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Merzbow › Tauromachine

7 titres - 51:43 min

  • 1/ Cannibalism of machine (6:08)
  • 2/ Emission (4:05)
  • 3/ Soft water rhinoceros (8:56)
  • 4/ Minotaurous (7:23)
  • 5/ Heads of clouds (12:11)
  • 6/ Untitled nude pulse (5:51)
  • 7/ Wounded cycad dub (7:09)

enregistrement

1998

line up

Masami Akita (réalisation sonore)

remarques

chronique

Du gros son, du lourd, du qui décoiffe, voilà ce qui était attendu pour les parutions de Merzbow chez Relapse/Release depuis "Venereology". Pour "Tauromachine", le Japonais nous concocte, de fait, un menu à base de bruits tranchants et agressifs qui arrivent en déferlantes graduelles : d'abord une première boucle pour imprimer la pulsation, puis la machine à broyer se met irrésistiblement en marche. Le résultat s'avère parfois décevant, malgré quelques moments d'anthologie. "Cannibalism of machine" est un marasme sonore grondant, lourd, mais qui ne parvient pas à faire réellement décoller l'auditeur. "Emission" débute par une boucle pulsée au générateur de fréquence qui sous-tendra tout le morceau ; les sons se multiplient, se densifient progressivement pour en arriver à atteindre une masse effrayante. Ce sont les couleurs aquatiques qui dominent dans le titre suivant, avec des cascades de sons qui s'écoulent de manière rapide, fluide, mais douloureuse (c'est du Merzbow, hein, pas du Fennesz). Et on reprend le même principe de pulsation primitive qui se gonfle dans "Minotauros", avec cette fois-ci un beat lourd dans les fréquences basses, avant que ne lui succèdent les sifflements suraigus de "Heads of clouds", qui s'augmentent au fil des douze minutes de stridences de plus en plus insupportables. Après un "Untitled nude pulse" qui ne se détache pas vraiment sur le reste, "Wounded cycad dub" conclut les hostilités sur un bon moment d'hystérie sonore, où le métal fait des étincelles... Un disque violent, parfois intense, accrocheur dans son parti-pris d'introduire la pulsation première avant le reste - mais malgré son impact physique indéniable, il manque peut-être d'une petite dose d'originalité et de folie. Toutefois, si c'est une première approche de Merzbow, il vous décollera quand même la tête, pas d'inquiétude.

note       Publiée le jeudi 27 octobre 2005

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Sigur_Langföl Envoyez un message privé àSigur_Langföl

Orgasmatron.

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blub Envoyez un message privé àblub

Houlà! Je devais pas être dans mon état normal pour mettre (seulement) 5 à cet album! 6/6 pour cette bombe cela va sans dire!

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blub Envoyez un message privé àblub
Surjouissif a écouté a fond au casque en ville dans le sens où ça provoque un sentiment d'invincibilité rare! Un des plus violent que j'ai entendu du king of noise et un de mes préféré sans aucun doute! Ultime!
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Solvant Envoyez un message privé àSolvant
Tauromachine, 10 ans apres reste extraordinaire.
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le_grisha Envoyez un message privé àle_grisha
Souvenir...ma toute premieres relations avec la musique de Merzbow ! Akita a décidé de jouer à fond avec sur les énormes basses analogiques pour le plaisir de nos corps ! J'en ai la cage thoracique toute défoncée. :)
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