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Alain Bashung › Roulette russe

cd | 11 titres

  • 1 Je Fume pour Oublier que Tu Bois [4:15]
  • 2 Station Service [3:19]
  • 3 Elsass Blues [3:19]
  • 4 Y'a un Yeti [2:37]
  • 5 Guru, Tu es Mon Führer de Vivre [3:06]
  • 6 Milliards de Nuits dans le Frigo [2:47]
  • 7 Pas Question que J'Perde le Feeling [3:55]
  • 8 Bijou, Bijou [4:07]
  • 9 Les Petits Enfants [1:12]
  • 10 Toujours sur La Ligne Blanche [4:39]
  • 11 Squeezé [3:30]

enregistrement

France, 1979

line up

Alain Bashung (chant, guitare), reste du groupe non crédité

chronique

Styles
blues
chanson
rock
Styles personnels
chanson française

"Roulette Russe", que l'on connaît déjà, prolonge donc en toute logique ce que Bashung avait déjà mis en place sur son prédécesseur, fraîchement détérré fin 2002 à l'occasion de la sortie de son intégrale, "Les Hauts de Bashung". Le pendant variétoche a toutefois été complètement abandonné (une bonne chose) et plonge du coup l'album dans une ambiance de rock bluesy qui s'accorde déjà mieux à son univers, tout en faisant écho aux modèles américains, d'Elvis Costello à Mink DeVille. Des histoires de déprime, de suicide, de vie ratée, d'amours perdus, écrites en tandem par Tardieu et Bergman, comme ce fût déjà le cas sur "Romans Photos". Cependant, c'est ce dernier qui tire son épingle du jeu en trouvant des astuces de textes, des jeux de mots douteux qui vont donner du crédit à cette suite de titres et donner le ton des productions à venir. "Elsass Blues", "Guru, Tu es Mon Fürher de Vivre" introduisent cette touche germanique qui tient à coeur à notre alsacien de service, sans tomber forcément dans les plans iconoclastes éprouvés par Gainsbourg sur "Rock Around The Bunker". Si Tardieu se fait, lui, de plus en plus discret au point de bientôt céder sa place, il signe tout de même ici son texte le plus décisif et le plus percutant : "Les Petits Enfants" (...qui tombent du balcon, toute leur enfance défile dans leurs yeux...). Les musiques de "Millards de Nuits dans le Frigo", "Toujours sur la Ligne Blanche" et "Squeeze" lèvent déjà pour leur part un coin du voile sur une certaine forme de sophistication qui commence tout doucement à poindre le bout de son nez ; une piste qui n'échappera pas à Bashung et qu'il s'emploiera d'améliorer sur "Pizza" pour déboucher sur son premier véritable tour de force, "Play Blessures".

note       Publiée le samedi 25 janvier 2003

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Bobbywayne › samedi 8 décembre 2012 - 18:23  message privé !

Très bonne chronique de Progmonster sur un album qui s'écarte des premiers balbutiements du chanteur et sait prendre de la maturité par rapport à Roman photos. Bergman est un peu plus incisif et apporte sa touche d'humour (Y'a un yéti, Pas question que j'perde le feeling) mais également comme le dit déjà Progmonster une touche noire insoupçonnée (la très belle Station service et son piano mélancolique qui commence comme une ballade et se termine en dépression rock, ou Elsass Blues, autobiographie prématurée). Au niveau des instruments, on sent que le piano et le saxophone ne sont plus considérés comme des instruments de transition. Les prémices de Play blessures sont ici et Bergman aurait pu écrire cet album à juste titre.

Note donnée au disque :       
empreznor › dimanche 15 mars 2009 - 00:48  message privé !

J'ai le cancer pour oublier que t'as la cirrhose. Comme solvy, celui-ci est deja incroyable

Note donnée au disque :       
michel rocard › samedi 27 décembre 2008 - 05:14  message privé !

C'est un honneur de converser avec toi! Non sérieux, je suis à tel point, comme dirait Bernard Thevenet, avec le nez sur le guidon que je n'avais aucune idée des connexions quasi sexuelles que tu viens de me laisser entrevoir, sans m'humilier en plus, ce qui est tout à mon honneur. Non sérieux en fait, vu ma méconnaissance historique du sujet, j'ai confondu Bergman et Bergman, ce qui est assez cocasse. Comme disait Ophelie Winter: "Shame on you".

Raven › samedi 27 décembre 2008 - 04:33  message privé !
avatar

allons allons Michounette, je compare les textes de la première période d'Alain avec ceux de la seconde (ou troisième) parce que Fauque a lui aussi un gros côté "jeux de mots et métaphores ambigües" comme Bergman, il a aussi repris un peu du style de Gainsbourg (plus implicite et trouble, et onirique); en sublimant tout ça - et puis faut pas oublier que Bergman a été le premier a composer des textes surréalistes pour Alain, et qu'il a écrit plus de textes pour Novice que Fauque

michel rocard › samedi 27 décembre 2008 - 03:52  message privé !

Je n'comprends pas trop où tu veux en venir en comparant Tardieu et Bergman à Fauque mais Bergman n'a jamais eu le génie du style au niveau des dialogues, ça me semble évident. Si la comparaison se veut plus abstraite, elle ne me semble pas cohérente. Pour ce qu'on en a à foutre. Il est vrai.