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Alain Bashung › Passé le Rio Grande...

cd • 13 titres

  • 1Helvète Underground3:39
  • 2Camping Jazz3:45
  • 3Dean Martin4:19
  • 4Douane Eddy3:11
  • 5Malédiction3:38
  • 6L'Arrivée du Tour4:01
  • 7Herr Major3:29
  • 8Milady3:12
  • 9Rognons 15153:53
  • 10Chat2:40
  • 11S.O.S. Amor4:04
  • 12Tu Touches Pas à Mon Pote4:12
  • 13Les Européennes4:11

enregistrement

France, 1986

line up

Alain Bashung (chant, harmonica, tubular bells), François Delage (basse 12, 13, 14), Philippe Draï (batterie), Vic Emerson (clavier), Olivier Guindon (guitare), Manfred Kovacic (clavier 12, 13, 14), Richard Mortier (guitare 12, 13, 14), Johnny Turnbull (guitare), Les Davidson (guitare), Norman Watt-Roy (basse), The Flying Pickets (choeurs)

remarques

Cette réédition inclue, comme la précédente, les titres bonus "S.O.S Amor", "Tu Touches Pas à Mon Pote" et "Les Européennes"

chronique

Styles
chanson
pop
rock
Styles personnels
chanson française

Depuis "Play Blessures", et comme illustré sur le "Live Tour 85", la voix de Bashung se fait désormais profondement rocailleuse. Inimitable. Nous sommes en 1986, et Bashung vient de connaître un nouveau succès avec le tube "S.O.S. Amor" écrit en tandem avec Didier Golemanas. Avec lui, il parvient cette fois à recréer la magie des textes de Boris Bergman. Et alors que la sauce semble prendre, il fera pourtant une nouvelle fois appel aux talents de son vieux complice qui signe sans doute ici sa collection de chansons les plus incroyables, les plus farfelues et les plus drôles. Avec "Passé le Rio Grande", Bashung jette la première pierre d'une série d'albums qui vont se succéder en gardant en point de mire la volonté farouche de stimuler les contrastes, en favorisant l'alternance par l'abus des contre-pieds. Ainsi, à l'instar d'"Osez Joséphine", l'album qui fait l'objet de cette chronique se veut un retour aux sources rock. Mais la démarche reste diablement originale, bourrée de références multiples (l'intro Spectorienne de "Helvète Underground", les titres "Dean Martin" ou "Douane Eddy"). Le tandem Bergman/Bashung a décidé de s'amuser et cela s'entend. Sous ses apparences légères, dues en grande partie à des arrangements moins fins ("Herr Major, "Milady", "Rognons 1515"), bien ancrés dans l'esthétique plastique jettable des années quatre-vingt, pourtant essentiels afin de contribuer à l'effet pastiche tant désiré, "Passé le Rio Grande" demeure un album très gratifiant où ses richesses se dissimulent derrières des apparats volontairement ridicules. Et cette réussite revient quasi exclusivement au travail sur mesure effectué par Boris Bergman au meilleur de sa forme. En ce qui nous concerne, il est vrai qu'on ne peut pas dire que ce sixième album de Bashung ait les qualités gutsiennes requises. Il n'en demeure pas moins, dans son genre, un nouvel exploit. C'est sur cet album, plus que tout autre que Bashung exploite son côté pince-sans-rire. Avec talent.

note       Publiée le samedi 25 janvier 2003

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Note moyenne        14 votes

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zugal21 › dimanche 10 mai 2020 - 19:00  message privé !

Perso j'ai accroché direct avec deux Bashung seulement : Celui-ci et surtout Pizza. Pour les autres ça n'est pas allé de soi .

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Raven › dimanche 10 mai 2020 - 15:45  message privé !
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J'ai fini par accrocher, mais ça vaut ni les deux d'avant, ni le Rio Grande d'Eddy.

Note donnée au disque :       
nicola › dimanche 10 mai 2020 - 13:50  message privé !

Toi aussi ? Il a mieux vieilli que les précédents (notamment Play blessures) mais aussi bien que Pizza (dont j’ai une version en CD qui s’arrête à Fan).

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zugal21 › dimanche 10 mai 2020 - 12:23  message privé !

Tout simplement jouissif .

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(N°6) › mercredi 31 juillet 2019 - 23:43  message privé !
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Ca doit être l'influence Higelin qui me saoule un peu là-dessus. La prod tout en plastique. Trop de jeux de mots tuent les jeux de mots. Mais bon, c'était les retrouvailles avec Boris Bergman, quelques années après un divorce brutal. Un peu de légèreté, avant qu'on ne s'enfonce dans la noirceur magnifique de Novice. J'adore "SOS Amor" ceci dit, je l'ai beaucoup écouté dans les rues d'Istanbul...

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