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Merzbow › Venereology

cd • 4 titres

  • 1Ananga-ranga29:02
  • 2Klo Ken Phantasie9:22
  • 3I lead you towards glorious times (live)5:29
  • 4Slave new desart6:22

enregistrement

ZSF Produkt, Tokyo, Japon, 1994.

line up

Masami Akita (réalisation sonore), Reiko-A (sons sur "I lead you towards glorious times"), Bara (voix sur "I lead you towards glorious times").

remarques

chronique

Bon, celui-ci déchire grave. Il paraît que c'est l'hommage rendu par Merzbow au death metal et au grind. Peut-être. J'imagine que quand on aime la violence sonore extrême, quand on aime la souffrance au point de se prendre dans la gueule les gifles de Napalm Death, on peut aussi écouter du Merzbow (en disque, c'est déjà quelque chose, et sur scène, ça fait encore plus mal). Ce disque ouvrit également au Japonais les portes du marché occidental de manière plus large. C'est du bruitisme hardcore - et je n'emploie pas ce mot par hasard, vu qu'en plus de la musique, Masami Akita s'est toujours intéressé de très près à la pornographie, au bondage et autres délices nippons qui allient sexualité et violence. Ecouter "Ananga-Ranga", c'est pour ainsi dire vivre une expérience masochiste : trente minutes de déferlements bruitistes extrêmes, à base de guitare électrique dont les distorsions démentes créent pour ainsi dire des échos en forme de cris inhumains. Les couches sonores s'y superposent sans repos et leur hurlement vous épuisent littéralement. La seconde plage est "agrémentée" d'infra-sons qui modèrent (un peu) le caractère strident du premier titre ; en même temps, l'épaisseur du bruit ainsi créé renforce son impact physique de manière impressionnante. Puis c'est l'arrivée de quelques bonnes gueulantes de Bara sur un titre en live (dans la continuité de ce qui précède) - et tout cela donne une meilleure idée de la furie des concerts. Trois accords de guitare (reconnaissables) font la transition avec une dernière plage surprenante et délirante : grosse pulsation métallique, alternance de bruits industriels, de samples de voix distordus de manière atroce, petite place laissée au silence (si !), grognements et barrissements divers et de provenance non-identifiable ; le tout forme véritablement un final digne de ce nom. Comme le suggère le titre : musique de malade, à la puissance et à la violence sexuellement transmissibles. Musique inconvenante aussi, car "l'épreuve qu'on peut en faire ne convient radicalement pas à la pensée".

note       Publiée le mardi 27 septembre 2005

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notes

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troubadourpaladin › mardi 29 septembre 2015 - 22:08  message privé !

Bon - suis-je maso ? - j'aime ce disque. De la noise comme on l'aime, harsh noise, mais le truc est drone étrangement. Ce n'est pas que du noise, mais aussi un dark ambient non-avoué. Des merzbow, j'en ai des tas, mais c'est celui-là que je préfère ; Pulse demon est moin bon dans le genre et plus linnéaire mais je dois dire que sur celui-là, on se fait écorcher les oreilles et on en redemande plus. Mon second album japanoise du genre est Masonna inner mind mystique : même genre de trip ; avis aux amateurs.

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merci pour le fusil... › dimanche 15 décembre 2013 - 17:39  message privé !

Napalm, carbonite, bombe H. Et même un beau séisme en fin de parcours. Un de mes préférés, définitivement.

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Harry Dickson › jeudi 6 juin 2013 - 12:45  message privé !

Pute borgne !

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nowyouknow › mercredi 16 janvier 2013 - 12:22  message privé !

1ere écoute... une longue diarrhée cosmique qui tourne en rond, pourtant y'a plus de règles dommage que la monotonie s'installe dans l'avalanche de son. c'était ptetre pas l’idéal pour démarrer

shauni81 › jeudi 11 août 2011 - 02:59  message privé !

Inécoutable, mais tellement bon ...

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