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Ricochet Gathering › Keep On

cd | 6 titres | 70:35 min

  • 1 1 Keep Revisited 40:00
  • 2 Composé par Lawler, Nagle et Schroyder
  • 3 2 Keep Ending 20:20
  • 4 Composé par Bloom, Indra, Lawler, Nagle et Spyra
  • 5 3 Keep Finale 10:25
  • 6 Composé par Indra

enregistrement

Improvisé, joué et enregistré en Transylvania le 11 Novembre 2008 pour le Silver Anniversary du film The Keep de Michael Mann et de la trame sonore de Tangerine Dream.

line up

Steve Schroyder (claviers et synthétiseurs)Daniel Bloom (Claviers et synthétiseurs), Indra (Claviers et synthétiseurs), Paul Nagle (synthétiseurs), Wolfram Der Spyra (Claviers et synthétiseurs), Paul Lawler (claviers et synthétiseurs)

remarques

Pour en connaître davantage sur Ricochet Gathering, consultez le site web de Ricochet Dream au; http://www.ricochetdream.com/

chronique

Vic Rek est un mordu de Tangerine Dream ainsi que la tête dirigeante et fondateur de Ricochet Dream. À chaque année il organise un méga concert thématique (Ricochet Gathering), avec des artistes qui ont été influencés par la musique du Dream, dans différents endroits sur la planète. L’an dernier, c’était le 25ième anniversaire du film The Keep, et par le fait même de la musique du film composée par Franke, Froese et Schmoelling. L’évènement avait lieu en Roumanie (aussi le lieu de tournage du film) et était garni d’une liste de musiciens très influents dans la MÉ contemporaine; Daniel Bloom, Indra, Paul Lawler, Paul Nagle, Spyra et Steve Schroyder. Une grosse fête et un superbe concert où la musique improvisée respirait tous les charmes et intrigues de la musique du film de Michael Mann. Composé et improvisé par Paul Lawler, Paul Nagle et Steve Schroyder, Keep Revisited est un long titre fleuve de 40 minutes qui débute avec des atmosphères lourdes et angoissantes dont les brefs passages rythmiques sont avalés par des ambiances spectrales. Une lente onde de cathédrale en ouvre les premiers flottements. Un souffle empreint d’une noirceur abyssale où les synthés fusionnent et subdivisent leurs ondes fantomatiques sous des tintements lointains des cloches abbatiales où des arômes ambiants très près du terroir de TD, période Poland et Hyperboria, en survolent ses sillages. Le rythme est absent de cette oblongue intro monastérielle où les synthés emplissent les ambiances de souffles chthoniens. Les premières mesures séquentielles pulsent délicatement vers la 8ième minute. Le canevas sonore reste implacablement sombre et la cadence peine à émerger de cette noirceur poétique. Tranquillement, les séquences chassent cette brumeuse satanique, formant un tempo légèrement sautillant où de lentes pulsations dressent des ondes en cerceaux qui se logent dans l’oreille, tel un doigt dessinant des arcs sur une eau paisible s’harmonisent avec son environnement. Univers trituré de rythmiques improbables et imprévisibles qui ne durent que le temps des spasmes d’un sommeil artificiel, les séquences titubantes ne s’arriment à aucun rythme précis, zigzagant et perdant leur rythmique dans des brumes ocrées qui traversent continuellement ce long corridor hadal où les sombres ambiances et atmosphères sont finalement percés par une cadence qui s’éveille lentement vers les 22 minutes. Une douce cadence lourde et langoureuse qui s’appuie sur de bonnes pulsations, des percussions et des cymbales qui restent enrobées d’un lourd manteau synthétisé. Un très bon passage où l’approche mélodieuse ne peut être dissocié du Dream. Keep Revisited s’engouffrera dans ses méandres envoûtants d’une obscurité des plus opaques, redonnant toute sa noblesse aux atmosphères du film culte de Michael Mann et de sa trame sonore. Keep Ending est moulé dans les mêmes tourments ambiants. Le rythme est plus présent, mais pas vraiment dominant. Une douce séquence roule en boucle sur des accords limpides qui se dandinent tels des elfes frivoles. Un beau, et bref, passage qui est aspiré dans de belles nappes synthétisées aux couleurs sonores du Dream. Une belle pièce qui allie riches atmosphères à des cadences qui émergent tel des carrousels méphistophéliques, mis à part un rythme plus dégagé qui s’anime vers la 12ième minute. Par la suite, tout redevient une histoire d’atmosphère avec de riches strates synthétisées qui survolent une sereine démence paranoïde où chuchotements transpercent ces ondes qui louvoient avec une approche patibulaire propre à The Keep. Composé par Indra en 1994, Keep Finale est dans la même veine que ce qu’Indra propose comme musique; séquenceurs nerveux, synthé aux accords hachurés et une mélodie complexe qui coule parmi ses nuances rythmiques très inspirées. Un titre étrange, dont la ressemblance avec la musique du film, et le film même, repose sur une approche sinistre avec un synthé aux strates ocrées sillonnant parmi un tempo discret et martelé de percussions enclumées. Un peu comme si Schulze rendrait un hommage à The Keep. Un très bon titre, tout à l’image du personnage qu’est Indra. Keep On n’est pas une simple imitation de la musique de TD. Offert en édition limitée de 1 000 CD, c’est une vision contemporaine d’une œuvre sombre et méconnue où les artistes invités ont brodés autour d’un thème culte, sans tomber dans le plagiat facile. C’est un album riche en atmosphères sombres où les rythmes gravitent parcimonieusement dans de longues structures enveloppantes, ajoutant une dimension ambiante aux paradoxes des turbulences cadencées. Un peu comme si un orage veille sur nos têtes, incapable d’exploser mais implose continuellement.

note       Publiée le mercredi 2 juin 2010

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