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Indra › Tara

3 titres - 69:26 min

  • 1 Nectar Point 11:48
  • 2 The Long Journey 21:09
  • 3 Anthology 36:28

line up

Indra: Virus Classic & KC, Korg Wavestation, Kurzweil K2000-SVX, VSTi: Albino 3, Blue, Discovery, Absynth 3, Moog Modular 2, Kontakt 2 & FX

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au : http://www.indramusic.ro/

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Un autre rendez-vous avec Indra? N’importe quand. D’ailleurs c’est un rendez-vous à grandeur de la planète, puisque GOD, et ses lecteurs, sont les seuls à avoir une promo de Tara et à en faire profiter les fans avec cette chronique exclusive qui se retrouve aussi sur le site de Indra. Je fais partie des inconditionnelles du synthétiste de la Roumanie. Pour moi, Indra est le Klaus Schulze de ce siècle. Pas parce que son style lui ressemble, quoique cela soit vrai, mais par sa prolificité, son sens des arrangements, sa maîtrise des synthé, ses longues compositions qui se développent sur de divines modulations et la façon qu’il a d’étendre ses séquences et ses strates synthétisées.
Une belle nappe synthétisée ouvre les portes de Nectar Point. Un souffle chaleureux propulse des gouttes synthétiques qui perlent en écho, sur un mouvement que l’on sent fragile. Les ondulations sont frêles et divinement harmonieuses sur des cymbales aux résonances d’argiles. Délicat, Indra fait flotter ses accords en une spirale séquencée qui remonte quelques modulations d’une subtilité harmonieuse qu’un doux synthé protège de ses strates. Un titre envoûtant par une approche d’une grande sensibilité. Nector Point est un collier circulaire aux notes limpides qui sculpte une délicieuse mélodie, qui n’est pas sans rappeler un certain lac de cristal. Les séquences sont tout simplement sublimes et se fondent dans une impulsion qui augmente sa cadence, sans érafler la tendresse qui coule dans Nector Point. Indéniablement, nous sommes dans les harmonies mythiques et passionnées du virtuose Roumain. The Long Journey est plus rythmé. Un Berlin School aux accords bouclés qui virevolte avec passion sur une séquence ronde et ondulante, qu’une flûte mellotronnée arrose d’un flux magnétique, doublant presque notes par notes cette 1ière impulsion. Un bref moment d’atmosphère divise le mouvement qui devient plus attrayant et plus animé sur des percussions ‘’tam tam’’ et un synthé superbement moulant qui donne une profondeur harmonieuse à un mouvement en nette ascension sur des oscillations à couper le souffle. Indra ne se contente pas d’étonner par la fluidité de ses séquences, il pousse la magie plus loin en introduisant des segments synthétisés aux arômes tribaux et aux modulations ethniques du Moyen Orient, sur des effets sonores qui voltigent par intermittence. Le rythme est soutenu par des séquenceurs bouclés qui insufflent un semblant de percussions, le synthé souffle et règne en maître avec de beaux solos qui cisèle des coussins et des nappes flottantes.
L’intro d’Anthology surprend avec un mouvement coincé, suspendu qui ne décolle vraiment pas, avec de lointains pouls qui se forment. Nerveux, avec un tempérament intempestif, on s’attend à ce que les strates qui passent au dessus emportent Anthology en terre rythmique. Ce sont plutôt les pulsations qui accélèrent le rythme, sans que nous les ayons entendus progresser, occupé que nous étions par les étirements des strates synthétisées qui contrôlaient l’harmonie des cieux. Mais, déjà, le tempo s’éteint pour nous amener en état d’apesanteur ambiant sous des tintements et autres reflets musicaux pour une hypnose superficielle. Les pulsations remontent le courant, le synthé aiguise ses sonorités, le séquenceur se réchauffe et Anthology pousse le rythme qui crescende doucement comme une spirale ascendante sur des accords multipliés en boucles. Une lente impulsion qui progresse sur des modulations divinatoires et varie l’étendue de ses séquences pour entrelacer constamment les vagues d’une sereine quiétude qui s’éteint à l’ombre d’un synthé flûté.
La musique d’Indra sera celle que l’on écoutera des années plus tard avec du Klaus Schulze, du vieux TD, Brendan Pollard et Manuel Gottsching. Déjà, des premiers vestiges sont ancrés dans ma discothèque intemporelle. Des albums comme The Call of Shiva, Signs, Colosseum et autres vont traversés le temps. Tara ne sera pas en marge de ces œuvres. C’est un autre album teinté d’un Berlin School qui se renouvelle, comme à chaque fois qu’Indra pénètre ce splendide monde musical aux dimensions éclectiques sans frontières.

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au : http://www.indramusic.ro/

note       Publiée le jeudi 22 février 2007

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