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Indra › Kingdom of Light

  • 2011 • Eagle Music Eagle Music EMCD0262011 • 1 CD

cd • 7 titres • 67:47 min

  • 1Sequence2:15
  • 2Waving13:30
  • 3Rustic Pictures10:55
  • 4Ciuleandra5:59
  • 5The Mountains11:32
  • 6Malini11:37
  • 7Nymbus11:59

extraits vidéo

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enregistrement

Composé et enregistré par Indra en 1993, sauf Nymbus (2008)

line up

Indra (Synthé Korg, claviers, piano et FX)

remarques

Pour en savoir plus à propos d’Indra et y entendre des échantillons sonores, visitez son site web: http://www.indramusic.ro/

chronique

Composé en 1993, Kingdom of Light est la 2ième œuvre du catalogue d’Indra à être dépoussiérée et rééditée. C’est aussi l’album le plus populaire d’Indra avant que sa musique traverse les frontières Roumaines. On y découvre un 2ième album aux rythmes envahit par de très beaux arrangements orchestraux. Des structures rythmiques oniriques où les tempos sont majoritairement mus par des impulsions synthétisées, exception faite de "Rustic Pictures" et "Malini", un peu comme Schulze le faisait sur des albums tels Totem et Picture Music mais avec plus de musicalité et de suaves arrangements orchestraux.
"Sequence" ouvre timidement Kingdom of Light avec des arpèges qui scintillent en suspension sur un étrange bredouillement aux consonances éclectiques. Atonal et sans rythme, "Sequence" est animé d’une ligne de basse qui implose délicatement sous une fusion d’ondes d’un synthé hybride qui libère de belles couches violonées et une brume mellotronnée qui cernent les délicats arpèges et les fins solos lyriques. Poétique et onirique, "Waving" est un étrange titre où le rythme est trappé par de lourdes couches de synthés violonées. Le tout s’amorce avec des chaleureux souffles d’un synthé mellotronné qui dansent et virevoltent, éveillant de fines percussions aux sonorités d’enclume. Un rythme lent qui peine à prendre son envol, englouti qu’il par un amalgame d’arpèges scintillants, de chœurs astraux et de lentes couches flottantes qui façonnent une mélodie dont le scintillement s’arrime aux percussions et à des fins chapelets séquentiels qui égrènent leurs accords à la verticale sous les souffles d’un synthé métissé. Les séquences martèlent, tout en virevoltant, un rythme indéfinissable se perdant dans de lourdes couches de synthé qui valsent et flottent aussi intensément que le mouvement séquentiel. Refusant de libérer le rythme, "Waving" chante la sérénité avec de puissants arrangements orchestraux, faisant ainsi oublier une cadence qui naguère martelait un rythme de verre, où les couches de synthé se multiplient et chantent sous d’hypnotiques percussions aux sonorités d’enclume. Un synthé aux souffles stridents éveille la mélodie de "Rustic Pictures" qui étreint déjà les valsantes couches d’un synthé extrêmement musical, alors que des percussions tombent et entraînent un intense mouvement orchestral libérant ses lourdes couches violonées. Des couches aux variances harmonieuses, comme des violons chimériques, dont les cordes s’acoquinent à une chorale abstraite aux souffles aussi discrets que délicats qui se fondent dans une permutation cadencée, où les percussions pilonnent un rythme perdu dans l’espace, le temps et les rêveries. Un peu vers la mi-temps, "Rustic Pictures" entre dans une phase atonale où des solos de synthé sifflent parmi des chœurs qui chantent dans une brume mellotronnée. Les percussions tombent et leurs peaux résonnent sur ses solos chantonnant une belle et délicate mélodie qui nous conduit à la finale de ce très beau titre.
Des couches de synthé caustiques et un vent froid anime les premiers souffles de "Ciuleandra". Une intro atonale mais vivante de par son synthé très lyrique qui souffle une étrange ode spirituelle. Les premières slaves de violons chantent sous des percussions et pulsations feutrées, guidant "Ciuleandra" vers une superbe mélodie folklorique Roumaine. Une mélodie qui va, accentuant la cadence sous de superbes arrangements orchestraux. Un très beau morceau qui se termine dans un long silence, préparant la vie de "The Mountains" qui s’éveille telle une forêt enchantée par une très belle sonorité, à la fois virginale et printanière. Un fin rythme stationnaire, comme une fragile libellule, prend forme avec de fines séquences aux sonorités de xylophone qui tournoient momentanément pour épouser les mouvances d’un synthé toujours aussi enjôleur et innocent que les premiers souffles de "The Mountains". Un synthé dont les souffles et mouvements errent dans cette forêt enchantée d’une vie atonale mais musicale. Après une intro aux sonorités éclectiques à saveurs orientales, "Malini" embrasse une phase atonale caustique avant d’éclore d’un chaleureux mouvement séquentiel qui ondule sous de métalliques réverbérations échoïques. Fortement inspiré par des structures à la Schulze, "Malini" évolue avec des séquences qui permutent délicatement, en concordance avec une structure devenue plus chaleureuse où flottent encore des couches violonées dans une ambiance de fête Asiatique Composé en 2008, "Nymbus" détonne de l’ambiance sereine et onirique de Kingdom of Light avec une structure nerveuses et saccadée qui s’appuie sur de bonnes frappes de batteries. Jouant entre son approche stroboscopique et quelques errances atmosphériques aux ambiances glauques, "Nymbus" offre une superbe permutation rythmique vers la 8ième minute avec des séquences ascendantes redimensionnant un tempo en constante évolution. Un tempo qui tourne en une longue boucle technoïde minimaliste nourri de très bons solos de synthé.
Kingdom of Light est sans doute l’album le plus orchestral d’Indra. Rarement j’ai entendu autant de Mellotron aux tonalités aussi philarmoniques chez Indra que sur Kingdom of Light. Mais cela n’entache en rien la propension du synthésiste Roumain à composer une douce et envoutante MÉ dont le minimalisme sert de prémices à de belles et subtiles permutations dans les rythmes qui sont parfois habilement construit sur des impulsions synthétisées. La marque d’un grand synthésiste et compositeur. Et Nymbus, la pièce en prime, est tout simplement sublime, même s’il détonne de l’ensemble musical de Kingdom of Light. Une composition qui démontre que la créativité d’Indra est loin d’être tarie et qu’il y a encore énormément de potentiel dans son imagination.

note       Publiée le vendredi 2 septembre 2011

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Shelleyan aka Twilight › samedi 3 septembre 2011 - 18:32  message privé !
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Pour moi, le problème se situe au niveau des sons dont certains sont trop ouvertement électroniques pour que l' on puisse s'imprégner des climats dark ethno ambient qui se dégagent des bases...C'est d'autant plus que dommage que ce parti pris minimal serait assez propice à ce genre d'ambiance...