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Kan Mikami › Concert Live Record Mikami Kan 1972

lp • 10 titres • 32:11 min

  • 1Shōwa no dai kikin yokokuhen2:57
  • 2Okasaretara nakeba ii1:47
  • 3Yoisho yoisho3:18
  • 4Shonben darake no mizuumi3:58
  • 5Anata mo sutā ni nareru2:11
  • 6Pantisutokkingu no yōna sora3:43
  • 7Hibike denkigama!!4:22
  • 8Rakujitsu2:06
  • 9Aomori-ken Kitatsugaru-gun Tōkyō-mura3:33
  • 10Tōkyōdayo okkāsan4:16

enregistrement

Enregistré au Budokan le 22 avril 1972, au Koseinenkin Kaikan Small Hall le 29 juin 1972, et au Koenji Kaikan le 20 septembre 1972.

line up

Kan Mikami (guitare, voix)

remarques

chronique

Styles
folk
Styles personnels
angura fooku

Pour pallier les lacunes qui accablent la qualité de prise de son de leur dernier album studio, et surtout pour produire un nouveau 33-tours à moindre coût avec un chanteur folk au faîte de sa gloire, les chevelus aux commandes d’URC font le choix de publier des enregistrements divers, captés là où Mikami aura posé le pied au cours de l’an de grâce 1972. Grand millésime pour le principal intéressé. Les trompettes de la renommée le portent sur scène, du jazzy Koseinenkin Kaikan de Shinjuku où sont passés Thelonious Monk et le vénéré Miles Davis, jusqu’au légendaire Budokan où l’on entendra le rock de Deep Purple ; au plus fort de leur claironnement, sa présence à lui aussi est vibrante, éclatante. Il fait feu de toute rampe. Quelle plus belle manière de convaincre les sceptiques que cette sélection de chansons braillées à bout portant ? Avec leur ciel azur aux allures de lingerie fine, leur départ matricide depuis le quai d’une gare, ou leur convocation de Tokyo en plein cœur d’Aomori, elles nous laissent voir clair dans le double-je(u) de l’interprète. L’étiquette folk ne le dérange pas tant que ça, au final, du moment qu’on lui reconnaît de vrais talents de poète. Est-ce si simple ? Mikami veut vivre sa vie comme si demain n’existait pas, courir après les jupons avec la facilité d’une star montante qui se soucie peu de plaire aux autres. En marge d’une vie dissolue, il veut foncer vers le public. Le charger, tête baissée. Lui rentrer dedans. Ce visage sans yeux, ces mains qui maltraitent une guitare acoustique, le font peut-être aussi pour le plaisir atroce d’un vieillard offrant une fleur d’amour à une jeune fille – où qui arracherait plutôt son hymen en vicelard sans scrupules. Hommage aux squelettes, aux pervers hirsutes qui nourrissent sa bile. Face à ses élans répétés, la victime meurtrie n’a plus que ses yeux pour pleurer. Mais de qui parle-t-on, au juste ? Kan met le doigt où ça fait mal et l’enfonce comme un couteau de cuisine. On l’aura vite compris, il n’y a rien d’enka là-dedans, du moins pas dans le sens « noble » du terme. Les amateurs de variétoche nostalgique peuvent tempêter – Mikami s’en fout. Ses prestations libres et enflammées, en solo ou avec le trio Yosuke Yamashita, il les tient éloignées des majors et de leurs ingés son. Eux ont d’autres propositions à lui faire, dans un style plus léché.

note       Publiée le mardi 2 mars 2021

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