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Indra › Archives-Emerald Five

cd • 6 titres • 73:17 min

  • 1F.A.Q. 8:51
  • 2Over the Dunes 12:57
  • 3Madeline 10:52
  • 4Libertados 16:41
  • 5First Contact 16:32
  • 6Air 7:22

enregistrement

Composé et interprété par Indra entre 2005 et 2006. Dépoussiéré et remixé par Indra en 2015

line up

Indra (Claviers, synthés Wavestation et arrangements)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: http://indramusic.ro/archives-cd10-emerald-five-2015/

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
minimaliste et roumanian school

Écouter du Indra, c’est contagieux! Des battements babyloniens structurent un tempo sourd où volètent une flopée de séquences. Après la barre des 60 secondes, et avec l’arrivée de claquements électronique, le rythme de "F.A.Q." devient plus soutenu, comme un genre de rock cosmique où l’on plane avec des pieds mous. Magnifique dans son approche minimaliste, Indra forge cette approche rythmique minimaliste qu’il arrose copieusement d’effets de percussions et de séquences qui s’aboutent comme des filets stroboscopiques. Délicieuses, les harmonies sont tissées dans de la soie! Dans des chants de synthé que l’on a teint d’une fragrance flûtée et qui font très mélancoliques, genre musique de film français des années 70. Des nappes un peu nasillardes y flottent aussi, ajoutant une profondeur encore plus ésotérique à cette structure qui halète au bout de ses 5 minutes. Oui, écouter du Indra devient contagieux! Ce 5ième chapitre de la série Archives-Emerald d’Indra est sans nul doute son meilleur à date. Le synthésiste Roumain forge des structures minimalistes délicieusement envoûtantes avec une très belle intensité croissante. Les vents qui balaient l’ouverture de "Over the Dunes" donnent une approche très cinématographie (on ne peut chasser de notre esprit des images du célèbre film) alors que tout doucement se dessine une autre structure de rythme qui donne l’effet de ramper comme ces vers de terre dans des dessins animés. Le rythme est mou. On roule du coup et on tapote notre cuisse dans une forme de transe avec comme décor imaginaire des dizaines de tintements qui brillent sur une figure de séquences harmoniques. Le titre accélère sa cadence, qui reste merveilleusement hypnotique, alors que les harmonies sont étiolées par des nappes et des effets de synthé qui sur-dimensionnent le décor allégorique de "Over the Dunes". Nous venons de nous taper un très bon 20 minutes lorsque "Madeline" nous amène dans des territoires de Klaus Schulze, période Mirage, avec des arpèges de glace qui cristallisent une mélodie spectrale sur un rythme pulsatoire. Le chant des anges est séduisant, mais pas autant que ces arpèges de cristal. Disons qu’ils se complètent à merveille. "Libertados" est LE titre de “Emerald Five”!
Des pulsations venues de loin sautillent dans l’ombre d’effets électroniques qui s’ajustent à la cadence des cognements sourds. Des cognements qui deviennent plus vifs tandis qu’une mélodie s’installe avec des accords qui hésitent à tinter sur ce lit de pulsations et maintenant de percussions. Le rythme est ambiant, mais superbement envoûtant. Des percussions plus soutenues s’ajoutent et des séquences plus insistantes s’invitent à cette danse lascive. Effets de percussions nourries au gaz, complaintes de synthé et séquences tournoyantes, "Libertados" devient alors une merveilleuse structure minimaliste qui engraisse ses charmes de minute en minute. Et tout doucement cette structure annihile ses éléments de charme pour s’éteindre dans une cohue de vents sombres et bourdonnants. Un bref moment d’accalmie avant que cette structure redevienne avec tous ses éléments d’élégance avec un sentiment que tout est devenu plus agressif. Superbe! "First Contact" détonne de ce paisible décor sonique de “Emerald Five” avec une approche plus agressive. Des accords pulsatoires sautillent vivement avec des teintes tout à fait à l’opposée. Des effets et des vents simulent une structure plus cosmique avec un niveau d’intensité qui appelle à la prudence. Le battement des pulsations est minimaliste alors que les séquences de verre semblent plus en mode anarchique, créant un effet de panique face à la férocité des vents qui rugissent avec une force destructive. C’est du cinéma plein la tête. C’est la beauté d’une musique sans paroles. "Air" est un titre d’ambiances sans structure de rythme. Juste des nappes qui déferlent et qui bougent par implosions afin d’atteindre une luminosité qui fera éclore une nuée de séquences dont les pépiements sont comme ceux des oiseaux après un violent orage. Oui écouter du Indra, c’est contagieux! Et ce “Emerald Five” ne peut qu’empirer cette obsession d’y plonger encore plus loin. Les 45 premières minutes, et surtout "Libertados", sont des monuments de l’art du minimalisme.

note       Publiée le jeudi 10 novembre 2016

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