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Indra › Signs

10 titres - 54:50 min

  • 1.Atlas on Stage (5:20)
  • 2.Saltimbanc (5:06)
  • 3.Ariel (6:26)
  • 4.The Bride is Happy (4:12)
  • 5.Sheikh's Dream (5:03)
  • 6.Quick Movement (8:08)
  • 7.To Jenna (4:34)
  • 8.The Monk (5:40)
  • 9.Next Future (5:56)
  • 10.Telos (4:21)

enregistrement

Enregistré d’Octobre 2004 jusqu’en Mars 2005 dans les studios d’Indra

line up

Indra : Keyboards, Synthétiseur, PC, Percussions & FX

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique new berlin school

Une des forces d’Indra est sa diversité. Le synthésiste Roumain n’as pas peur d’évoluer dans un mode artistique qui est le sien. De la Berlin School rétro aux fonds cratères ambiants, en passant par la New Berlin School, ses opus sont aussi étonnants que déroutants aux premières écoutes. Et il y a toujours ce petit quelque chose qui revient et qui fait qu’on réécoute. Signs est plein de ces petits quelques choses. Un cd colossal qui étonne par sa pluralité des genres. Tout en écho Atlas on Stage nous hypnose avec sa fine ligne séquentielle, son beat suave et ses percussions aux saveurs analogues. Les notes de synthé s’emmêlent en écho et entament une marche hypnotique sur fond orchestral. Alors que des mouvements aux couleurs de section à cordes se tordent avec langueur, le titre épouse une ligne qui vrille et qui tourne et tourbillonne en se repliant sur elle-même. Un titre étonnant qui accroche instantanément. La table est mise pour Signs. Un album aux diverses sonorités qui propose des titres légers et mélodieux qui oscillent entre un techno léger, un new age timide et quelques bonnes lignes séquentielles à la Berlin School. Indra est maître de son royaume et exploite les notes et pulsations en spirale, donnant une profondeur inouïe à ses compositions. Si Saltimbanc est aux limites du New Age avec son synthé pianotant et son rythme léger, Ariel est un titre plus profond. Un doux synthé souffle sur un séquenceur hésitant, formant un fond d’écho. Le tempo est lent et se balance sur des percussions traînantes et des soyeux tablas. Avec The Bride is Happy c’est le temps de taper du pied. L’approche est assez techno avec son beat sec et ses accords lourds, un peu à la Depeche Mode. Sheik’s Dream est une autre trouvaille. Sur une ligne hésitante, modulée avec une basse sensuelle, un synthé s’échappe et laisse partir une ligne à saveur d’accordéon aux accords asiatiques. Le synthé fuse de superbes solos, qui se répandent par écho, accroché par de solides percussions. Un titre superbe qui évolue sur un génial passage où percussions et synthé provoquent un remous qui intensifie la cadence. Un des très bons titres du catalogue Indra. Quick Movement propose une ligne séquentielle tourbillonnante à saveur Berlin School. Sans être hypnotique, le beat vrille autour de percussions galopantes et de notes désordonnées qui épousent des mouvements mélodieux. To Jenna possède un beat techno soft à la Jarre qui tourbillonne autour d’un synthé mélodieux et des effets sonores analogues qui ont marqués les premières œuvres de Jarre. Un beau titre tout aussi mélodieux qu’entraînant. Plus posé The Monk émerge des rauques bruits atmosphériques et embrasse une fine ligne séquentielle hypnotique à la Berlin School. Le beat charme et étonne avec ses lignes aux effets tribaux. Next Future assomme avec ses grosses percussions. Le rythme est statique et se balance sur une ligne continue supporté par un synthé fabuleusement désordonné qui s’approche du style Schulze. En mi parcours, le rythme casse et devient plus animé avec de très bons solos de synthé et des percussions plus endiablées. Un autre titre très fort. Telos clôture Signs sur une note ambiante. Le synthé pleure parmi les courts effets sonores. Pleure-t-il ou souffle-t-il? Peu importe. Il est mélancolique à plein nez et d’une douceur qui n’a d’égale que sa beauté. Signs est l’un des bons cd de 2005. Indra embrasse tous les genres avec autant de facilité qu’il maîtrise ses synthés. C’est un cd fort harmonieux qui s’écoute du début à la fin, sans voir le temps. Pas une note de perdue, pas de gaspillage artistique. Un 55 minutes bien placé qui vaut amplement la dépense.

note       Publiée le lundi 31 juillet 2006

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