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Kan Mikami › Mikami Kan no hitori-goto

lp • 10 titres • 38:40 min

  • 1Odo4:27
  • 2Yume Wa Yoru Hiraku4:52
  • 3Shonben Darake No Mizuumi2:52
  • 4Karasu4:56
  • 5Juzu no Tama Kireru Hi Ni2:49
  • 6Yumede yokatta4:45
  • 7Sakyū3:33
  • 8Burūsu wa ore no mono janai3:12
  • 9Koppu wa kowareru daro2:37
  • 10Baka bushi4:37

line up

Kan Mikami (guitare, voix)

remarques

chronique

Styles
folk
pop
Styles personnels
double service

Puisque l’inconnu d’Aomori est devenu une vedette en l’espace d’un soir, le staff de Nippon Columbia embraye avec la production d’un deuxième album sensiblement plus équilibré que le précédent – mais à la fois rien d’autre qu’une large resucée du premier LP de Mikami. Six morceau repris, seulement quatre inédits. Un mea culpa qui dérangerait presque, a posteriori, puisqu’il inviterait à oublier le précédent effort comme un vulgaire brouillon à jeter aux orties. Quand bien même. La major a l’air d’avoir mieux compris le concept du personnage, elle en expose donc les deux facettes, c’est-à-dire le folk et l’enka, gravées sur chacune des faces du vinyle. La chanson « Odo », hurlement d’un loup solitaire face au cadavre d’un père perdu trop tôt et à l’origine de tout, est placardée en incipit. Le jeune chanteur de vingt-deux ans dialogue avec lui-même. La férocité de Mikami est contextualisée par des notes de pochette, dans lesquelles il revient sur son enfance avec une forme de détachement poétique, sans verser dans la louange d’un prétendu charme pittoresque de la campagne. Il exècre la figure traditionnelle du bon paysan autant que l’humanisme de salon de thé. Loin des villes, règne surtout une odeur de mort et de souffrance. Lui-même est une mauvaise herbe, un fantôme qui arpente les zones dangereuses de la capitale, fricotant avec les yakuzas et d’autres infréquentables. Côté enka, un certain Mitsuo Miyamoto complète en partie les arrangements qu’avait entamé Hachidai Nakamura dans son chant de l’idiot « Baka bushi », reprise d’un vieux thème folklorique bien plus à-propos qu’on ne pourrait le croire. C’est en tout cas plus flagrant à l’écoute de « Burūsu wa ore no mono janai », de la pop kayokokyu préservée dans son jus, où l’on sent poindre une envie de plaire au plus grand nombre. Qu’on ne se méprenne pas sur les mauvaises intentions de la nouvelle star. En 1972, Mikami aura d’autres occasions de diluer nos bouchons de cérumen avec des solutions plus vitriolées.

note       Publiée le vendredi 26 février 2021

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