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Merzbow › Bariken

cd • 5 titres

  • 1Minka Part-1 8:58
  • 2Bariken 11:25
  • 3Minka Part-2 12:46
  • 4Minka Part-3 8:58
  • 5Bariken (Reprise)~Mother Of Mirrors 30:13

enregistrement

Bedroom, Tokyo

remarques

Pochette cartonnée.

chronique

Styles
noise

Au lieu de m'acquitter de mes tâches domestiques, je préfèrerais que nous restions ensemble pour parler d'un canard. Plus précisément du Canard de Barbarie ou bariken en japonais, que l'on croirait rongé par le lupus ; c'est la source d'inspiration de ce disque qui rend hommage à Minka qui, de mémoire, était le canard domestique de Masami. Pour autant ce disque ne semble pas faire partie de la lignée des disques "rythmiques" liés aux animaux, revenant plutôt à de longues phases massives plus compactes qu'agressives ou psychédéliques. L'ambiance ici, si tant est qu'il y en ait une, est relativement calme (pour du Merzbow, s'entend) et plus portée sur les bourrasques lentes que sur le charcutage. On est face au Merzbow qui prend son temps, comme sur le titre éponyme, de construire un échafaud digne de ce nom avant d'envoyer la purée mais cela fait long sur onze minutes (qui sont rythmées, OK, mais c'est la seule piste qui l'est). Et après, c'est parti pour de looongues plages de noise digitale, sourdes et écrasantes, mais qui accusent malheureusement leurs longueurs et leurs faiblesses au niveau du grain. D'une certaine manière on y est bien ; encore une fois cette sortie ne semble pas chercher à agresser qui que ce soit – n'allez pas croire les trois pelés qui disent que ce disque est violent, à moins que ce ne soit le premier Merzbow qu'ils aient écouté – mais il requiert cet état d'esprit léger qui ne cherche rien d'autre que de s'abandonner au milieu d'un océan myorelaxant mais artificiel ('Minka Part-2'), cette même recherche du confort qui nous pousse à nous écraser entre les seins de nos tendres blondes. Hélas, si cotonneux et immersif soit ce disque statique dont la longue trame finale 'Bariken (Reprise)~Mother Of Mirrors' constitue l'accueillante poitrine, il n'est aussi que crispation digitale et à l'instar des pixels qui finissent par trahir l'illusion de romance on finit aussi par n'y entendre que le doigt impassible du Maître faisant circuler son curseur le long des courbes de Reason, Logic et Max/MSP. Et en attendant, ma vaisselle n'est toujours pas faite.

note       Publiée le jeudi 9 août 2012

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Note moyenne        2 votes

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taliesin › jeudi 8 décembre 2016 - 08:14  message privé !

Wouah belle synchronicité, je l'ai justement réécouté début de semaine !

Note donnée au disque :       
Procrastin › mercredi 7 décembre 2016 - 07:12  message privé !
HTAG GrippeAviaire : Y'aura-t-il du foie gras à noël?
Solvant › jeudi 9 août 2012 - 22:55  message privé !

2005 ... Masami nous avait sorti tant de disques faramineux !

Solvant › jeudi 9 août 2012 - 22:53  message privé !

Oh ! Wotzee ! Bon ... en même temps j'ai toujours entendu dire que Bariken n'était pas fameux, et comme je ne le possède pas, moi y fermer ma gueule. ^^