tokyo Times Ten11:09
  • 7Worms Plastic Earthbound24:53
  • 8Yellow Hyper Balls6:03

enregistrement

Recorded & mixed at ZSF PRODUKT Studio, October ~ November 1995. Mastered at SAE Mastering, Phoenix, AZ, January 1996.

line up

Masami Akita

remarques

réédition en boitier cristal

chronique

Styles
noise

A la vaine question "quel est le Merzbow le plus violent" c’est bien souvent Tauromachine et Pulse Demon qui finissent en tête. Mais à quoi bon chercher le Merzbow le plus violent ? Masami est un sculpteur de force ; un plasticien sonore : cherche-t-on toujours l’œuvre la plus filiforme de Giacometti ? Le monochrome le plus bleu de Klein ? Les rayures les plus régulières de Buren ? La pièce la plus nulle de Sophie Calle ? Si vous ne cherchez que la douleur ; il faudra aller voir chez Sütcliffe Jugend, Prurient ou dans la harsh noise par exemple. Evidemment que ‘Pulse Demon’ est hyper violent, mais aussi ultra puissant, volatil à souhait, et jamais tranquille. Un des charmes des constructions de Merzbow se situe évidemment dans l’utilisations de pulsations régulières (bien que maltraitées) qui font que les pistes gardent toujours un rythme ; changeant certes mais jamais absent. On est toujours retenu d’une façon ou d’une autre à un battement qui fixe la dernière frontière avec les groupes plus extrémistes encore. Pourtant, Pulse Demon n’en est pas moins un chef d’œuvre transgenre ; un aboutissement ultime de la musique concrète et industrielle. Pas une seule coupure n’arrête cette heure-et-quart de tourmente viscérale et il faudra attendre ‘Tokyo Times Ten’ pour avoir droit à quelques secondes de répit, laissant entrevoir une seconde partie plus aérée (mais non moins démentielle). On pourrait philosopher longuement sur les machines, le bruit du monde, et toutes ces choses-là ; mais en vérité les machines ont été délaissées pour le tertiaire et si interprétation il y avait ce serait plutôt celui d’un cri, d’un hurlement global de rejetons mécaniques voués à leur destruction. Et pour donner des émotions à une machine, il faut avoir un esprit humain – c’est pourquoi les abstractions de Masami Akita, si démesurées soient-elles, ne seront jamais que l’expression de sa propre sensibilité.

note       Publiée le samedi 26 janvier 2008

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Note moyenne        11 votes

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Rastignac › jeudi 10 mars 2016 - 09:41  message privé !
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Je crois que c'est un de ses disques qui m'a marqué. Je sais plus si j'ai écouté ça au casque, mais ça palpite, oui. Par contre j'hésiterais à me mettre en transe en haut d'une tour de radio télé, avec ce truc dans les oreilles. Céunpeudangereux.

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saïmone › jeudi 10 mars 2016 - 08:34  message privé !
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Au casque ? Les mecs vous avez vraiment un problème

Note donnée au disque :       
Dead26 › jeudi 10 mars 2016 - 00:16  message privé !

Au casque à fond en mode repeat à Paris sur la tour Eiffel avec un fat freddy dans le bec ça peut changer toute une vie !

Note donnée au disque :       
boumbastik › mercredi 9 mars 2016 - 23:22  message privé !

Au casque, ce truc est pas loin de filer la gerbe.

dariev stands › mardi 23 juin 2015 - 23:59  message privé !
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"en vérité les machines ont été délaissées pour le tertiaire et si interprétation il y avait ce serait plutôt celui d’un cri, d’un hurlement global de rejetons mécaniques voués à leur destruction. Et pour donner des émotions à une machine, il faut avoir un esprit humain"

>> Holy Motors (cf le lien "blogs" en haut à droite, haha).

Wotzaille, faut refaire des chroniques "eureka" crystal clear comme ça, entre deux selfie à l'huile. La plèbe le demande.