Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesBAlain Bashung › Roman photos

Alain Bashung › Roman photos

cd | 9 titres

  • 1 Roman Photos [2:43]
  • 2 L'Amour C'est Pas Confortable [3:33]
  • 3 Blablas [2:59]
  • 4 Le Pianiste de l'Eden [3:15]
  • 5 C'est La Faute à Dylan [3:43]
  • 6 Kimono [4:59]
  • 7 Te Revoir [3:44]
  • 8 Y'a Des Jours [3:31]
  • 9 Cendrillon de Chinatown [4:43]

enregistrement

France, 1977

line up

Alain Bashung (chant, guitare), reste du groupe non crédité

chronique

Styles
chanson
pop
Styles personnels
chanson française

Il aura fallu attendre la publication de sa déjà seconde intégrale pour qu'Alain Bashung daigne republier son véritable premier album, "Roman Photos", millésimé 1977. Bon. Pas de quoi s'extasier à vrai dire. C'est d'abord et avant tout, je pense, une excuse en béton pour inciter les couillons comme moi à se racheter l'intégralité d'une oeuvre qu'ils possèdent déjà, tout ça pour pouvoir se vanter (croit-on) qu'on possède le truc rare que personne n'a. Qu'y a-t-il donc à dire sur cette demi-heure de musique ? A l'écoute de ce disque aujourd'hui, ce qu'on en retiendra avant tout c'est qu'à l'époque, Bashung chantait. Oui, il chantait vraiment, faisait des vocalises et tout et tout. Y a même des choeurs, c'est dire. Bref, on est loin de la sombre poésie scandée qui a fait la réputation du bonhomme. Aucun doute ; cela risque de vite se transformer en un choc violent pour certains de ses admirateurs les plus convaincus ! Musicalement, c'est bien gentil et on pense aux premiers Voulzy (de loin tout de même) ou aux enregistrements d'époques que l'on retrouvait par exemple sur la bande son du "Père Noël est une Ordure", vous voyez le genre... "C'est La Faute à Dylan", qui clôturait sous forme de bonus l'édition précédente de "Roulette Russe", est ainsi réintégré à son album d'origine et côtoie d'autres titres aux consonances rock qui pourraient peut-être faire songer aux premiers balbutiements de Dire Straits ("Te Revoir"). Ceci dit, il faut remettre les choses dans leur contexte : même si le disque est passé inaperçu en son temps et qu'il se révèle de nos jours assez anecdotique, Bashung parvenait déjà malgré tout à se tenir bien en marge de ce qui se faisait alors, pendant que l'Hexagone se soumettait toute entière au bon vouloir des légions interminables de chanteurs de midinettes et de variétés (et parfois les deux à la fois, ce n'est hélas pas incompatible).

note       Publiée le samedi 25 janvier 2003

partagez 'Roman photos' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Roman photos"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Roman photos".

ajoutez une note sur : "Roman photos"

Note moyenne :        9 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Roman photos".

ajoutez un commentaire sur : "Roman photos"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Roman photos".

vieille fessée › vendredi 3 juillet 2015 - 00:27  message privé !

Je n'ai pas honte. OUI, j'aime Roman Photo, et son titre éponyme.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › jeudi 19 février 2015 - 15:39  message privé !

le punk et le jeune bashung sont morts; heureusement.

Note donnée au disque :       
kranakov › jeudi 19 février 2015 - 12:02  message privé !

Deux chansons sympathiques quand même sur ce disque inodore et incolore : "Te Revoir" et "C'est la faute à Dylan". Drôle cette convergence textuelle d'Iggy à BASHUNG : "China Girl" vs. "Cendrillon de Chinatown"… Mais que s'est-il passé en 1977 ?

Note donnée au disque :       
(N°6) › mercredi 3 juillet 2013 - 20:37  message privé !
avatar

J'aime beaucoup l'anecdote où Cloclo débranche la prise du micro du jeune Alain Chamfort, pourtant un des artistes de son propre label, parce qu'il avait trop de succès dans ses premières parties... Quant à Bashung, ben il est pas vraiment là encore. C'est juste histoire d'arriver à enregistrer un premier album, à trente piges il était temps, surtout à l'époque.

Raven › mercredi 3 juillet 2013 - 20:06  message privé !
avatar

Ecrasé surtout. Ce cloclo suintait quand même la médiocrité et la petitesse par tous les pores et avait autant de charisme et de prestance vocale qu'un misérable laquais. Incroyable quand même qu'il aie créé cette effusion, hormis les chorés qu'est-ce qui pouvait faire kiffer les gens chez cette incarnation de la mesquinerie narcissique la plus crasse et gerbante, je me le demande... enfin je dis les gens.... les femmes, plutôt (pour pas changer).