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Indra › Generation

10 titres - 52:41 min

  • Confession (trance edit) |5:49
  • El Gringo |4:50
  • In to the Night |3:53
  • I'm Home Alone |5:04
  • Germinal |5:13
  • Bella Donna |5:11
  • Le Jeu du Maitre |5:41
  • Breathless |5:06
  • Cutting Edge |6:03
  • Bonus Track: Touareg Love |5:21

line up

Indra : Synth Virus KC, Virus Classic, Crono X3, Intakt, Kontakt2, Reaktor5, Absynth3, Synful Orchestra, M42 Nebula, Ultrafocus, Z3ta & percussions

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique techno progressif

La force d’Indra c’est de surprendre, d’album en album. Après un album fou comme The Challenge, je me serais attendu à ce qu’Indra revienne avec un gros Berlin School, histoire d’amadouer quelques fans effarouchés. C’est bien mal connaître Indra semble-t-il. Car Generation est un album dans la trempe de The Challenge. Un peu moins progressif, mais tout autant percutant.
Yeahah….qu’une voix féminine lance sur un beat pulsatif que forme le duo synchronisé; séquenceur/synthétiseur. Des effets sonores imitent des percussions nerveuses qui s’entrechoquent, avant qu’un roulement de percussions n’ajoute une vraie touche de batterie martelante. Le beat devient alors très techno sur d’autres effets sonores qui s’y moulent parmi de superbes solos de synthé tournoyants et sinueux. Le beat frappe un passage modéré, avant de rebondir avec plus d’énergie sur des notes de claviers désordonnées qui trouvent leurs places dans cette tornade technoïde. Confession est à l’image de l’univers sonore que l’on retrouve sur Generation. Des rythmes similaires, juste assez nuancés pour que chaque titre ait sa propre structure. Les séquences sont lourdes et multi directionnelles, créant des rythmes abondants appuyés par des percussions martelantes. El Gringo propose un beat tout aussi percutant, mais réalisé à partir d’un clavier hésitant et nerveux qui forme la 1ière séquence. De vraies percussions s’insèrent sur des synthés tortueux aux solos plaintifs et aigus que des effets sonores survolent laissant un nuage sonore sur son sillage. Le beat prend une tangente décousue avec un superbe jeu de percussion qui ré initie le mouvement avec des notes plus nerveuses et des solos tout aussi sinueux, mais plus langoureux.
Des notes de clavier saccadées et bouclées ouvrent In to the Night avec un mouvement de basse ondulant qui carbure la séquence principale. Les percussions soutiennent un rythme nerveux traversé d’effets sonores bigarrés sur un mouvement hésitant. Avec ses percussions tablas creuses et son rythme vrillant sur une étrange séquence I'm Home Alone est un titre nerveux aux effets vocaux d’un Moyen Orient primaire. Les percussions deviennent incisives sur un synthé qui souffle des complaintes solitaires, réussissant à chercher une ode mélodieuse pour conclure ce titre aux étranges mouvements. Une séquence agitée pousse les premières mesures de Germinal. Une ligne de basse pulsative soutient un rythme cerner par d’étranges percussions circulaires aux cymbales en mode ‘’tssitt tssitt‘’. Plus le titre progresse, plus les percussions jouent un rôle prédominant, martelant le tempo avec pesanteur. Les coups résonnent de leurs échos, augmentant l’intensité rythmique de Germinal sur un synthé louvoyant de faibles complaintes rotatives.
Autre titre, même résultat. Bella Donna module son tempo sur ses réverbérations et une séquence nerveuse qui tournoie en spirale sur une approche ‘’techno dance‘’ évolutive. Car plus Bella Donna avance, le tempo devient plus cru. Alors que Le Jeu du Maitre nous offre un tempo plus lent, plus envoûtant. Les notes carillonnées de l’intro marque une pause sur cet opus grouillant de vie et de turbulences musicales. Le synthé circulaire, sur un fin mouvement saccadé, entoure le titre d’une aura de sérénité qui s’étend encore plus sur les ombres de strates violonées qui bercent l’ouïe, tout comme l’imagination. Breathless est à l’image de Confession. Un DJ à la voix suave anime sa foule sur un rythme soutenu où des voix échantillonnées soupirent sur une séquence hypnotique synthétisée. Une 2ième séquence aux boucles lourdes insuffle un tempo tiraillé par des percussions soft techno et des strates synthétiques aux mouvements saccadés. Un titre parfaitement agencé qui s’insère à merveille sur le lascif et passif Cutting Edge qui chemine sur une basse ondulante et des percussions résonnantes qui secouent le plancher. Comme un rythme sensuel Africain, l’impulsion est lente et animée par une séquence bouclée et un synthé provocateur. Un titre langoureusement luxurieux qui jouit de percussions nuancées, donnant une profondeur hypnotique qui secoue nos sens. Touareg Love est une pièce en prime. L’esprit rythmique y est toujours présent avec une basse suave, des percussions fournies, des effets sonores à la DJ et une séquence tournoyante, enivrante. Mais il y a cette voix…Une voix suave et chaude qui pousse de longs soupirs érotiques, invitant plus au plaisir charnel qu’à une petite danse.
Plus j’entends Indra, plus je cherche à l’entendre. Même si Generation a une tendance techno, le synthésiste Roumain charme par l’approche harmonieuse de ses rythmes furieux. Car derrière chaque titre, se cache une mélodie, soufflée ou martelée qui nous fait écarquiller les oreilles. Indra a une vision musicale large, mais contrairement à d’autres, il a le talent de son originalité.

note       Publiée le lundi 27 novembre 2006

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