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Indra › The Pyramid Concert

cd • 5 titres • 74:29 min

  • 11 The Ruler 15:10
  • 22 King Warrior 11:16
  • 33 Reclusion 13:00
  • 44 Tiamat Response 20:42
  • 55 The Dreamer 14:21

enregistrement

Enregistré en concert à Rodvig, Danemark, le 28 juillet 2008

line up

Indra : Synth Virus KC, Virus Classic, Crono X3, Intakt, Kontakt2, Reaktor5, Absynth3, Synful Orchestra, M42 Nebula, Ultrafocus, Z3ta & percussions

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au http://www.indramusic.ro/

chronique

Présenté à Rodvig, Danemark le 28 Juillet 2008 The Pyramid Concert est tout un évènement musical au cours duquel Indra conviait ses fans dans un décor surréaliste; une pyramide de bois qui flottait sur la mer de Baltique. Un spectacle haut en couleur où le synthésiste Roumain étale son savoir-faire avec une musique inspirée et inspirante, où les rythmes hybrides côtoient cette suave poésie musicale qui oscille entre les souffles cosmiques et angéliques.
C’est sur un fond sonore de brume métallisée où les gongs marginaux résonnent parmi les chants de gros criquets surréalistes que démarre The Ruler. La musicalité d’Indra se déploie comme lui seul sait l’installer avec des percussions tablas saccadés et des cymbales aux souffles feutrées qui accompagnent une séquence aux pulsations frétillantes et aux courbes moulantes, insufflant une douce rythmique ondulée d’une fine ligne de basse. Un clavier aux accords nerveux survole cette douce transe hypnotique que des percussions carillonnées parfument d’une sonorité étoilée, moulant ce mouvement de soubresauts continuels et d’effets stéréo saisissants qui allient rythme frénétique à un passage plus serein sous les voiles d’un mellotron aussi envoûtant qu’enveloppant. Comme les alarmes d’un paquebot annonçant son départ, King Warrior avance lourdement avant de tomber dans de frénétiques percussions sous un ciel sonore bariolé de solos synthétisés qui hurlent sous de lentes pulsations échotiques. S’ensuit une époustouflante leçon de mellotron qui crache ses orchestrations débridées sous des percussions qui claquent dans un désordre symétrique. Un titre fougueux, qui connaît son passage serein, dont l’étonnement croît à chaque envolée orchestrale d’un mellotron survolté qui cisaille ses arrangements avec une dextérité qu’Indra réussi à combiner à d’accrochantes harmonies. De loin le titre le plus accessible sur The Pyramid Concert, et qui se termine dans de douces vapes éthérées qui rappellent le monde océanique de Jarre dans Magnetic Fields.
Une finale qui se jette dans les sombres réverbérations de l’ouverture de Reclusion, l’un des titres les plus sombres et puissants que j’ai entendu en MÉ. Une intro ténébreuse où des cloches apocalyptiques résonnent dans une lourdeur abyssale, avec des voix lugubres autant funestes qu’angéliques qui récitent une mystérieuse ode en langage spirituel. Derrière ce canevas vocal se dessine une lourde basse sautillante à la Pink Floyd, genre One of These Days, et un synthé qui déchire cette opacité nébuleuse de longs solos plaintifs. Une batterie martèle cette rythmique spasmodique en y insérant une basse pulsation qui suit les palpitations des cœurs d’une chorale méphistophélique sous les stries d’un synthé aux solos caustiques. Aussi lourd qu’étonnant. Un superbe mélange de sombre et de heavy sur une discorde angélique. À écouter à haut volume pour en saisir toute la dimension, mais il peut en résulter à ce que la peinture se décolle des murs.
Des ululements synthétisés percent la nébulosité astrale de Tiamat Response, une version plus courte de Tiamat que l’on retrouve sur Bhuvaneshvari où Indra conserve l’approche frénétique des pulsations séquencées qui se moulent à de bribes mélodieuses sur un fond synthétisé à la fois astral et caustique. Composé sous une inspiration spontanée, The Dreamer est dans la plus pure tradition poétique d’Indra. Une douce intro ouatée où le mellotron flotte parmi des sonorités hétéroclites, préparant l’approche d’un rythme hachuré où des accords de claviers hésitants sillonnent une tendre cadence rongée par des sonorités bariolées et embellies par de suaves vocalises éthérées.
Et l’histoire se répète; d’album en album, Indra ne cesse d’étonner et de séduire avec sa musique aux rythmes truffés d’étranges arômes hindous et d’envoûtantes étreintes spirituelles. The Pyramid Concert ne fait pas vraiment exception de ce que le synthésiste Roumain nous offre avec sa série Trantic Edition. C’est un très bel album où la spiritualité d’Indra transcende les frontières musicales avec une approche audacieuse où les différentes mélodies, autant transes que méditatives, finissent toujours par aboutir là où on s’y attend le moins.

note       Publiée le vendredi 26 mars 2010

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