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Metallica › Hardwired... to self-destruct

cd1 • 6 titres • 37:10 min

  • 1Hardwired03:09
  • 2Atlas, rise!06:28
  • 3Now that we're dead06:59
  • 4Moth into flame05:50
  • 5Dream no more06:29
  • 6Halo on fire08:15

cd2 • 6 titres • 40:18 min

  • 1Confusion06:43
  • 2ManUNkind06:55
  • 3Here comes revenge07:17
  • 4Am I savage?06:29
  • 5Murder one05:45
  • 6Spit out the bone07:09

bonus cd • 14 titres • 79:40 min

  • 1Lords of Summer07:10 [version 2016]
  • 2Ronnie Rising Medley09:03 [Medley de reprise de Rainbow]
  • 3When a blind man cries04:35 [reprise de Deep Purple]
  • 4Remember tomorrow05:50 [reprise d'Iron Maiden]
  • 5Helpless03:08 [Live at Rasputin Music]
  • 6Hit the lights04:06 [Live at Rasputin Music]
  • 7The four horsemen05:19 [Live at Rasputin Music]
  • 8Ride the lightning06:56 [Live at Rasputin Music]
  • 9Fade to black07:24 [Live at Rasputin Music]
  • 10Jump in the fire05:13 [Live at Rasputin Music]
  • 11For whom the bell tolls04:32 [Live at Rasputin Music]
  • 12Creeping death06:43 [Live at Rasputin Music]
  • 13Metal militia06:07 [Live at Rasputin Music]
  • 14Hardwired03:30 [Live à Minneapolis]

enregistrement

Enregistré entre mai 2015 et août 2016 au HQ

line up

Kirk Hammett (guitares), James Hetfield (chant, guitare), Robert Trujillo (basse), Lars Ulrich (batterie)

remarques

chronique

Voilà que cette icône du metal des années 80 qu'est Metallica nous sort un nouvel album en fin d'année 2016. Si on regarde un peu en arrière, sur 35 ans de carrière, il ne s'agit ici que du dixième album du groupe, c'est finalement peu. Le groupe aime bien prendre son temps pour pondre ses disques. Et même s'il y a eu quelques erreurs de parcours ou plutôt des orientations mal comprises, Metallica a bien souvent réussi à se renouveler d'albums en albums ces 20 dernières années en en faisant toujours qu'à sa tête. "Load" (auquel on peut ajouter "Reload" son jumeau) marquait une rupture avec son prédécesseur "Metallica" (plus connu sous le nom "Black album") dans une veine plus soft, limite heavy/rock. 6 ans plus tard, "St. Anger" était encore plus ambitieux et original, déroutant plus d'un fan. "Death magnetic", 5 ans plus tard, revenait quant à lui à un style plus thrash metal (ce n'était pas non plus "Master of puppets"). On se retrouve maintenant 8 ans plus tard avec ce "Hardwired... to self-destruct", pour le coup double-album (mais dont la durée totale aurait pu tenir sur un simple CD). Ce coup-ci, qu'allaient-ils nous proposer ? Pour faire simple, je dirais que là, Metallica n'a pas brouillé les pistes. On a un disque proche de leur précédent album. "Hardwired..." sonne un peu comme "Death magnetic", en plus soft, plus lent, un peu comme s'il s'agissait d'une version édulcorée de leur disque de 2008. En fait, toujours pour simplifier, j'oserais dire que cet album est un mélange entre "Death magnetic" et le duo "Load"/"Reload" avec les structures alambiquées d'"...And justice for all". Et c'est un peu ça qui pose problème. Ici, on n'a aucune nouveauté, Metallica joue en mode coude à la portière des morceaux mal exploités avec tellement de sentiments de déjà-vu ("Atlas, Rise!" fait penser à "Creeping death", "Moth into flame" rappelle "The thing that should not be", "Confusion" qui débute le deuxième CD fait directement écho au "Am I evil?" qu'ils ont l'habitude de reprendre avant que la suite ne me rappelle du "Load" en puissance). Bref, j'ai envie de dire qu'ici Metallica ne s'est pas trop foulé. Et puis ces structures à rallonge qui nous frustrent plus qu'autre chose avec ces rythmes mid-tempos quand même vraiment chiant à la longue (pour le coup, le deuxième CD possède des longueurs vraiment lassantes). On aimerait bien souvent que ça parte et non, faut qu'il y ait un énième break/pont/sous-partie avec un Lars qui en fait des tonnes à vouloir insérer son grain de sel ici ou là avec des mesures en plus, des breaks tellement vu et entendu chez lui que ça en devient exaspérant. Il y a de bons moments, des riffs sympas, mais noyés au milieu de trop de parties, arrêts, reprises qui font perdre le fil. Et niveau inspiration, on a vraiment connu mieux. Même après une quinzaine d'écoutes, je ne garde pas grand chose en tête. "Am I savage?" est même carrément nulle. Certes, ce n'est pas non plus totalement pourri, "Hardwired" qui ouvre l'album et qui a été vite écrit et enregistré lors de l'enregistrement de l'album, de très loin le titre le plus court, reste un bon titre de thrash, il y a quelques bonnes idées, mais dans l'ensemble, ça ne monte pas bien haut. Le "Spit out the bone" final qui se veut un morceau bien speed se perd dans ses structures alors qu'il aurait tellement bénéficié à avoir un format plus direct et rentre-dedans. Et James... On le sent fatigué, il n'a plus la niaque. Il n'a jamais été très bon chanteur, mais là, il n'y a plus d'énergie, encore moins de puissance. Sur la version limitée, on a droit à un troisième CD d'inédits dont la durée est plus longue que les deux CD de l'album cumulés (au moins, pour le coup, on ne peut pas dire qu'ils se foutent de la gueule du monde niveau quantité). Après une version reboostée d'un morceau de 2014, dans le même esprit que l'album, on a droit à des reprises qu'on n'aurait jamais voulu entendre (un medley Rainbow en hommage à Ronnie James Dio atroce, une reprise de Deep Purple mal choisie et une autre d'Iron Maiden période Di'Anno tout aussi inutile), ça devient intéressant à partir du 5ème titre qui introduit la partie live du bonus. Et là, enfin, on a quelque chose qui vaut vraiment le coup ! "Helpless", suivi de 8 titres issus des deux premiers albums du groupe et là, même si ça manque de puissance et que ça ne vaut pas le groupe il y a 25 ans (oui, parce que bon, Metallica en live, ça a quand même perdu en intensité), ça fait toujours du bien à entendre mine de rien, avant de finir avec le premier morceau du nouvel album en version live du mois d'août dernier pour boucler la boucle ! Pour conclure, ce dixième album du groupe est quand même bien décevant, trop proche du précédent album et manquant clairement d'efficacité, un peu comme si le groupe s'était senti obligé de sortir quelque chose "parce que bon, quand même, 8 ans ça fait long. Faudrait p'tet qu'on sorte un truc pour qu'on repasse à la télé et qu'on fasse des duos avec Lady Gaga pour la nouvelle génération trop cool et qu'ils sachent ce que c'est ce groupe avec son logo sur les T-shirts d'H&M qu'ils achètent". Bref, plus que jamais, Metallica, c'était mieux avant...

note       Publiée le dimanche 12 mars 2017

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notes

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surimi-sans-mayo › mercredi 21 octobre 2020 - 21:51 Envoyez un message privé àsurimi-sans-mayo

Vous êtes mauvaises langues : je suis quasi-sûr qu'elle aura au moins autant de présence que le gentil James, si ce n'est plus.

vigilante › mercredi 21 octobre 2020 - 21:40 Envoyez un message privé àvigilante

Pour ceux qui ont survecu à "Lulu" ^^

GrahamBondSwing › mercredi 21 octobre 2020 - 21:33 Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Miley Cirus travaille sur un album de reprises de Metallica... Hum... je ne suis pas sûr que cela soit une bonne nouvelle, ni pour le groupe, ni pour les fans du groupe... ni pour la musique en générale... ni pour l'avenir de l'humanité non plus, pendant qu'on y est !

Note donnée au disque :       
GrahamBondSwing › mardi 23 juin 2020 - 18:00 Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Je termine ma série de notification sur Metallica. Après avoir fait l'impasse sur Load (mais qu'est-ce-que c'est que cette M.... !), Reload (ils insistent en plus !), St-Anger (j'y ai cru au début et puis, bizarrement, j'ai toujours trouvé mieux à faire que de rappuyer sur play une deuxième fois. D'ailleurs, le groupe a cru bon de produire un documentaire qui justifie de manière détaillée le pourquoi c'est pas terrible) et Death Magnetic (il est pas si mauvais, mais j'ai du interrompre le streaming et j'ai jamais terminé... de mémoire, ça ressemble à du SUM41 en train d'imiter Metallica, j'dis pas ça pour être méchant : ils le font très bien sur un titre de l'album "Chuck"). Après avoir fait l'impasse sur quelques albums disais-je, on m'a offert la version 3CD de Hardwired : plus d'excuse pour faire péter les watts de mes enceintes cette fois-ci ! Et donc verdict : hé mais ils se sont reconnectés là, entre eux je sais pas, mais déjà chacun, individuellement, je pense. C'est un album qui leur va bien, dans le sens où le style ne paraît jamais forcé, on revient aux vrais trucs qui font Metallica... un peu d'authenticité, dans le monde du metal, c'est si important. Etant fan d'AJFA, dès qu'on part sur du 7, 8 minutes, ce n'est pas pour me déplaire. Pas de grosse préférence entre le cd1 et le cd2, ça dépend des jours et de l'humeur. Concernant le cd3 : même avis que la chronique de Nicko, y avait peut-être mieux à faire mais ça aurait été gênant qu'il fasse de l'ombre aux nouvelles compos.

Note donnée au disque :       
The Gloth › vendredi 29 mai 2020 - 16:02 Envoyez un message privé àThe Gloth

A l'écoute, absolument rien de marquant. Au moins, Death Magnetic comptait quelques morceaux sympa, ici c'est le néant. Mais de toute façon, après "...And Justice for All", Metallica n'a plus jamais rien sorti de transcendant, black album compris...

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