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Indra › Tripura Bhairavi

cd • 5 titres • 72:02 min

  • 11 Lalette 17:10
  • 22 The Steady Man 9:38
  • 33 No Doubt 13:51
  • 44 Torrents 24:20
  • 55 Pithya 7:03

line up

Indra: Virus Classic & KC, Korg Wavestation, Kurzweil K2000-SVX, VSTi: Albino 3, Blue, Discovery, Absynth 3, Moog Modular 2, Kontakt 2 & FX

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur l’artiste, visitez son site web au http://www.indramusic.ro/

chronique

Un souffle à l’écho embrumé soulève une fine strate synthétisée en ouverture de Lalette. Un doux mouvement séquentiel se dessine par des cymbales et des percussions légères sur un synthé dont la mélodie éthérée ondule sur de vagues réverbérations. Tripura Bhairavi (La Grande Puissance Cosmique du feu subtil purificateur) est le 5ième volet de la série Tantric Celebration, lancée par Indra en 2006. Et comme sur les œuvres antérieures, le synthésiste Roumain nous offre un retour aux sources d’une Berlin School analogue avec un subtil zest contemporain, histoire de préserver l’authenticité de son approche dévote. Lalette coule doucement sous de fines cymbales papillonnées et une séquence minimalisme d’un doux souffle interrompu. Un beau synthé, aux vocalises angéliques, bercent cette tendre tranquillité sur des percussions sobres, intimant une soyeuse sérénade cosmique aux oscillations paisibles. Une belle ouverture qui se veut soyeuse et poétique, alors que The Steady Man est plus saccadé avec une séquence qui sautille sur des percussions aux sonorités de verres et un synthé grincheux, comme un violon statique qui gémit des larmes rauques. Un étrange morceau qui s’amplifie sur une séquence plus précise et plus agressive avec une approche nettement plus hachurée. No Doubt se déroule en 2 actes. Le 1ier offre une intro lugubre où une ligne de basse lourde ourle en boucles sur de sombres réverbérations. Des viroles qui papillonnent nerveusement dans un cosmos noir aux pulsations résonnantes. Un synthé échappe ses lamentations sous ce maelstrom bouclé, dont la séquence devient de plus en plus névrotique avec des éclats de notes aux sonorités cristallines. Un étrange monde psychédélique qui se calme vers la 6ième minute, avec une belle approche synthétisée clame et sereine. Un mouvement flottant aux subtiles oscillations qui crescende lentement avec des cymbales crotales et un synthé mellotronné très éthéré. Peu à peu le mouvement reprend les lignes directrices de la 1ière partie, mais avec moins de lourdeur et plus de divinité, dans une mare bouillonnante de séquences sautillantes. Torrent est le titre épique de Tripura Bhairavi. Un long titre où Indra nous plonge dans un statisme hypnotique avec une pulsation à résonnance métallique qui martèle sous une ondée cristalline séquencée. Torrents progresse dans un univers tantôt dramatique, tantôt céleste sur des rythmes aléatoires, sans jamais adhérer à un mouvement intempestif, parmi des séquences qui tressaillent nerveusement sous des strates synthétisées onctueuses et valsantes. Pithya clôture ce dernier opus de la série Tantric Celebration avec une approche stationnaire où de sombres boucles s’enchevauchent dans une lourdeur réverbérante atonale. Un titre où la résonnance magnétique ondule dans un monde noir où la relaxation semble être le paroxysme de la lucidité.
Pour être honnête, Tripura Bhairavi m’a laissé sur mon appétit. J’aurais aimé entendre un Indra moins conservateur et plus osé, mais Tripura Bhairavi respecte la vision de son auteur pour une œuvre qui transcende la culture à la spiritualité. Un bon album, avec de bons éclats séquentiels dans un maelstrom introspectif.

note       Publiée le samedi 12 septembre 2009

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