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Echo And The Bunnymen › Evergreen
- 2022 • London Recordings LMS5521767 • Remaster • 2 CD digipack
cd 1 • 18 titres
- 1Don't let it get you down
- 2In my time
- 3I want to be there (when you come)
- 4Evergreen
- 5I'll fly tonight
- 6Nothing lasts forever
- 7Baseball Bill
- 8Altamont
- 9Just a touch away
- 10Empire State Halo
- 11Too young to kneel
- 12Forgiven
- 13Watchtower
- 14Polly
- 15Hurracaine
- 16Colour me in
- 17Antelope
- 18Jonny
cd 2 • 15 titres
- 1I want to be there (when you come)
- 2Rescue
- 3Lips like sugar
- 4Bedbugs and ballyhoo
- 5Nothing lasts forever
- 6The killing moon
- 7Baseball Bill
- 8Just a touch away
- 9I'll fly tonight
- 10Altamont
- 11Lips like sugar
- 12I want to be there (when you come)
- 13The killing moon
- 14Forgiven
- 15Nothing lasts forever
extraits vidéo
informations
Abbey Road Studios, Londres, Grande-Bretagne; Doghouse Studios, Henley on Thames, Grande-Bretagne.
Les titres 13-18 sont des bonus. Sorti à l'occasion des 25 ans du disque.
line up
Ian McCulloch (chant, guitare), Will Sergeant (guitare), Les Pattinson (basse)
Musiciens additionnels : Michael Lee (batterie), The London Metropolitan Orchestra (cordes), Ed Shearmur (piano)
chronique
Je n’étais pas spécialement attaché à Pete de Freitas mais ça fait toujours chier de voir des gens mourir trop jeunes, c’est bien moche et je pense aux familles (j’ai appris que son frère faisait partie des Woodentops, ses soeur des Heart Throbs ; il n’est jamais trop tard pour arrêter d’être con). De plus, quand on suit un groupe depuis ses débuts, c’est comme casser une dynamique même si l’histoire de la musique a toujours montré qu’on surmontait vite ce type de considération, ne fut-ce que par besoin thérapeutique… Après son décès, j’ai fait une impasse totale sur la suite de Echo and the Bunnymen pendant des années, d’autant que les essais solo de McCulloch ne m’avaient pas trop emballé et que les 90’s ont vu pas mal de combos un peu sombrex prendre le train de l’indie ou de la brit pop (même Pink turns Blue) et diluer cette flamme obscure que j’aimais chez eux. Trente ans plus tard, ayant mûri, constaté l’aspect pitoyable de la pop culture de notre époque (je persiste à croire que la santé mentale d’une société se reflète dans sa musique pop, qu’on aime ou non… Il y a donc de quoi se faire beaucoup de souci), il m’arrive de me replonger dans le passé au travers des visites chez les disquaires (denrée aussi rare que des edelweiss). Autant je ne me suis pas risqué en détail dans ‘Reverberation’ en raison de sa pochette übermoche, autant j’ai trouvé que celle de ‘Evergreen’ claquait aussi bien que les précédentes, renvoyant vraiment l’image d’un groupe (c’est le cas) même s’il manquait un membre. De fait, c’est une bonne pioche bien que tardive car voilà un album solide, pas le plus immédiat dans son accroche mais qui recèle de véritables perles (curieusement boudées des best of pour qui la carrière des Écossais s’arrête à ‘Echo and the Bunnymen’ et quelques singles). Il est vrai que le disque démarre de manière assez classique pour les Hommes-Lapins, belle pop ample, riches dans ses orchestrations, un peu froides comme un ciel de bord de mer. On comprend parfois leurs racines communes avec d’autres compatriotes notables, les Jesus and Mary Chain, sauf que contrairement à ces derniers, McCulloch et sa bande ne sont pas du genre à traîner les pieds en regardant leurs bouts de chaussure; traduction: eux sont plutôt motivés par le feu des Doors, c’est flagrant sur ‘I want to be there (when you come)’. Sauf qu’à partir du merveilleux ‘Evergreen’, c’est à un autre combo génial qu’on songe: The Smiths. Histoire de réaliser que l’injustement méconnu Will Sergeant est d’une inventivité talonnant celle de Johnny Marr, les lignes de gratte de cette chanson sont de pures délicatesses cristallines comme le sel, sentiment que l’on retrouve en plus musclé sur ‘Altamont’, en plus hivernal sur ‘Empire State Halo’ (pourquoi il n’a pas fini en single celui-là ?), sombre sur ‘Watchtower' mais surtout ‘Too young to kneel’, autre perle que tout musicien de brit pop rêverait d’avoir trouvée. McCulloch demeure magistral derrière son micro et s’il n’y avait pas ces enrichissements de corde (plus discrets mais toujours aussi pertinents), Echo and the Bunnymen auraient pu symboliser une créature faussement bicéphale comme les Mancuninens (avec de gros débats et les défenseurs de la rythmique qui mérite sa part des louanges ne fut-ce que par sa précision rigoureuse). Une chose est certaine, ‘Evergreen’ poursuit exactement où ‘Echo and the Bunnymen’ s’était arrêté comme si leurs dix ans d’écart ne comptaient pas. En plus, cette réédition est grasse en bonus et pas des merdes (‘Watchtower’, ‘Jonny’, ‘Hurracaine’) ainsi qu’un second cd de faces B, de versions live ou de sessions fagotée dans un beau digipack. Même si les Écossais sortiront encore des choses valables ensuite, il se présente clairement comme le sixième de leurs albums mythiques.
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- Seedzel › Envoyez un message privé àSeedzel
Merci Shelleyan, je me suis assez retrouvé dans cette critique. Moi aussi j’ai lâché les hommes lapins après « The Game » en 1986 (pas forcément pour la disparition de leur batteur, même si cet accident marquait symboliquement la fin d’une époque du groupe), moi aussi j’ai zappé « Reverberation » rien qu’à la vue de sa pochette (pour le design ET au dos l’absence de McCulloch parmi les membres). J’ai souvenir d’avoir écouté « Evergreen » à sa sortie (pour le retour du messie au chant) et d’avoir été très déçu par son manque de finesse, sa production très surchargée (Porcupine et Ocean Rain, bien que très arrangés, étaient très aérés à côté je trouve) et à la première écoute son manque cruel de titres et refrains accrocheurs. Bref, j’ai toujours eu le sentiment d’une musique qui s’envolait par son lyrisme et là… ça restait mou et très terre à terre. Le rapprochement musical avec les JMC (en tout cas à partir du moment où William Reid a lâché sa Gretch pour une Gibson) est flagrant (I Want To Be There…), carrément bien vu ! A l’époque cet album a été éclipsé par pas mal de sorties musicales plus excitantes et aujourd’hui, dans le néant qualitatif et formaté plugins Pro Tools qu’est devenue l’actualité musicale (je te rejoins à 200%), tu m’as donné l’envie de lui donner une nouvelle chance.
