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Forgotten Tomb › Hurt Yourself and the Ones You Love

cd | 7 titres | 50:36 min

  • 1 Soulless Upheaval [07:02]
  • 2 King of the Undesirables [06:17]
  • 3 Bad Dreams Come True [07:20]
  • 4 Hurt Yourself and the Ones You Love [07:34]
  • 5 Mislead the Snakes [07:25]
  • 6 Dread the Sundown [09:26]
  • 7 Swallow the Void [05:32]

enregistrement

Enregistré et mixé au Sound Suite Studio, Marseille, France, janvier 2015. Produit par Terje Refsnes. Batterie enregistrée par Carlo Izzo au Big Pine Creek Studio, Parme, Italie, décembre 2014. Masterisé par Brad Boatright à Audiosiege, Portland, Oregon.

line up

Ferdinando "Herr Morbid" Marchisio (voix, guitare), Alessandro "Algol" Comerio (basse), Kyoo Nam "Asher" Rossi (batterie), Andrea "A." Ponzoni (guitare).

remarques

Disponible en vinyle, cd (Agonia Records), et cassette (Inferna Profundus).

chronique

Styles
metal

Rastignac en bout de peloton, chapitre XV. Bon, oui, y a des groupes décrits sur guts dont la carrière s’est enjolivée et dont les dernières offres enchainent voire additionnent les boules jaunes manquantes à la couronne, et pi y a les autres… Forgotten Tomb par exemple. On pourrait au niveau boulomètrique comparer l’histoire de ce groupe aux cycles capitalistes, ça part, ça produit, ça surproduit, et puis c’est la crise, et des fois on n’en sort pas vraiment de la crise - tiens d’ailleurs, je crois que j’ai vécu toute ma vie dans la « crise », étonnant non ? Bref, voici le dernier Forgotten Tomb, projet italien à la base écorché vraiment vif qui va à partir de la fin des années 2000 vouloir remettre de la flamme dans sa vie de suicidaire, et c’est peut-être là que ça coince… chanter la mort et la destruction de soi et des autres en roulant des mécaniques avec une production aussi ronde et épaisse, impersonnelle et rentre-dedans, balancer la haine du monde sur des morceaux presque radio, entêtants, faciles, « popiser » son metal, ça le fait pas. Là, par exemple, ça le fait encore pas, même si la pochette est dégueue, même si le logo fait black metal et tout, parce que les morceaux semblent pondus directement depuis des schémas de montage universels, y a qu’à voir la tronche des gars dans le livret, comme l’impression de lire la brochure de présentation de l’école de musique du coin avec le prof de basse, le prof de guitare et le prof de batterie, y a bien juste le Morbid pour nous rappeler qu’il a quand même pas trop la forme. Un peu pâle. Faut mettre des gouttes dans les yeux. Sinon, cet album est bien trop lisse, bourrin pour une estampille "Forgotten Tomb", et même parfois casse-bonbon, chapeau là-dessus pour « King of the Undesirables » dont le refrain me donne envie d’envoyer l’ibiscus par la fenêtre, les intros convenues, à la Celtic Frost sur "Bad Dreams Come True", puis à la gros rock US sur la piste éponyme suivante avec les petits arpèges en clair, les riffs pas du tout méchants, la voix graveleuse très mise en avant, ce qui peut passer si derrière on a le pandémonium mais là non, et surtout mention générale pas glop pour cet effet cadeau de Noël raté : j’avais commandé un rasoir pour me trancher les veines, et je me retrouve avec un T-Shirt Adidas noir… c’est bien résumé par le collègue outre-atlantique d’Heathen Harvest qui définit cette musique de « tough guy DSBM »… ahah ! Hem… voilà, malgré cette illustration et ce titre un peu snuff, un peu SM de l’extrême, eh bien je ne peux donc que recommander ce disque aux amateurs de metal « généraliste » dans le sens où le plus petit dénominateur commun rode dans les coupures des veines… et c'est bien dommage, car il faudra attendre le tout dernier morceau instrumental pour ressentir *enfin* un semblant de gêne et de mélancolie faite musique, et on se plait à rêver de transposer cette mélodie dans au moins un autre morceau. Mais non, pas possible, tant pis. Et pour en rajouter une couche dans l'ennui et le stress dû à l'écoute, je vous préviens qu'il y a même des sirènes de police américaine, je vous laisse trouver la piste ! Raah, sans déconner ! Pfff…

note       Publiée le vendredi 8 janvier 2016

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Darkfachor › samedi 9 janvier 2016 - 13:09  message privé !

Album de merde popisante pour un "groupe" devenu l'ombre de lui-même, tout est dit. Puis faut le voir, le Morbid, c'est plus une tête qu'il a mais une mongolfière, la tournée récente le confirme largement ! Bref, je m'arrête à "Springtime Depression", du temps où c'était encore un one-man band dépressif true-ivol blabla... Peut-être un poil puéril, mais au moins y'avait un truc ! Puis c'est quoi cette pochette bordel, enlève donc cette méchante tache de sang (brrrr !) et tu obtiens la cover du prochain maxi de U2, eurk... Quel gâchis, allez hop poubelle.

Note donnée au disque :