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Boris › Heavy Rocks

cd | 10 titres | 45:05 min

  • 1 Heavy Friends [04:45]
  • 2 Korosu [04:49]
  • 3 Dyno-Soar [03:44]
  • 4 ワレルライド [02:44]
  • 5 Soft Edge [03:50]
  • 6 Rattlesnake [02:17]
  • 7 Death Valley [06:56]
  • 8 孤映 [03:54]
  • 9 鐘 - The Bell Tower Of A Sign [08:29]
  • 10 1970 [05:04]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré à Bazooka Studio de Juillet à Septembre 2001

line up

Atsuo (batterie, percussion, chant), Wata (guitare, écho), Takeshi (basse, guitare, chant)

Musiciens additionnels : Masonna (synthétiseur (2)), Merzbow (noise (7)), Lori S (voix 1), Eddie Legend (lead guitare 8), Komi (chant 8)

remarques

Artwork : Fangsanalsatan

chronique

Styles
stoner
heavy metal
hard rock
rock
psychédélique
Styles personnels
miel pour amplis orange

Les premiers albums de Boris avaient une sorte de génie de l'évidence du titre : Absolutego, Amplifier Worship, Flood, la dénomination concise et exhaustive du contenu de la galette. Heavy Rocks, c'est bien ça et ce n'est que ça. Comme manifeste, on ne peut pas faire plus carré, du rock lourd, en barre, à travers le coin de la tronche, délivré par une petite japonaise raisonnablement stoïque et ses deux amis à cheveux longs. Ou la puissance du hiatus entre la forme et le son. En plus l'album est orange. ORANGE !! Ils peuvent se faire sponsoriser, les amplis, ils te les chouchoutent au brutal. Pas n'importe quel rock lourd non plus, celui qui s'envole, qui groove et qui fuzz, du stoner qui sent bon les seventies. Mais avant de passer aux bombinettes qui tortillent les têtes, "Heavy Friends", pour imprimer dans les esprit que le nom Boris ne vient pas de nul part, leurs gros riffs poisseux sur des rythmiques d'abord pataudes ont une ascendance rappelée insidieusement par une voix amie en arrière, celle de Lori S., compagne un temps de Dale Crover, m'voyez ? La séance gluante passée, Wata lance les hostilités avec un gros shoot d'adrénaline en intraveineuse, "Korosu", d'autant plus une tuerie que c'est marqué dessus, une fois encore (korosu = tuer). Atsuo et Takeshi au chant, Wata au bombardement groovy. Le bliztkrieg ne fait que commencer, "Dyna-Soar", re-belotte, cette fois piraté par les bricolages venus de l'espace de Maso Yamazaki (Masonna pour les intimes), histoire de marquer un territoire un peu plus noisy, confirmé dès la suite immédiate, où Boris passe la cinquième, ça carbure pas au sans-plomb, ça sent le dopage de sprinter, y a pas que de l'eau plate dans la musette. Qui dit bruits à Tokyo dit que Masami Akita n'est pas loin, facétieux comme un esprit maléfique dans la console; du stoner oui, mais hanté par la japanoise, "Death Valley", Wata empile les riffs mémorables et répétitifs en un seul ensemble épique, Takeshi fait onduler sa basse comme sous l'effet d'un coup de soleil alcoolisé, longue dérive psyché digne de la Vallée du Ciel au final. Les trois compères déroulent ce vieux rock lourd, gras et souple l'air de rien, au chant assuré par la section rythmique souvent en harmonie, mais s'en contenter serait trop facile. Alors en plein milieu, "Soft Edge", l'intermède planant saturé de feedback, paradoxalement le son le plus sale de l'album pour le morceau qui se veut le plus doux, toujours la loi du hiatus. Accents mélancoliques et célestes du solo déchiré de Wata, directement suivi d'un instrumental diabolique, "Rattlesnake", on remet les gaz, digne d'une bande d'accros au speed, avec la petite touche qui fait la différence, le petit glissement au bottleneck classieux comme un bon coup de rein là où il faut. Boris a promis du rock, du lourd, Boris envoie la sauce, même de l'aigre-douce, quand ils freinent un peu histoire de se remettre les doigts dans la glue pour une expérience hallucinatoire, "鐘 -The Bell Tower Of A Sign-", son tunnel krautrock abrutissant aboutissant sur un éboulement de riffs graves, les parrains de Seattle seraient fiers. C'est marqué dessus je vous dit, plus clair c'est pas jouable : "1970", faut être plus précis sur la provenance de tous ces sons, de toute l'énergie brutale et tout le feeling contenus dans ces trois-quart d'heure de fuel non agréé au contrôle technique ? C'est marqué dessus. C'est du label Orange.

note       Publiée le jeudi 5 avril 2012

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NevrOp4th › mardi 17 septembre 2013 - 19:06  message privé !

Mais il s'écoute très bien ce disque.

Enenra › dimanche 8 avril 2012 - 11:50  message privé !

Amplifier Worship c'est la classe (le seul que j'ai d'eux pour le moment), mais ce Heavy Rocks démoule aussi pas mal faut avouer.

Intheseblackdays › dimanche 8 avril 2012 - 09:42  message privé !

tout à fait. j'ai mis des notes cools pour certains. pour celui-ci je relevais déjà le côté excessif mais avec l'âge je suis devenu moins tolérant ^^ j'ai revendu toute ma collec de boris y'a déjà quelques années, excepté amplifier worship.

Note donnée au disque :       
yog sothoth › samedi 7 avril 2012 - 22:30  message privé !
avatar

inziz> hey, t'as pas toujours dit ça toi (concernant les japonais) !

Fryer › samedi 7 avril 2012 - 22:29  message privé !

Bah, Boris a fait de très bon trucs, mais pas les albums dernièrement chroniqués quoi.

Note donnée au disque :