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Morbid Angel › Kingdoms Disdained

cd • 11 titres • 47:43 min

  • 1Piles of Little Arms03:44
  • 2D.E.A.D.03:01
  • 3Garden of Disdain04:25
  • 4The Righteous Voice05:03
  • 5Architect and Iconoclast05:44
  • 6Paradigms Warped03:59
  • 7The Pillars Crumbling05:06
  • 8For No Master03:29
  • 9Declaring New Law (Secret Hell)04:21
  • 10From the Hand of Kings04:02
  • 11The Fall of Idols04:49

informations

Enregistré au Mana Recording Studio, St. Petersburg, Floride, États-Unis. Produit par Erik Rutan.

Sorti en cd, vinyle, et en format numérique quelque part chez les GAFA. Illustration par Ken Coleman.

line up

Scott Fuller (batterie), Trey Azagthoth (guitare), Steve Tucker (voix, basse)

Musiciens additionnels : Vadim (solo [9])

chronique

Quand je vous disais qu'il avait un K dans le fond du sac l'Azagthoth... donc, on continue, on ne lâche pas l'affaire. Après un vaudeville pas possible entre le David et le Trey et finalement le retour du remplaçant de luxe Tucker à la basse / voix, après l'instant what ze fuck que fut le dernier album, après un appel du pied aux nostalgiques avec la parution de ce live d'un temps qui n'est plus, après la reformation par Vincent d'un Morbid Angel bis qui joue les vieux standards, et après, après euh... tout ça, on retrouve Morbid Angel, et on se dit : "ok, la pochette est ignoble, mais les quelques live vus à la télévision paraissent corrects, donc hein, pourquoi pas". C'est bien ça la problématique de base : "pourquoi pas ?" ; on n'y va pas de bonne grâce vers ce Kingdoms Disdained. Un jour où je n'avais donc rien d'autre à faire, j'ai consenti à écouter le dernier Morbid Angel. Je fais le tour du propriétaire : Tucker est toujours bien en voix, avec ce zozotement étrange qui parfois déborde de partout, rah, l'intro un peu scandée de "Declaring New Law", j'ai l'impression de m'être fait postillonner dessus à mort ! Le batteur actuel, Scott Fuller, est relativement jeune vu qu'il est né un an avant la sortie d'Altars of Madness, et il en fout des mégatonnes, pas forcément aidé par la production qui transforme cette batterie en machine qui fait du bruit de manière assez étrange parfois, notamment sur les parties de double, l'impression d'écouter un enfant faire "pfff" en bavant pour faire rire maman... Azagthoth ? Il nous ressort un peu la même soupe. De jolis solos, des jolies dissonances, comme s'il faisait des clins d’œil à toute Sa Discographie. Car il s'agit bien du groupe à Trey, plus que jamais, il joue aux dés avec ses Grands Anciens, il construit tout seul sa map de Doom, il est chez lui, c'est lui qui soigne la décoration ! Les bibelots en plastique, c'est lui ! Les canevas avec des mollusques dessinés dessus, idem ! Et les morceaux qu'il nous propose alors ? Ne vous inquiétez pas : la techno, c'est fini. On fait comme si tout cela n'était jamais arrivé, et on reprend juste là où Heretic nous avait peu ou prou laissé. Donc du death metal à la Morbid Angel, rampant, avec des silences qui en disent long, une ambiance mystérieuse, comme une tentative de possession du corps de l'auditeur dans les moments les plus réussis. Mais, car il y a un Mais forcément : à peu près tous les morceaux partent en sucette à un moment donné, cf. cette drôle de fin très étirée de "Garden of Disdain" ou de "Paradigms Warped", les grandes déclarations un peu gauches dans "Architect and Iconoclast", ce "Declaring New Law" se voulant samba de la jungle de l'enfer kitsch, pendant certains breaks et solos il semble que le Trey bugge, la succession d'accords étant vraiment fatiguée, le propos démantibulé, désarticulé... putain, le solo de The Pillars Crumbling, c'est Steve Vai atteint de tourette qui joue, non ? Sans oublier les multiples impressions de déjà-vu : la plupart des introductions à la "centipède à mille yeux qui déploie ses tentacules dans l'univers entier au ralenti", la plupart des solos, les descentes de gammes de l'enfer avec les blasts derrière... Et puis, même, pas besoin d'aller tant dans le détail : cet album s’essouffle très vite, par la répétitivité des plans, certains morceaux semblant être des copiés collés eux-mêmes d'un patron précédent déjà suranné (le duo de fin "From the Hand of Kings" - "The Fall of Idols"... entre autres), par une tonalité qui se veut souvent pesante, mais s'avère seulement lourde dans le mauvais sens du terme, comme un gars qui avance trop lentement dans la rue alors que vous être très pressé d'aller travailler, ce qui est mal, n'oubliez pas. Les originalités semblent sorties d'un esprit en voie d'extinction ; le reste qui pourrait faire revenir le fan étant de pâles copies des grands moments glauques d'antan. Oui, il y aura quelques sourires faiblement éclairés par quelques moulinets de guitares saupoudrés de cette voix bien grasse de Tucker, mais bon... je reste un peu comme au début de cet essai d'appréhension de cet album : moui, pourquoi pas ? Mouais... Maintenant, j'ai pris le temps, je peux continuer à faire autre chose de vain : passer le balai. Regarder dehors. S'imaginer que le futur est important, ou que le passé compte quelque part pour quelque chose ; boire un verre d'eau. Se lire un bouquin de Philippe Delerm, ou une nouvelle bien moyenne de Lovecraft. Se fader un épisode de "Plus belle la vie". Soupirer. Et y a même pas d'interludes au synthé.

Moyen
      
Publiée le vendredi 19 janvier 2018

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Note moyenne        11 votes

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Le syndrome un peu tristounet du disque où tu comptes avec application (et indulgence) les bons moments, quand même. "Ca manque de folie".

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Rien à faire : il me plaît.

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nicola Envoyez un message privé ànicola
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C’est vrai qu’Heretic contient quelques prémisses indus du suivant mais de là à écrire qu’il est tout pourri (comme le suivant), peut-être pas.

Message édité le 20-02-2024 à 06:47 par nicola

stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

Passe toujours pas celui-ci. Dur de se dire que la carrière de ce groupe de légende s'est terminée il y a 23 ans.

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torquemada Envoyez un message privé àtorquemada
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On peut corriger un mix de batterie, la perte d’inspiration c’est plus dur !

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