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Metallica › Master of puppets

cd | 8 titres

  • 1 Battery [5.10]
  • 2 Master of puppets [8.38]
  • 3 The thing that should not be [6.32]
  • 4 Welcome home (sanitarium) [6.28]
  • 5 Disposable heroes [8.14]
  • 6 Leper messiah [5.38]
  • 7 Orion [8.12]
  • 8 Damage inc. [5.08]

enregistrement

Enregistré en septembre/décembre 1985 aux Sweet Silence studios, Copenhague, Danemark. Mixé par Michael Wagener aux stuios Amigo, Californie. Produit par Metallica et Flemming Rasmussen.

line up

Cliff Burton (basse), Kirk Hammett (lead guitars), James Hetfield (guitares, voix), Lars Ulrich (batterie)

chronique

Styles
metal
thrash metal
Styles personnels
speed/thrash metal

L’entrée en matière est énorme, grandiose, assassine : une guitare espagnole aux accents tristes… puis c’est le gros son et la speed à vous en scalper un chauve : BATTERY ! ! ! ! Avec «Master of puppets», Metallica a porté au public une flopée de bombes inoubliables qui ont défoncé bon nombres de murs de piaules ; des bombes plus ou moins directes, plus ou moins lourdes, rapides, sophistiquées… mais toujours redoutables. Le riff du morceau titre n’est rien d’autre que le plus grand riff de speed metal jamais pondu, «Welcome home» la meilleure pièce du genre du quatuor, «Disposable heroes» est si longue, si pleine de son et de fureur qu’elle rend fou… «Orion» est entrée au firmament de la lourdeur et de l’ambiance metal. Une voix plus précise, des guitares de guerre, un batteur qui avait à l’époque la réputation d’être le plus grand… le temps aidant, les Four Horsemen multiplièrent les mesures impaires et les breaks incomplets sur des compositions d’une longueur quasi antinomique, le tout afin de cogner avant que l’auditeur ai pu se mettre en garde. «The thing that should not be» ou «Leper messiah», derrière leur apparente discrétion, ont inventé l’inconfort doom, la lourdeur pénible et désagréable ; à l’époque, Metallica prenait encore plaisir à ourdir des mélodies moches, patibulaires, des cassures abruptes, des structures à n’en plus finir basées sur le contre pied, le retour en arrière… le brusque. Le son est gros, la voix retenue mais très énervée, Lars Ulrich frappe comme un sourd… et ces gars-là avait un sens du riff thrash et coup de poing comme aucun avant eux. Les poignets de Hetfield ont explosé la notion de rythmique pour l’élever au rang d’attaque militaire : «You will do, what I say, when I say… You will die, when I say : you must die». Hammett était limpide, rapide, étoilé, violent, d’une précision chirurgicale à lacération d’oreilles garantie, et d’un toucher subtil avec lequel il savait faire pleurer lors de breaks adoucis aux soli magnifiques. Encore jeunes et plein de furie, les quatre américains ont tout de même déjà pris avec «Master of puppets» le virage exigeant qui mènera à «…justice… ». Le résultat est un recueil de bombes immédiates et surpuissantes comme «Battery», de headbanging imposé par l’incoercible marche du rythme (Leper Messiah), de pièces sophistiquées à l’efficacité pourtant directe et redoutable, des pièces à part et magistrales… un chef-d’œuvre en somme.

note       Publiée le lundi 16 juin 2003

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Dun23 › lundi 4 septembre 2017 - 11:12  message privé !

C'est clair! Les Metallica faisaient preuve à l'époque d'une certaine sophistication, qui a un peu foutu le camp avec la mort de Cliff Burton même si le suivant est clairement un chef d’œuvre et que jusqu'à Load, ils avaient des choses à dire. Depuis, l’inacceptable (Reload, Lulu) côtoie le franchement pas bon (St Anger) avec quelques petites percées de lumière (les 2 derniers, et encore pas partout et elle est faiblarde en comparaison à l'âge d'or). Y'a que la prod qui est pourrave mais c'est une habitude chez eux.

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Twilight › dimanche 3 septembre 2017 - 23:53  message privé !
avatar

Je n'avais jamais pris la peine de l'écouter...Vraiment bon, plus subtile que je ne l'aurais cru.

The Gloth › lundi 28 décembre 2015 - 20:16  message privé !

J'ai des version "double LP" en 45t des deux premiers, et celui-ci en simple 33t, et la différence de volume est énorme. Je me demande ce qu'il donnait en double LP, c'est sûrement introuvable maintenant.

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innersilence › dimanche 27 décembre 2015 - 13:02  message privé !

Il faut savoir qu'il existe des remasters "non-officiels" des premiers albums de Metallica. Ce sont des éditions qualifiées de "Gold Disc" sorties en 1993, pas facile à trouver j'imagine mais pour avoir testé, le volume sonore y est carrément plus élevé que sur les éditions originales.

vieille fessée › dimanche 27 décembre 2015 - 02:23  message privé !

Pas spécialement fan de remastering mais punaise, celui là il en aurait bien besoin. Ici pas question de touché un poil au mix d'origine, c'est juste le volume qu'il faut boosté.

C'est dingue à quel point le volume de cet album est bas d'origine. Déjà on le sent un peu en comparant avec d'autres albums d'époque, mais ça devient plus que flagrant si on se le met entre deux albums qui dispose d'une prod plus moderne.

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