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Ryo Kagawa / Tetsuo Saito / Kan Mikami › '71 Nakatsugawa All-Japan Folk Jamboree Live

  • 1971 • URC URL-1018 • 1 LP 33 tours

lp • 13 titres • 47:41 min

  • Ryo Kagawa
  • 1Hinomaru4:55
  • 2Oretachi no jidai9:05
  • Tetsuo Saito
  • 3Hime shōen3:45
  • 4Kyōkun 13:33
  • 5Motomemasu2:00
  • 6Omae to ore3:55
  • Kan Mikami
  • 7Yume wa yoru hiraku3:05
  • 8Shonben darake no mizuumi2:59
  • 9Karasu3:29
  • 10Dareo uramebaii nodegozaimasu2:53
  • 11okasa retara nakebaii1:45
  • 12Imōto-uri uta2:24
  • 13Odo3:53

enregistrement

Enregistré au troisième Folk Jamboree de Nakatsugawa en 1971.

line up

Ryo Kagawa (guitare, voix), Kan Mikami (guitare, voix), Tetsuo Saito (guitare, voix)

remarques

Ce disque est une compilation, pas une collaboration.

chronique

Styles
folk
Styles personnels
kansai folk

Ce disque semi-pirate, compilé à partir d’enregistrements réalisés lors du troisième Folk Jamboree de Nakatsugawa (sorte de Woodstock nippon organisé près du lac Biwa, dans la région montagneuse du Kansai) est celui d’une consécration précoce pour Mikami. Dans les sillons, c’est un tiercé gagnant. La tête brûlée se taille la part du lion face à Tetsuo Saito et Ryo Kagawa, deux chanteurs certes passionnés (« Kyōkun 1 » sera un standard du mouvement folk) mais plus conformes aux attentes d’un public étudiant qui se dépolitise déjà, après les années de révolte post-soixante-huitarde qui ont secoué les universités tokyoïtes. Coup de pied dans la fourmilière. Le triomphe ne tient qu’à un fil. La veille, Kan est dépêché en urgence dans un petit bar de Golden Gai, micro-quartier de Shinjuku aux ruelles étroites, où il gagne sa croûte sur les comptoirs (quand il ne roule pas sous les tables). C’est là-bas qu’il a touché du doigt l’idole folk par excellence, Nobuyasu Okabayashi. Si sa réputation le précède, grâce à (ou à cause de) son premier LP incendiaire, on attend surtout de lui de boucher un trou dans le programme. Le soir venu, sur la grande scène, des rires fusent dès qu’il pose les pieds sur les planches. Son style atypique attire les moqueries. Kan a eu le temps de décuver et met les points sur les « ii » à ceux qui osent se payer sa tronche, comme on enchaîne des pains dans la gueule. Bien vite, ce sont des cris de surprise et des hourras d’admiration qui accompagnent le ton carnassier et la violence putride des paroles. « Yume wa yoru hiraku » et son tour de passe-passe numérologique devient un hymne en direct, les autres titres sont balancés comme des crochets. Faux match de boxe, vraie victoire par KO dans les esgourdes. S’ensuivra une petite bourlingue avec une troupe de théâtre professionnelle, en présence d’autres compères folk et de leur accent si particulier. Pour Mikami, août 1971 sera le ticket d’or qui lui permettra de rencontrer Shuji Terayama, déjà lecteur de son premier recueil de poèmes, et de travailler avec lui sur divers projets de premier plan. Le début d’une ambition folle qui accélèrera son rythme de production… et ses élans autodestructeurs.

note       Publiée le mardi 23 février 2021

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DukeOfPrunes › mardi 23 février 2021 - 17:04 Envoyez un message privé àDukeOfPrunes
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Merci bien, ça fait plaisir. Je reviens après avoir bouclé l'écriture d'un livre sur Mikami, justement, à paraître bientôt (si le Covid le permet). Je devrais avoir plus le temps pour les chroniques Guts, à commencer par sa disco à lui.

Note donnée au disque :       
Richard › mardi 23 février 2021 - 15:35 Envoyez un message privé àRichard

Aléatoires, en dent de scie, définitifs, je ne sais mais tes retours sur ce site sont toujours cools. Merci pour tes mots et tes découvertes qui ne me sont pas nécessairement confortables mais qui possèdent toujours cette singulière originalité stimulante.