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Jean-Louis Murat › Polly Jean

  • 2000 - Labels, 7243 8497302 5 (1 cd)

cd | 8 titres | 19:23 min

  • 1 Polly Jean (edit) [2:56]
  • 2 Sous les grêlons [0:36]
  • 3 Le rancheros [2:41]
  • 4 Dans la crainte des gelées blanches [2:44]
  • 5 Faire son Charlemagne [3:18]
  • 6 Le chêne [2:07]
  • 7 Oiseau de paradis [4:21]
  • 8 Charlemagne is Back [0:33]

line up

Jean-louis Murat (chant, narration bourrée, instruments)

Musiciens additionnels : Oren Bloedow (guitare 1), John Medeski (orgue 1), John Ginty (wurlitzer 1), Winston Watson (batterie 1)

chronique

Styles
chanson
folk
rock
jazz
Styles personnels
en roue libre dans la descente

Jean-Louis, t’es bourré ? Laisse Polly de côté, une version edit avec un complet en moins, c’est moche. Non mais t’es vraiment bourré ? T’as sifflé la gnôle à Papy et t’enregistre portnawak ? C’est à peine du Murat, c’est carrément un rancheros qui débite des conneries sur des impros de clavier Casio. Pour info régionale, les Rancheros, c’était Jean-Louis et ses potes qui avaient pondu un album bien débile (ah, « L’apéro » et son texte inoubliable, « C’est l’heure de l’apépé, c’est l’heure de la roro »), hélas introuvable aujourd’hui (c’était gratos sur son site Internet, parce que Jean-Louis avait un site Internet avant tout le monde). Ben le Jean-Louis, comme EP pour aller avec un single invendable, il fait son ranchero sur fond de boite à rythme à deux francs cinquante, minimaliste, lo-fi et puis le foutage de gueule c’est cadeau. N’empêche, je sais pas pourquoi, chaque fois que je vois une friche industrielle, y a son « Les grandes usines, que nenni ! » rigolard qui me revient. Comme quoi, suffit d’une voix pour faire ressortir des images. « Dans la crainte des gelées blanches » en trip-folk horticole, question de culture de pommiers, Murat disjoncte au moment de la taille d’hiver. « Des pooooooooooommes ! » C’est plutôt de la poire qu’il a abusé le brenoï. La gueule des mecs du label quand il ont du écouter l’EP la première fois. Mais Murat ne fait pas que le con, il fait aussi son Charlemagne. Sur une boucle hypnotique et des claviers pastoraux, entre nappes sourdes et pointillisme en freestyle, avec dérapages de ton accompagnant une voix qui change d’altitude en permanence, répétant son leitmotiv cryptique accompagné de phrases indéchiffrables, sans doute aussi improvisées que les notes. Un Murat en roue libre, qui reprend son premier instrument, le même que Polly Jean justement, le saxophone, pour une curieuse piste de jazz ambient irréel, le magnifique « Chêne rouge », avec un inquiétant harmonica de montagne. Du coup, ça rêvasse. D’autant que les synthés languides d’antant, digne de la période Clavaizolle, se rappellent au souvenir du vieux muratien, un « Oiseau de Paradis » dont même les paroles directes et suaves renvoient à une ère maintenant révolue. Non mais c’est bien beau, d’ailleurs ça l’est, mais qu’entend-il vraiment par « faire son Charlemagne » pour en remettre une couche toute tordue ? Dis-donc Jean-Louis, t’es un peu bourré non ?

note       Publiée le jeudi 5 janvier 2017

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