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Indra › Archives-Ruby Four

cd • 10 titres • 76:56 min

  • 1Sunshine in Blue Eyes 7:30
  • 2Mustang Le Rouge 7:36
  • 3Nostalgia 8:02
  • 4Pyar 3:42
  • 5Fiesta 6:11
  • 6A Late Evening 11:13
  • 7The Nile Experience 10:08
  • 8Speedy G 9:53
  • 9X-Factor 8:14
  • 10Sanctum 4:23

enregistrement

Composé et enregistré entre 1998 et 2005

line up

Indra (Claviers, synthés, arrangements et effets)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien suivant: https://indra-music.bandcamp.com/album/archives-series-cd4-ruby-four-2015

chronique

On continue l'exploration de l'univers fragmenté dans l'oubli et éparpillé entre 1998 et 2005 du synthésiste Roumain avec ce 4ième volet de sa série Ruby qui est encastré dans la méga série de 25 CD intitulée Archives. Et cette fois-ci on se rapproche un peu plus de notre Indra contemporain avec une dizaine de titres qui explorent plus le côté danse que le côté poétique mélancolique d' Indra et dont les influences ici semblent être nimbées par les structures d'un Jarre et son enveloppe de techno Kid que par celles Schulze errant dans de longs titres minimalistes. Quoique les deux cohabitent bien ensemble à quelques endroits dans ce “Ruby Four”.
"Sunshine in Blue Eyes" et "Mustang Le Rouge" arborent le sceau sonique des limitations des sources de 1998. "Sunshine in Blue Eyes" accueille une tendre mélodie soufflée par une flûte synthétisée et pianotée par un piano tendrement mélancolique. Le synthé est charmeur avec de beaux solos qui roucoulent et de bons effets électroniques qui bavardent sur un rythme sourd structuré dans le confort d'une bonne ballade électronique. C'est bon et ça fait très New Age, une autre facette que l'on ne connaissait pas d'Indra avant la venue de ce coffret Archives. Les larmes en staccato des violons qui ouvrent le très Arabique "Mustang Le Rouge" se noient dans les douceurs d'un synthé flûté alors que le titre divise ses 7 minutes pour une introduction romantique et éthérée avant de plonger vers un genre de techno doux avec des pulsations et percussions qui soulèvent un duel d'harmonies saccadées. Composé en 1999, "Nostalgia" fait très Vangelis des années Opera Sauvage avec une structure ambiante où les lignes de flûte flânent autant qu'un piano très nostalgique. On fait un énorme saut dans le temps avec 6 titres composés en 2004. Un saut dans le temps et un saut dans le style avec une MÉ plus énergique qui tangue entre du techno pur et dur, un techno plus morphique et une musique de danse cérébrale. "Pyar" débute avec un genre de techno dance où des lignes stroboscopiques très hachurées, des pulsations boom-boom-tchak-tcha et un jeu de percussions très créatif supportent des chants Arabiques. C'est un titre qui fait très jarre des années Chronologies, notamment à cause de son rythme lourd dressé sur de bonnes percussions. "Fiesta" est plus vivant, oui cela se peut, avec une approche tzigane sur un rythme de plomb. On retrouve plus le Indra que l'on a découvert à la fin des années 90 avec le très beau "A Late Evening" qui est très éthéré avec des nappes sibyllines qui flottent dans des particules prismiques. Le mouvement est doux, très ésotérique et les nappes deviennent plus mélodieuses alors que tout doucement "A Late Evening" se dirige vers un beau down-tempo nappé de ces soyeuses nappes qui tourbillonnent dans un doux torrent d'émotivité. "The Nile Experience" propose aussi une longue structure évolutive qui débute avec une horde de pulsations séquencées qui sautillent dans une structure circulaire de rythme ambiant. Des effets électroniques ornent ce décor passif tandis que subtilement le rythme accroit sa vélocité avec des pulsations qui gargouillent et d'autres pulsations technoïdes qui redirigent les cabrioles de l'introduction vers une structure vivifiée par des effets de saccades. "The Nile Experience" se développe à l'intérieur de ses 10 minutes sans jamais vraiment exploser, préférant plutôt un bref passage ambiant avant de reprendre sa structure de techno cérébral. Composé à la même époque, "Speedy G" débute avec une rage rythmique contenue dans des scintillements de séquences qui babillent dans les ombres de lentes nappes oisives. Ce sont les cognements qui animent ce désir de rythme. Et ce rythme devient un bon techno morphique orné de beaux effets cosmiques à la Jarre et de superbes solos très musicaux. C'est un des bons titres de la série Ruby! "X-Factor" est coulé dans le même moule ornemental mais avec une structure nettement plus légère, plus musicale. Composé en 2005, "Sanctum" clôture “Ruby Four” avec une approche plus lyrique, plus éthérée. La structure ressemble aux longues symphonies tranquilles de Klaus Schulze avec des accords qui roulent en boucles, comme un ruisseau sonique en suspension, dans de lentes nappes anesthésiantes qui recouvrent un doux rythme quasiment absent. C'est très doux et surtout assez élégiaque. Et tranquillement la collection Ruby nous amène vers un Indra que l'on reconnait de plus en plus.

note       Publiée le lundi 25 janvier 2016

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